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Poésie

Posts Tagged ‘flaner’

Qui n’a pas rêvé (René Char)

Posted by arbrealettres sur 29 septembre 2019



 

rose bc09

Qui n’a pas rêvé,
en flânant sur le boulevard des villes,
d’un monde qui,
au lieu de commencer avec la parole,
débuterait avec les intentions?

(René Char)

 

 

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Vienne la brume (Shen Zhou)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2019



Vienne la brume: le mont perd ses couleurs.
S’envolent les nuées: le mont tel qu’en lui-même!
Que le vieil homme alors, libre de soucis,
S’en aille flânant au gré de sa canne!

(Shen Zhou)


Illustration

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Insecte Etonné (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2019



 

Un insecte
Etonné

D’avoir du temps
De libre,

Se met à flaner
Comme s’il appréciait.

(Guillevic)

 

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SOLITUDE AU CLAIR DE LUNE (Li Liai)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2019



SOLITUDE AU CLAIR DE LUNE

Entouré des fleurs, devant ma coupe
Je bois dans la solitude
Je lève mon verre vers la lune
Trinquons à nous trois, la lune, mon ombre et moi

La lune ne descend pas boire
Mon ombre ne sait que me suivre
La lune et mon ombre m’accompagnent pour l’instant
Profitons du printemps pour nous laisser aller à l’allégresse

Lorsque je chante la lune flâne
Quand je danse mon ombre zigzague
Amusons-nous ensemble au moment de mon éveil
Avant que l’ivresse ne nous sépare
Promettons-nous un amour éternel
Même si les nuages finissent par nous disperser

(Li Liai)

Illustration

 

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le chat l’unique élu (Jean-Claude Pirotte)

Posted by arbrealettres sur 27 mars 2019



    

le chat l’unique élu
du dieu de l’immanence
on le trouve assis
sur le manuscrit perdu

il le quitte la nuit
pour nourrir sa mémoire
en flânant dans les rues
il est maître du temps

il explore les lieux
qui sont toujours nouveaux
et l’herbe des talus
que défroisse la lune

(Jean-Claude Pirotte)

 

Recueil: Autres séjours
Traduction:
Editions: Le temps qu’il fait

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La poésie de Tes mains (Richard Brautignan)

Posted by arbrealettres sur 18 février 2019




    
la poésie de Tes mains

je veux sentir
la poésie apaisante
de Tes mains
flâner sur mon visage.

***

i want to feel
the soothing poetry
of Your hands
drifting on my face.

(Richard Brautignan)

 

Recueil: Pourquoi les poètes inconnus restent inconnus
Traduction: Thierry Beauchamp / Romain Rabier
Editions: Points

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LES OIES (Gilles Vigneault)

Posted by arbrealettres sur 19 janvier 2019


 


 

oies sauvages

LES OIES

Sur la batture de septembre
De l’autre côté des roseaux
Il a neigé de grands oiseaux
Et cela s’ébroue et se cambre

Et s’appelle à grands coups de bec
Et se nomme mâle et femelle
Un petit vent se lève et mêle
Sa musique aux jeux de l’air sec

Et je suis cet ancien chasseur
Qui, ne chassant plus, les regarde
Et rêve et flâne et tant s’attarde
Qu’il rentre seul, à la noirceur.

(Gilles Vigneault)

Illustration

 

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L’espérance se fortifie (Jean Pérol)

Posted by arbrealettres sur 3 novembre 2018




    
L’espérance se fortifie

Souvent au matin tu démêles tes cheveux
Souvent aux jours du gel tu donnes tes mains au feu
Souvent tu ris Souvent l’été — plonges dans l’eau
Et tu flânes amical au bord des lacs cristal

Souvent tu montes la sente et bois le café chaud
Souvent tu lis aux berges calmes des lampes soie
Souvent tu pleures souvent une femme est ta joie
Tu l’admires tu l’aimes — tu crois qu’elle est à toi

Souvent souvent — Que de chants tu ne peux dire :
Tout se lève au soleil dans les villes tout respire

— Tout homme a ses mains pleines combien différemment —

Alors tu vois
Tu vois comme il fait bon couler les jours de sang.

(Jean Pérol)
lire,berge,calme,lampe,soie,

 

Recueil: Poésie I (1953-1978)
Traduction:
Editions: De la Différence

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LE DÉPART D’UN AMI (Textes chinois)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2018




    
LE DÉPART D’UN AMI
Li-Taï-Pé

Par la verte montagne, aux rudes chemins,
je vous reconduis jusqu’à l’enceinte du Nord.

L’eau écumante roule autour des murs, et se perd vers l’orient.
C’est à cet endroit que nous nous séparons…

Je m’en retourne, solitaire, et je marche péniblement.
Il me semble, maintenant, que j’ai plus de dix mille lis à parcourir.

Les nuages légers flânent, paresseusement, comme mes pensées.
Bientôt le soleil se couche,
et je sens plus vivement encore, la tristesse de la séparation.

Par-dessus les broussailles une dernière fois,
j’agite la main, au moment où vous allez disparaître.

D’un long hennissement, mon cheval cherche à rappeler le vôtre…
Mais c’est un chant d’oiseau qui lui répond !…

(Textes chinois)

 

Recueil: Le Livre de Jade
Traduction: Judith Gautier
Editions: Plon

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Je n’appelle, ni ne pleure (Sergueï Essénine)

Posted by arbrealettres sur 4 avril 2018



Illustration: Jacques Muller
    
Je n’appelle, ni ne pleure, ni ne regrette rien,
tout passe comme brume de pommiers en fleurs.
Miné désormais par l’or de défloraison
je ne connaîtrai plus la jeunesse.

Tu ne battras plus comme avant
désormais, coeur transi,
plus ne t’incitera à flâner pieds nus
la terre du bouleau et du calicot.

Esprit follet qui attisa mes lèvres
comme tu te fais rare, rare aujourd’hui.
Flots d’émotion, pétulance du regard,
ô ma fraîcheur d’âme perdue.

De désirs même je deviens avare.
Ma vie ! Ou ne fut-ce qu’un songe ?
Comme si par un bruissant matin de printemps
j’eusse passé au galop sur un destrier rose.

Tous en ce monde, tous sont périssables,
lentement s’écoule le cuivre de l’érable…
Béni sois-tu néanmoins dans les siècles
toi qui es venu éclore et mourir.

***

(Sergueï Essénine)

 

Recueil: Journal d’un poète
Traduction: Christiane Pighetti
Editions: De la Différence

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