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Poésie

Posts Tagged ‘finesse’

Étoile (Paul Valéry)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2019




    
Étoile

Au ciel uni mat bleu sombre, à corps noir, –
quelque chose infiniment douce, vive et élevée perce
— accompagnée d’éclat, de distance, de pureté,
pénétration, finesse, isolement
— présences —

(Paul Valéry)

 

Recueil: Poésie perdue
Traduction:
Editions: Gallimard

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La ravissante finesse avec laquelle le vert s’évade du mot « vert » (Tsvia Litevski)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2018




La ravissante finesse
avec laquelle le vert s’évade
du mot « vert »

Le vert en chemin vers le vert.

Qu’il est long, le chemin

(Tsvia Litevski)

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Roseau (Tsvia Litevski)

Posted by arbrealettres sur 22 décembre 2017



Roseau

La ravissante finesse
avec laquelle le vert s’évade
du mot « vert » —

Le vert en chemin vers le vert.

Qu’il est long, le chemin

(Tsvia Litevski)


Illustration: Kim Blair

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Présence (Alain Borne)

Posted by arbrealettres sur 4 décembre 2017




    

Présence

Ta main est là sans beauté, sans finesse
ta main est là sans chaleur
miracle ta main près de moi
palpitante d’un coeur,
en silence pareille aux cent millions de mains
levées sur mes yeux pour les gestes
dérisoires qu’usent les rondes de la terre.

Lumière ta main brûlée, plus rare, d’ancien enfant
parmi les cils retrouvée
chère comme la vie d’un ciel éteint que nous savons
unique ainsi que ma douleur en cet instant
car tout mystère glisse d’elle pour mon coeur
ô ta main ! d’être tienne transfuge de la race
bandeau d’éternité si tu l’offres à mon front
fermant ces yeux déçus pour l’oubli par toi-même
des blessures des ombres qu’un cauchemar impose.

Je n’ai rien reconnu sur cette terre
aucun poids pour souffrir aucun envol
je n’ai rien reconnu que ton visage
image sans mensonge de ton âme.
Je n’ai rien reconnu sur cette terre
que sa pâleur de neige frêle encore à neiger.

(Alain Borne)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Traduction:
Editions: Curandera

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Et celle qui riait (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 6 novembre 2017




    
Et celle qui riait sans pouvoir s’arrêter?
– C’était pour t’avertir des plus graves dangers.

Et celle qui pleurait avec tant de finesse?
– C’était pour t’éclairer sur ta propre faiblesse.

Et ce train qui partait, je le manquai de peu?
– C’était pour égarer les démons ombrageux.

Et le temps qui montait sans m’avancer d’un pas?
– Comprends toi-même enfin! Je ne te réponds plus.

(Jean Tardieu)

 

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Comprendre (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2017



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Comprendre disaient-ils encore
la finesse des feuilles
pour apprendre le vent

La face cachée d’un visage
le bonheur des connivences

Le cheminement du sommeil
à l’approche de l’hiver

Puis des jardins sans âge
qui dorment avec l’été

(Georges Bonnet)

 

 

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LES MAINS (Noël Bazan)

Posted by arbrealettres sur 29 janvier 2017



LES MAINS

Il est des mains que j’adorais
Et qui, sur les touches sonores,
Évoquaient pour moi des aurores
Éclairant de vastes forêts.

Il est des mains, souvent baisées,
Qui, sur les claviers de cristal,
Pour moi, du monde occidental,
Évoquaient les splendeurs brisées.

Il est des mains aux tons pâlis,
Nerveuses, malgré leur finesse,
Et qui chantaient pour ma jeunesse
Avec la voix des bengalis !

Du léger brouillard de dentelles,
Cadre exquis de leur royauté,
Elles faisaient, dans la clarté,
Monter des frémissements d’ailes.

Elles faisaient, dans l’air des soirs
Qu’alourdissait l’odeur des roses,
Resplendir des apothéoses
Ou sangloter des désespoirs.

Maintenant… C’est vrai… Tout s’efface…
Ils ont cessé, le chant vainqueur
Et la chanson triste, et mon coeur
Regarde l’ombre face a face.

Ainsi que l’oiselet des bois
Quand le givre étreint les ramées,
Les petites mains bien-aimées
N’ont plus de chaleur ni de voix.

On leur a mis des fleurs nouvelles,
On a clos leurs doigts refroidis,
Et je m’en vais au Paradis
Pour rester toujours avec elles !

(Noël Bazan)

Illustration: Giovanni Boldini

 

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Dehors au vent léger (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 6 novembre 2015



Dehors au vent léger
les cordes à linge se balancent;
on entend un instant les propos
sur la capacité
d’un homme habitant un hameau très distant
dans les brumes orangées.
Trois femmes éprouvent leur finesse de taille
dans la grande cuisine pleine de leurs labeurs.
L’une d’elles consulte un calendrier d’or
atteint la clef cachée dans son corsage
et s’évanouit crispée
entre des bras charmants.

(Jean Follain)

Illustration: Anne-Marie Zilberman

 

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FINESSE D’UN JOUR (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2015




FINESSE D’UN JOUR

Que sur les seuils
se montrent des visages
on voit aussi des mains jeter une eau fumante
et l’on entend des bêtes
soupirer dans des doigts d’ouvrier.
Cependant par-delà les jardins construits
aux plantes balancées
mais qui serrent leurs graines
se nouent les vapeurs
se rejoignent les plaintes.

(Jean Follain)

Illustration: Jason Hawkes

 

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