Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘finir’

Nul ne connaîtrait la lumière (Marcel Béalu)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2017



 

Nul ne connaîtrait la lumière
Si l’ombre n’existait pas
Ainsi la réalité commence
Où finit la réalité

(Marcel Béalu)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

On a démoli la petite école (Marc Alyn)

Posted by arbrealettres sur 8 juin 2017



On a démoli la petite école
Qui semblait immense à mes yeux d’enfants.
Il n’en reste rien : le présent nous vole
Les billes perdues de nos jeux d’antan.
Le préau de bois, la maîtresse blonde,
Les lilas légers qui parfumaient tant,
Tout a disparu, ainsi va le monde,
Et l’institutrice a les cheveux blancs.
Si vaste la terre aux côtes bleuies
Par les océans des cartes murales !
Il me semble encore entendre le bruit
De nos voix unies chantant la Morale !
Parfois, quand j’écris une poésie
Je sens les lilas d’alors – idée folle !
Les jours sont passés, l’enfance est finie :
On a démoli la petite école.

(Marc Alyn)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | 5 Comments »

Pas fini (Rose Ausländer)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2017




    

Pas fini

La fenêtre
des objets
mon corps étranger
dans la glace
la fenêtre

Je voudrais tout décrire
comme c’est
il n’est pas il fait
nuit

je n’ai pas
fini

(Rose Ausländer)

 

Recueil: Sans visa
Traduction: Eva Antonnikov
Editions: Héros-Limite

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Comment pourrait l’amour entre Vous et moi prendre fin ? (Kabîr)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2017



 

    

Comment pourrait l’amour entre Vous et moi prendre fin ?
Autant la feuille du lotus a besoin de l’eau
— vous êtes mon Seigneur, et je suis votre servant.

Autant l’oiseau de nuit Chakor toute la nuit devant la lune s’extasie
— Vous êtes mon Seigneur et je suis votre servant.

Depuis que le temps a commencé et jusqu’à ce qu’il finisse,
il y a amour entre Vous et moi;
comment un tel amour mourrait-il ?

 » Autant le fleuve entre dans l’Océan,
Mon coeur vous touche  » dit Kabîr.

***

How could the love between Thee and me sever ?
As the leaf of the lotus abides on the water:
so Thou art my Lord, and I am Thy servant.

As the night-bird Chakor gazes all night at the moon :
so Thou art my Lord and I am Thy servant.

From the beginning until the ending of time,
there is love between Thee and me;
and how shall such love be extinguished ?

Kabîr says : « As the river enters into the ocean,
so my heart touches Thee. »

(Kabîr)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Avec le temps (Eugénio de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 12 mai 2017




    

Avec le temps s’approcheront les fleuves
et les montagnes, avec le temps
il finira par venir manger dans ta main
et faire son nid dans ton lit
le silence.

(Eugénio de Andrade)

 

Recueil: Matière Solaire / Poids de l’Ombre / Blanc sur Blanc
Traduction:Michel Chandeigne, Patrick Quillier, Maria Antonia Câmara Manuel
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Les jonquilles (Laurent Albarracin)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2017



 

Les jonquilles
commencent comme des joncs
et finissent comme des quilles.

(Laurent Albarracin)

 

 

Posted in humour, poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Une histoire, une histoire, tout finit en histoire! (Henry Bataille)

Posted by arbrealettres sur 11 avril 2017



Une histoire, une histoire, tout finit en histoire!…
Ah! toi, mon coeur, toi seul le sait!
Dis-le leur avec moi toi qui fus du voyage…

(Henry Bataille)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

Nous aimons donc, finalement, les aiguilles qui tournent (Elise Turcotte)

Posted by arbrealettres sur 6 avril 2017



Nous aimons donc, finalement,
les aiguilles qui tournent.
Nous aimons qu’il soit l’heure de quelque chose,
après le hasard et l’amour
qui sépare en deux la maison.

Nous dînons avec des amis,
ajoutant des livres sur les étagères;
cela nous remplit de paysages.

Un dimanche, il y a des larmes,
la vie qui arrête
et qui brûle près de nous.

Nous regardons,
finissons notre repas
dans les ténèbres.

(Elise Turcotte)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Les vrais amis sont comme les arbres (Julos Beaucarne)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2017



Les vrais amis
Sont comme les
arbres

Plantés très loin ou bien tout près
sans jalousie et sans alarme, ils croissent c’est leur métier

Les vrais amis sont comme les arbres
Ils tendent leurs bras
ne plient pas

Ils grimpent vers
la lumière
C’est ce qui les met en joie

Les vrais amis sont comme les arbres
L’univers est dans leur peau
Qu’il fasse pluie, glace ou bourrasque ils parfument et tiennent chaud

Les vrais amis quand ils trépassent n’en finissent pas de fleurir
dans nos mémoires opiniâtres même coupés les arbres prient

(Julos Beaucarne)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Le combat pour la justice (Gwyneth Lewis)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2017



Le combat pour la justice commence et finit avec moi.
La vérité est le son de ce que je peux dire.
Je ne peux me sentir bien que lorsque les autres sont libres
Et ce qui est juste a un prix que je suis prête à payer.

Je refuse d’avoir peur
De la force ou de la haine.
J’arracherai leurs mensonges comme de mauvaises herbes,
Je planterai des jardins de graines plus généreuses.

Si je tourne le dos et m’en vais
Qui demandera à d’autres ce que je veux pour moi ?
Je ne peux me sentir bien que lorsque les autres sont libres
Et ce qui est juste a un prix que je suis prête à payer

(Gwyneth Lewis)

 

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :