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Poésie

Posts Tagged ‘feu’

Allumette (Paul Nougé)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2022



Allumette, le feu qui dort,
le miroir est l’eau qui dort,
qui rêve ton image, si tu te regardes.

(Paul Nougé)

 

 

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L’arbre (Paul Nougé)

Posted by arbrealettres sur 27 septembre 2022



L’arbre

L’arbre de Simone pousse ses branches vers le ciel
et ses racines vers le centre de la terre.
Il y a des années qu’il en est ainsi.
Si bien que les feuilles bruissent au milieu des nuages
et les racines rôtissent au feu qui est sous la terre.
Simone tourne le dos, elle ignore son arbre.
Simone est morte ce matin.

(Paul Nougé)

Illustration: Carmen Meyer

 

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Dans la flamme de la bougie (Carl Norac)

Posted by arbrealettres sur 6 septembre 2022



Illustration: Carole Cousseau
    
Dans la flamme de la bougie

Dans la flamme de la bougie,
il y a un visage
qui n’est pas fait de cire,
ni de feu.
C’est une danseuse.
Le vent la dérange,
mais elle tourne, tourne.
Dans la flamme de la bougie,
il y a une histoire.
Dans la flamme de la bougie,
il y a un visage
qui n’est pas fait de cire,
ni de feu.
— Danse, danse, mon petit amour.
Rien ne souffle plus alentour.

(Carl Norac)

Recueil: Petits poèmes pour passer le temps
Traduction:Editions: Didier Jeunesse

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Dans ma poitrine court un feu (Ono no Komachi)

Posted by arbrealettres sur 5 septembre 2022


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Pour le voir
Cette nuit il n’est aucun moyen.
Anxieuse je me lève,
Dans ma poitrine court un feu
Qui brûle mon coeur.

(Ono no Komachi)

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DIRE (Robert Goffin)

Posted by arbrealettres sur 5 septembre 2022



 

Bryce Cameron Liston - (  8) [1280x768]

DIRE

Dire sans dire avec du ciel et du silence
Traduire un sang de feu que je ne comprends pas
Trouver les mots du saule et le gel de l’absence
Suivre le coup de dés fragile de tes pas
Dormir au fond de tes lisières de donneuse
Savoir pour que tu saches que tu ne sais plus
Entrer en toi par l’arbre la lune et l’yeuse
Eteindre le couchant pour toucher ton sein nu
Marquer en toi l’azur pour caresser la nue
Dissimuler que tu simules que je sais
La fuite des vivants et la nuit des statues
Et le matin d’un grand amour sur les genêts
Tout me dit la rosée et mon sang bat plus vite
Le feuillage s’exprime en verdures de mots
Je le sens dans les pales fleurs hermaphrodites
Je le vois dans le vert tendre de tes ormeaux
Et le vent d’émeraude au coude des rivières
Je détiens ce contour charnel que tu connais
Tes yeux ouvrent pour moi leur nacre d’ardoisière
Dans les aubes qui meurent en moi l’aube naît
Comment bercer tes mots avec mon sang qui parle
Des femmes sont éteintes je ne sais pas quand
Dans les fleurs de Paris et dans les pierres d’Arles
Et te voila sans mémoire et sans Alyscamps
Ton corps qui brille un jour prolongera ma cendre
Tu montes le destin que je vais redescendre
D’un regard à jamais nous nous tendons la main
Pour toi les blés d’hier refleuriront demain
La mer passe et ceux qui restent sont périssables
Et je pourrais ne pas avoir connu ce jour
Où nous étions deux corps parmi les grains de sable
Entre la dune d’ombre et l’enfer des labours
Et ce qui n’est ni caresse ni certitude
Propage le babil tremblant de mon émoi
Et je sais O femme d’abîme et d’altitude
Que peut-être ce soir tu rêves comme moi.

(Robert Goffin)

Illustration: Bryce Cameron Liston

 

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Hiver (Pierre Menanteau)

Posted by arbrealettres sur 4 septembre 2022




Hiver

Au nom de ce vent dur qui transperce la terre,
Vieillarde qui s’en va dans son mince manteau;
Au nom du jour où tourne un restant de lumière
Dont le glacis bleuit la flaque ou le corbeau;
Au nom des arbres nus tendant quelques brindilles
Vers ce vieux colporteur qui, toujours courroucé,
Leur impose en passant ses pelotes d’aiguilles
Et dérobe la branche avant de s’écarter,
Faites chauffer le vin et griller la châtaigne,
Et là, près des tisons qui réchauffent la chair,
Prenez garde surtout qu’en vos coeurs ne s’éteigne
Ce feu, cet autre feu qui conjure l’hiver.

(Pierre Menanteau)

 

 

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La boule de feu (Paul Nougé)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2022



La boule de feu tourne en silence
un vif oiseau vit au milieu
une femme ailée, un air de danse.

(Paul Nougé)

Illustration

 

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SUR UN PORTRAIT PAR L. BARBIN (Robert Goffin)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2022



 

Alice Pike Barney 29807

SUR UN PORTRAIT PAR L. BARBIN

Retenu par le sable aux dérives de l’onde
J’aurais voulu dans mes vers enfermer le ciel
Et dédier la chair aux musiques du monde ;
A peine ai-je approché du rythme essentiel
Que le poète exprime en syllabes impures !
Vous au moins vos pinceaux en fleur refont le feu
Puisqu’à jamais au rendez-vous de la peinture
Vous rendez aux regards la lumière des yeux.

(Robert Goffin)

Illustration: Alice Pike Barney

 

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Feux (Claude Roy)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2022




Illustration: Frédéric Rébéna
    
Feux

Un feu de sarments dans le soleil de midi
Un brasier gai dans la clarté tranquille et vive
Le bois sec qui crépite dans l’éclat chaud du jour
et sa toute petite flamme
dans le feu du soleil

La pensée de l’amour près de celle qu’on aime

(Claude Roy)

 

Recueil: Poèmes de Claude Roy
Traduction:
Editions : Bayard Jeunesse

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C’est un aimant qui vous attire (Béatrice Bastiani-Helbig)

Posted by arbrealettres sur 20 août 2022




    
C’est un aimant qui vous attire
Et qui vous fait perdre le nord,
Un amant venu vous séduire
Qui fait mouche au premier abord,

Aussi brillant que feux de rampe,
Impétueux comme un ressort,
L’espiègle génie de la lampe
Paru pour vous jeter un sort.

C’est alors un feu de broussaille
Que le mistral vient attiser,
Un incendie qui vous assaille
Que vous ne pouvez maîtriser.

C’en est fait ! C’est le coup de foudre !
Ici ! Maintenant ! Pas demain !
Vous devez tous deux vous résoudre…
Le désir exulte soudain.

Vous vous embrasez corps et âme,
Dualité faite unité,
Simplement un homme, une femme
Qui goûtez à l’éternité…

(Béatrice Bastiani-Helbig)

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