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Posts Tagged ‘fesse’

A… l’inconnue (Jan Hanlo)

Posted by arbrealettres sur 19 mai 2017




    
A… l’inconnue

Tu as produit un roucoulement perçant
comme si la fête allait commencer
Comme un coq — jeune fille — un vautour enchanté
un gnou en plein désarroi
de toutes façons quelque chose de sauvage

Tu t’es mis aussi à danser comme quelque chose de sauvage
un marabout excité ou quelque nom de bête
Toute en aiguilles et en saccades
Tu as pointé tes fesses dans tous les sens
mais surtout vers moi
Et dans tes yeux déjà l’inoubliable
Pourtant tu ne t’es pas jetée dans mes bras
car je n’ai pas dit Viens donc mon amour

(Jan Hanlo)

 

Recueil: Poètes néerlandais de la modernité
Traduction: Henri Deluy
Editions: Le Temps des Cerises

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Le petit bout de rêve (Maurice Fanon)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2017



    
Le petit bout de rêve

Ce n’est qu’un petit bout de bout de rêve
Petit bout de nez, de sein, de chemin
Le plus beau petit bout de fesse d’Ève
Petit bout de frange accroché à rien

Petit boute-en-train métropolitain
Mi prêt-à-porter mi chic parisien
Gauchissant du jean, basket en satin
C’est monsieur Claudel, c’est pas pour les chiens

Le collant qui danse bien plus qu’il ne tient
Chaud, dès le début du printemps, plus rien
Ventre de violon, gorge sans soutien
Miracle ! Miracle ! C’est que ça tient

Ce n’est qu’un petit bout de bousculance
Petit pas de deux dans le quotidien
Petit bout de cul posé sur deux jambes
Et qui n’en finit pas d’être aérien

Petit bouche-à-bouche au petit parfum
De petites lèvres aux dents de requin
De petits galops de cheval indien
Et de fleurs sauvages mais sans venin

Petit coup de foudre pour Jacques Bertin
Jacques de Bronckart, Jacques Brel et Jacques Machin
Petit coup de mauve au moindre chagrin
Miracle ! Le miracle c’est que ça tient

Ce n’est qu’un petit bout de bout de sexe
De mémoire d’homme nul n’avait vu
Petit bout de bout de petite sève
De petits jardins si bien suspendus

Petit porte-monnaie pour les copains
Petit porte-drapeau pour les Chiliens
Venus de la côte du Cotentin
Voir ce qui fait courir les Parisiens

Ne me demandez pas à quoi ça tient
L’amour d’une femme, je n’en sais rien
Petit bout de Dieu, croix sur le chemin
Miracle ! Le miracle c’est que ça tient (x3)

(Maurice Fanon)

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Les jambes (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2017



Les jambes
sont des colonnes
de fesses.

(Laurent Albarracin)

 

 

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Blason du corps féminin (René Depestre)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2017



Blason du corps féminin

« À Oméga ».

Bouche, ailes toujours lyriques
Pouvoir combustible des baisers.

Mains, armes à feu doux
Bien douées aussi
Pour la piraterie en haute mer.

Seins, légendes solaires
Qui planent
Au-dessus de nos abîmes.

Ventre né pour la combustion
Sublime du jour et de la nuit
Ventre complice des volcans.

Hanches, tracteurs joyeux
Qui savent monter à l’assaut
Des meilleures terres de notre sang.

Cuisses, obscure géométrie,
Moulin qui sait broyer
Le grain de la douceur.

Fesses, phares merveilleux
Qui tournent autour
De nos vagues intérieures.

Jambes, herbes sauvages
Qui adorent marcher
Dans nos entrailles mêmes.

Je chanterai aussi
La première des céréales
L’été le plus glorieux de la chair :
Le sexe de la femme!
Je chante l’orchestre où triomphe
Le dimanche du corps de la femme.
Le trône du sel marin, l’élément
Où se réveille notre innocence
Pour nous couvrir de gloire!

Voici le sanctuaire païen,
La source d’hormones fraîches
Où la faim et la soif
La joie et la santé
Notre oubli de la mort
Reçoivent jusqu’au cri
Leur plus haute bénédiction.

Gloire!

(René Depestre)

Illustration: Abel-Dominique Boyé

 

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Lou ma rose (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2017



Lou ma rose

Lou tu es ma rose
Ton derrière merveilleux n’est-ce pas la plus belle rose
Tes seins tes seins chéris ne sont-ce pas des roses
Et les roses ne sont-ce pas de jolis ptits Lous
Que l’on fouette comme la brise
Fustige les fesses des roses dans le jardin
Abandonné
Lou ma rose ou plutôt mes roses
Tu m’as envoyé des feuilles de rose
O petite déesse
Tu crées les roses
Et tu fais les feuilles de roses
Roses
Petites femmes à poil qui se baladent
Gentiment
Elles se balancent en robe de satin
Sur des escarpolettes
Elles chantent le plus beau parfum le plus fort le plus doux
Lou ma rose ô ma perfection je t’aime
Et c’est avec joie que je risque de me piquer
En faveur de ta beauté
Je t’aime je t’adore je mordille tes feuilles de rose
Rose reine des fleurs Lou reine des femmes
Je te porte au bout des doigts ô Lou ô rose
Au bout des doigts en te faisant menotte
Jusqu’à ce que tu t’évanouisses
Comme s’évanouit le parfum
Des roses
Je t’embrasse ô Lou et je t’adore

(Guillaume Apollinaire)

 

 

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Mon très cher petit Lou je t’aime (Guillaume Apollinaire)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2017



Klimt ; Nu de jeune fille, couché sur le côté gauche, 1914-1915

 

Mon très cher petit Lou je t’aime
Ma chère petite étoile palpitante je t’aime
Corps délicieusement élastique je t’aime
Vulve qui serre comme un casse-noisette je t’aime
Sein gauche si rose et si insolent je t’aime
Sein droit si tendrement rosé je t’aime
Mamelon droit couleur de champagne non champagnisé je t’aime
Mamelon gauche semblable à une bosse du front d’un petit veau qui vient de naître je t’aime
Nymphes hypertrophiées par tes attouchements fréquents je vous aime
Fesses exquisément agiles qui se rejettent bien en arrière je vous aime
Nombril semblable à une lune creuse et sombre je t’aime
Toison claire comme une forêt en hiver je t’aime
Aisselles duvetées comme un cygne naissant je vous aime
Chute des épaules adorablement pure je t’aime
Cuisse au galbe aussi esthétique qu’une colonne de temple antique je t’aime
Oreilles ourlées comme de petits bijoux mexicains je vous aime
Chevelure trempée dans le sang des amours je t’aime
Pieds savants pieds qui se raidissent je vous aime
Reins chevaucheurs reins puissants je vous aime
Taille qui n’a jamais connu le corset taille souple je t’aime
Dos merveilleusement fait et qui s’est courbé pour moi je t’aime
Bouche Ô mes délices ô mon nectar je t’aime
Regard unique regard-étoile je t’aime
Mains dont j’adore les mouvements je vous aime
Nez singulièrement aristocratique je t’aime
Démarche onduleuse et dansante je t’aime
Ô petit Lou je t’aime je t’aime je t’aime.

(Guillaume Apollinaire)

 Illustration: Gustav Klimt

 

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Peau-aime (Jean-Claude Demay)

Posted by arbrealettres sur 27 janvier 2017



 

 

Peau-aime (2)

Ô mon ange aux yeux bleus comme l’azur marin
L’indigo d’océans s’élevant vers les ciels
Ton sourire est pareil à un arc-en-ciel
Je te salue beauté incarnant le divin

Tes seins rassemblent toutes les splendeurs des mondes
Et tes hanches celles de tous les univers
Tes fesses sont semblables aux globes et aux sphères
Tant elles sont parfaitement courbes et rondes

Ton corps a le parfum des siècles et des ères
Qui tournoient lentement par devers l’infini
Quant à ton âme elle a l’apparence jolie

De la sainte la fée ou bien de la houri
Or ton regard est pur autant que les éthers
De cette éternité s’ouvrant comme la mer

(Jean-Claude Demay)

Illustration: Carolus-Duran

 

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Médiévallonnementionnellement (Jean-Claude Demay)

Posted by arbrealettres sur 25 janvier 2017



serge-marshennikov-_500

Médiévallonnementionnellement

Ma princesse charmeresse a de belles fesses
Des seins divinement saintement ciselés
Un visage de nacre encadré de deux tresses
Des joues sur lesquelles j’aime à me reposer

Or ses immenses mammes sont pleines d’amour
Sa croupe potelée est vouée à Éros
Sa poitrine opulente n’égale que le tour
De ses reins bien cambrés sous sa culotte rose

Le reste est trop secret pour être révélé
Et je me tairai donc sur les plus beaux tournois
Que la damoiselle m’offre et sait me donner

Avec vigueur et puis tendresse quelquefois
Je me contenterai de vous laisser rêver
À mes lances rompues pour ma belle adorée

(Jean-Claude Demay)

Illustration: Serge Marshennikov

 

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COMME L’ALBATROS (Pastiche) (Christian Coin)

Posted by arbrealettres sur 10 août 2016




COMME L’ALBATROS (Pastiche)

Souvent pour m’amuser, griffonnant sur la page
J’aime à te chanter toi, le vaisseau de mes mers,
Qui suivant souverain mes élans et ma rage,
Tempère doucement mes souvenirs amers.

A peine est-il écrit ton nom que c’est dimanche,
Que s’ouvrent devant moi des étés fabuleux,
Laissant mon oeil hagard devant ta beauté blanche
Et mes bras interdits autour de tes cheveux.

Ce Poète, dis-moi, n’est-ce pas Baudelaire ?
Lui naguère inspiré, de nos jours pastiché ;
L’un compose en silence un poème scolaire,
L’autre mime en rêvant le géant détaché.

Le poète est soumis à l’ombre de sa Muse,
Qui rêve de beauté, de spiritualité ;
Exilé sur le sol, non plus rien ne l’amuse,
Loin de toi je ne suis qu’un voyageur blessé.

(Christian Coin)

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ELEGIE DE MARIA BELEN CHACON (Emilio Ballagas)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2016



Maria Belén 8_s3

ELEGIE DE MARIA BELEN CHACON

Maria Belén, Maria Belén, Maria Belén,
Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon,
avec tes fesses qui ondoient
de Camagüey à Santiago, de Santiago à Camagüey.

Au ciel de la rumba,
plus jamais ne s’allumera
la constellation de tes courbes.

Quel aboiement t’a mordue au sommet du poumon ?
Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon…
Quel aboiement t’a mordue au sommet du poumon ?

Ni aboiement ni ongle,
Ni ongle ni blessure :
Le fer à repasser, jusqu’à l’aube, á mis le feu à ton poumon,
Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon…

Ensuite dans la matinée
Avec le linge dans la corbeille s’en est allée ta grâce,
Ta grâce et ton poumon !

Que personne ne danse plus !
Que le nègre Andrès n’arrache plus les puces
A sa guitare !

Et les Chinois qui font du bruit à l’intérieur des maracas
Ont un peu de repos ;
Baisons la croix des bois chantants.
(« Délivre-nous du mal, Vierge de la Charité ! »)

Je ne verrai plus mes plaisirs
dans les miroirs ronds et riants de tes fesses.
La constellation de tes courbes
N’illuminera plus jamais le ciel de ta grâce.

Maria Belén, Maria Belén :
avec tes fesses qui ondoient,
de Camagüey à Santiago,
de Santiago à Camagüey.

***

ELEGIA DE MARIA BELEN CHACON

Maria Belén, Maria Belén, Maria Belén,
Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon,
con tus nalgas en vaivén,
de Camagüey a Santiago, de Santiago a Camagüey.

En el cielo de la rumba
ya nunca habra de alumbrar
tu constelacion de curvas.

Qué ladrito te mordio el vértice del pulmon ?
Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon…
Qué ladrito te mordio el vértice del pulmon ?

Ni fué ladrito ni una,
ni fué una ni fué dano :
La plancha, de madrugada, fué quien te quemo el pulmon,
Maria Belén Chacon, Maria Belén Chacon !…

Y luego, por la manana,
con la ropa en la canasta, se llevaron tu sandunga,
tu sandunga y tu pulmon.

Que no baile nadie ahora !
Que no le arranque mas pulgas el negro Andrés
a su tres !

Y los chinos que arman tanganas adentro de las maracas
hagan un poco de paz.
Besar la cruz de las claves.
(Libranos de todo mal, Virgen de la Carida !)

Ya no veré mis instintos
en los espejos redondos y alegres de tus dos nalgas.
Tu constelacion de curvas
ya no alumbrara jamas el cielo de la sandunga.

Maria Belén, Maria Belén
con tus nalgas en vaiven,
de Camagüey a Santiago…
de Santiago a Camagüey.

(Emilio Ballagas)

 

 

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