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Poésie

Posts Tagged ‘(Fernando Arrabal)’

L’arbre (Fernando Arrabal)

Posted by arbrealettres sur 22 octobre 2016



L’arbre se réfugia dans la feuille, la maison
dans la porte et la ville dans la maison.
Et je me promenais en contemplant ce spectacle,
et je voyais encore que l’arbre était devenu une feuille,
la maison une porte et la ville une maison.
Voilà pourquoi je devais faire des efforts
pour ne pas me cacher dans mes mains.

(Fernando Arrabal)


Illustration

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La lucidité (Fernando Arrabal)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2016



La lucidité
fauche l’avenir
extirpe la lumière
la musique
la couleur
le mot
rasant tout
comme une nuée de sauterelles

(Fernando Arrabal)

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« Merveille » (Fernando Arrabal)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2016



Parfois quand elle me baise la main
je sens une chaleur particulière.
Quand elle retire ses lèvres
le scarabée d’or apparaît sur ma paume et,
au-dessous, le mot « merveille ».

(Fernando Arrabal)


Illustration

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Estampe vernie (Fernando Arrabal)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2016



Estampe vernie
qui, réduite à sa rondeur de laque
reproduit l’immense firmament.
Prodigieusement l’artiste prodigue
fait don, un par un, de météorites peints
à chaque coccinelle

Avec quelle heureuse allégresse j’approfondis
l’essence de l’œuvre,
éprouvant le minuscule délice
extrayant les inoubliables joies.

Ses ailes pliées sur la scène
convexe et close
révéleront la représentation.
Quand l’estampe se fend en deux moitiés
les broderies noires et les ailes apparaissent
la coccinelle quitte la scène.

Avec quelle fougue s’élance-t-elle vers le ciel!

(Fernando Arrabal)

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Immobile jusqu’à ce qu’elle « m’éveille ». (Fernando Arrabal)

Posted by arbrealettres sur 19 janvier 2016


 

Quand elle se promène dans le parc
je grimpe à un arbre pour la voir passer
au-dessous de moi.
Quand elle monte les escaliers je me cache
dans la cage d’ascenseur pour la voir au-dessus de moi.
Et quand elle m’appelle je ferme les yeux
et je reste immobile jusqu’à ce qu’elle « m’éveille ».

(Fernando Arrabal)

 

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J’ai une bulle d’air (Fernando Arrabal)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2015


bulle

J’ai une bulle d’air.
Je la sens très bien.
Quand je suis triste
elle se fait plus lourde
et parfois, quand je pleure,
on dirait une goutte de mercure.
La bulle d’air se promène
de mon cerveau
à mon cœur
et
de mon cœur
à mon cerveau.

(Fernando Arrabal)

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