Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘fleur’

Fleurs de mimosa (Haruo Mizuhara)

Posted by arbrealettres sur 22 octobre 2017



mimosa  [1280x768]

Fleurs de mimosa —
Le bleu pacifique
plus foncé

(Haruo Mizuhara)

Illustration

 

Publicités

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Sous un voile de lune (Sôseki)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2017



 

Sous un voile de lune
ombre de fleur
ombre de femme!

(Sôseki)

Illustration

 

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , , | 2 Comments »

Fleurs de colza (Aïkolshida)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2017



Fleurs de colza —
Le clou solitaire,
une barre dans la grange

(Aïkolshida)

 

 

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

Des fleurs (Serge Sautreau)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2017




    
Des fleurs incompréhensibles
essaient de prendre feu.

(Serge Sautreau)

 

Recueil: L’ANTAGONIE
Editions: Gallimard

Posted in poésie | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

PITIÉ DE FLEUR (Léonce Depont)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2017



 

PITIÉ DE FLEUR

La fleur a voulu croître, en sa grâce divine,
Dans l’aride chaos de cette âpre ravine.
Pitoyable, elle épand son âme tendre au fond
D’un gouffre où le vertige en la terreur se fond.
Elle reste la joie et la parure uniques
Du lieu farouche où, pris de soudaines paniques,
Comme un funeste vol passent les aquilons ;
Car ni l’éblouissante aurore aux reflets blonds,
Ni les éclairs pourprés que le soir ressuscite,
N’osent descendre au cœur de l’effroyable site.
Et le pâtre qui loin du foyer s’exila,
Et que sa troupe agreste a conduit jusque-là,
Avec les durs béliers errant de roche en roche,
S’il aperçoit la fleur sauvage, s’en approche,
Et, tandis que l’écho vibre au bruit de ses pas,
La contemple, songeur, et ne la cueille pas.

(Léonce Depont)

Illustration

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Jasmin (J.J. Grandville)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2017



Jasmin

Le jasmin est la fleur que j’aime;
elle est embaumée comme l’haleine des houris.
Quand j’étais riche j’avais dans mes vastes jardins
des bosquets de jasmin qui s’arrondissaient en berceau.

Maintenant je suis pauvre, et le jasmin, mon ami,
entoure ma fenêtre et la protège contre les ardeurs du soleil.
Le jasmin est blanc comme le lis, il est rouge comme la grenade,
il est couleur d’or comme le soleil.
Le jasmin prend toutes les couleurs, pour se faire aimer.

Qui n’aimerait pas le jasmin!
C’est la tente des amants, la joie des abeilles,
le charme des yeux, le parfum des nuits sereines.
O Jasmin, tu as protégé mes jeunes amours,
tu verses ta fraîcheur sur ma vieillesse;
ton odeur me rajeunit, tes fleurs réjouissent ma vue!
Que les Péris te protègent et viennent elles-mêmes,
chaque matin et chaque soir, ranimer tes fleurs de leur souffle!

(J.J. Grandville)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Poète (Jean Dauby)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017



    

Illustration: Gao Xingjian

Poète,

Il faut garder les chants d’amour au fond des gorges,
ne pas laisser les mains écrire leurs caresses
et les yeux refléter les splendeurs visitées.
Le plaisir doit dormir dans les chambres secrètes
et les amants se taire.

Il faut clamer les chants de peur sur les sommets,
les thrènes de pitié tout au long des chemins,
les cris de liberté aux échos des forêts,
les dures vérités à la face des mers
et toujours avoir faim.

Ton coeur et tes amours n’intéressent personne.
Les fleurs et les oiseaux sont morts sous ton stylet.
Ecoute, écoute les balbutiements des hommes,
et que ta chair et que ton sang se fassent verbe
pour habiter en tous.

(Jean Dauby)

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’espoir (Pierre Gabriel)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017




Illustration: ArbreaPhotos
    
L’espoir

Je ne dis pas : Il est trop tard,
Nous avons laissé se mourir la terre,
Elle ne portera plus
Les fruits de la lumière
Et ses graines de vie.
Je dis : Le ciel demeure
Ouvert au soleil, aux étoiles,
Tous les arbres n’ont pas péri,
Les feux brûlent aussi de joie.

Je ne dis pas : Il fait si noir
Que les hommes ne peuvent plus voir
Le visage de ceux qu’ils aiment,
Ils ont oublié le silence
Mais ne savent plus se parler.
Je dis : Chaque aube tient promesse,
Elle te rend ce que la nuit
Avait effacé pour toujours,
Les fleurs, l’espoir, le goût du vent
Sur les plages bleues du matin.

Je ne dis pas : Les sources sont taries.
Je dis que rien jamais n’est perdu,
C’est à toi de creuser plus profond
Pour que l’eau pure à nouveau jaillisse.

(Pierre Gabriel)

 

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

L’ancien nid (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017



Illustration: Zinaïda Serebriakova
    
L’ancien nid

Pauvre anciene maison, pauvre ancien nid, je sens,
Et rien qu’en y rêvant, les parfums vénérables:
Odeur de la crédence et du buffet luisant,
Du linge blanc, des fruits mûrissants, de l’étable.

Et rien qu’en y rêvant, je palpe les vieux murs,
Les plats d’étain marqués des fleurs de lys, l’armoire,
Les faïences debout sur le dressoir obscur,
Et, dans un coin comme un miroir, la bassinoire

De cuivre ciselé. Puis je vois les landiers,
La taque avec l’écu de nos ducs de Lorraine,
La bûche qu’on tisonne et le pot sur trois pieds
Dont la complainte lente en sanglots sourds s’égrène.

Qu’on était bien le soir ensemble autour du feu
Où chacun se serrait et se cédait la place,
Parmi le grand silence intime qui délasse
Et pendant qu’au dehors le vent siffle et qu’il pleut.

Que j’en ai savouré des heures merveilleuses
En écoutant chanter la marmite à mi-voix,
Tant l’ambiance était douce et comme soyeuse:
Un nid de roitelet dans la mousse des bois.

Tout repassait au voile des paupières closes:
Les vergers saccagés et les noix qu’on gaulait,
La chasse, les halliers avec leurs feuilles roses,
La source où l’on tendait sous les joncs des lacets

Pour y prendre des rouges-gorges et des grives;
Le retour harassé dans la nuit des chemins,
Les chiens affectueux qui pas à pas vous suivent
Appuyant leurs museaux humides sur vos mains.

Parmi le grand silence intime qui délasse
Et tandis qu’au dehors le vent siffle et qu’il pleut,
En écoutant chanter la marmite à voix basse,
Qu’on était bien le soir ensemble autour du feu!

Répandant sur nous comme une tiédeur d’aile,
La grand’mère rêvait, oubliant son tricot
Et demandait soudain, à la ronde, autour d’elle:
“Mais chacun a-t-il au moins ce qu’il lui faut?”

(Marie Dauguet)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Les douves (Marie Dauguet)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2017




    
Les douves

J’irai cueillir la fleur que cerne l’eau des douves
Avec sa pâleur morne, avec sa chair lunaire
Dans l’ombre sans merci des créneaux qui la couve
S’ouvrant comme une étoile au pré crépusculaire.

J’irai cueillir la fleur où mon rêve se frôle,
La fleur hiératique et que sertit la maille
D’un vitrail reflétant au ras des vases molles
Quelque écusson brisé dont le fronton s’écaille,

Et dont la splendeur morte au creux des joncs se terre.
La livide corolle en son odeur de fièvre,
Mes doigts la saisiront, effeuillant son mystère,
Et son pollen glacé parfumera ma lèvre.

Alors s’évoquera à son malsain arôme
Le couple enseveli par les verts marécages,
Et j’y verrai dormant les humides fantômes
De la reine adultère et de son jeune page,

Partageant à jamais, telle qu’ils l’ont choisie,
Avec son traversin sombre, la même couche,
Grisés du même amour où leur coeur s’extasie,
Rigides, les yeux clos, et bouche contre bouche.

(Marie Dauguet)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :