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Poésie

Posts Tagged ‘(Fernand Verhesen)’

Nous ne sommes qu’une braise (Fernand Verhesen)

Posted by arbrealettres sur 5 juin 2018


feu

Je me glisse aux jointures
je me nourris aux confins
du temps et des rencontres
de l’espace des instants

tu m’es présente par-dessus les fougères
les langues de la pelouse nous caressent
nous interrogeons le faîte du mur
nous affinons l’air
qui nous sépare
plus légères les branches
où se ramifie l’espoir
hauteur de ton souffle
sur nos mains tendues
L’attente efface
les distances
Nous ne sommes qu’une braise
dans la gorge du temps

(Fernand Verhesen)

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Le seuil des lèvres (Fernand Verhesen)

Posted by arbrealettres sur 23 avril 2016


Le seuil des lèvres,
seul,
délivre

(Fernand Verhesen)

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Je n’ai qu’un visage absent de partout (Fernand Verhesen)

Posted by arbrealettres sur 16 mars 2016



Je n’ai qu’un visage
absent de partout
pour regarder la terre
à travers lui

Un seul regard
pour voir le pays
de mon visage

Un chemin très étroit
pour aller
jusqu’au bord de l’eau
jusqu’à l’ombre inexistante
de ma ville à midi verticale

Un seul corps
de minerais incisés
de sang de bon pain chaud
d’angles scellés de muscles
pour m’étendre sur les champs
pour saisir en lui le corps
du vent de la lumière de l’amour

Une seule terre
visible de partout
pour former mon visage

(Fernand Verhesen)

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Infime passage de l’être (Fernand Verhesen)

Posted by arbrealettres sur 13 mars 2016



Fulgurant possible à saisir
Infime passage de l’être
Totalité dans un miroitement

(Fernand Verhesen)

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Choisis-toi vivant, jusqu’à l’oubli, jusqu’à l’amour (Fernand Verhesen)

Posted by arbrealettres sur 11 mars 2016



Détourne tes visages d’hiver,
les jours déchiquetés,
les cailloux des eaux basses.
laisse les herbes scintiller
au souvenir de la nuit,
mais imite la rosée
qui s’offre au jour,
déjà lumière.
N’écrase pas cette fraîcheur
et sois plus obstiné qu’elle,
veille et sache qu’il faut gagner midi.
Occupe entière la clarté de ton regard
et choisis-toi vivant,
jusqu’à l’oubli,
jusqu’à l’amour.

(Fernand Verhesen)

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Nous voici plus fidèles que nos voix passagères (Fernand Verhesen)

Posted by arbrealettres sur 9 mars 2016



Je conjuguais les pièges et l’espoir
C’était l’attente
la nudité calcinée

Désormais il fait jour
jusqu’à l’horizon
jusqu’au fond de l’espace
où se profile un visage

Toute distance s’ordonne
autour du regard
Les issues éprises de souffle
reconnaissent nos paroles
portées par la fête
où s’ajustent les rencontres

Nous consentons aux liens
d’une haute liberté
Veille le coeur à vif
sur les nuits asservies

Nous voici plus fidèles
que nos voix passagères

(Fernand Verhesen)

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Nous ne sommes qu’une braise dans la gorge du temps (Fernand Verhesen)

Posted by arbrealettres sur 7 mars 2016



Je me glisse aux jointures
je me nourris aux confins
du temps des rencontres
de l’espace des instants

tu m’es présente par-dessus les fougères
les langues de la pelouse nous caressent
nous interrogeons le faîte du mur

nous affinons l’air
qui nous sépare
plus légères les branches
où se ramifie l’espoir
hauteur de ton souffle
sur nos mains tendues
L’attente efface
les distances
Nous ne sommes qu’une braise
dans la gorge du temps

(Fernand Verhesen)

Illustration

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