Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘flambée’

Flamme (Robert Creeley)

Posted by arbrealettres sur 16 septembre 2018



 

Flamme, la
bûche mi-
flambée, qui flambe,
y est.

(Robert Creeley)

 

 

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LA JEUNE FEMME DE KYOTO (René Depestre)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2018



Illustration: Alex Solodov
    
à Yuko
LA JEUNE FEMME DE KYOTO

Une nuit j’ai allongé ma vie dans son herbe
et j’ai tant joui de sa beauté que je porte
son absence de fée comme un temps de cerisier.
Des années après je sens Yuko infuser
une force d’arbre à pain à mes idées.
Je la vois qui ouvre et ferme
en riant les battants de mon chemin.
Ivre de ses charmes, me voici à jamais
accru de sa flambée de jeune femme.

(René Depestre)

 

Recueil: Anthologie personnelle
Traduction:
Editions: Actes Sud

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Nous hébergeons (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 3 janvier 2018




    
Nous hébergeons cycles et métamorphoses
Mondes rampants et prouesses
Abysses et flambées

Champs de bataille
De l’indicible avenir
En nous
Se perpétuent
L’instinct incendiaire
Comme le penchant d’aimer

(Andrée Chedid)

 

Recueil: Par-delà les mots
Traduction:
Editions: Flammarion

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Le jardin sur la place (Cesare Pavese)

Posted by arbrealettres sur 4 janvier 2016



 

Giampaolo Ghisetti -  (19)

Le jardin sur la place, enfoui
dans la fraîcheur et dans l’obscurité.
Dans la nuit, les maisons
qui se perdent dans le noir, gigantesques,
font entrevoir entre leurs masses des lumières.

Un désert terrifiant au fond du ciel
lointain, entre les étoiles.
La grande fièvre splendide
s’assourdit lorsqu’elle atteint ce noir.
Ici c’est le silence,
l’immobilité haute d’un cimetière.

Les bruits et les lumières
parviennent du lointain,
d’au-delà de ces arbres.

De vivantes lumières
jaillissent dans le noir,
les voix les plus joyeuses
hululent frénétiques
dans le triste abandon.

Étouffées elles viennent mourir
dans le noir insondable
comme de pâles suicidés
encore fous d’amour pour la vie.

Écouter dans le cœur
les passions lointaines,
les écouter qui montent dans la nuit,
sur le moite parfum de la terre.

Une flore inconnue
de désir, enfermée dans ce ciel
de noir et de silence.

Une flambée qui perce dans le noir
comme la lueur rouge
qui saigne entre les arbres.

***

Il giardino profondo, sulla piazza,
di oscurità et freschezza.
Nella notte, le case
che si perdono enormi nel buio
mostrano tra le masse qualche luce.

Un deserto pauroso in fondo al cielo
remoto, tra le stelle.
La grande febbre splendida
s’attutisce giungendo in questo buio.
Qui è silenzio,
l’alta immobilità di un cimitero.

I rumori et le luci
giungono di lontano,
di là da queste piante.

Dentre l’oscurità
sgorgano luci vive,
ululano frenetiche
nell’abbandono triste
le vo più gioiose.

Giungono soffocate
a morire nel buio senza fondo
come suicidi pallidi
folli ancora di amore per la vita.

Ascoltare nel cuore
le passioni remote,
ascoltarle salire nella notte
sul profumo umidiccio della terra.

Una vegetazione sconosciuta
di desiderio, chiusa in questo cielo
di buio e di silenzio.

Uno sboccio di fuoco dentro il buio,
come quel lume rosso
che sànguina tra gli alberi

(Cesare Pavese)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Giampaolo Ghisetti

 

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