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Posts Tagged ‘fleuri’

LE PAVILLON DE LA POÉSIE (La Flûte de Jade)

Posted by arbrealettres sur 15 avril 2018



 

pêcher  [1280x768]

LE PAVILLON DE LA POÉSIE

Dans sa fenêtre,
une branche de pêcher fleurie.

(La Flûte de Jade)

 Illustration

 

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PAR UN TEMPS TIÈDE (Textes chinois)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2018




    
PAR UN TEMPS TIÈDE
Ouan-Tchan-Lin

Les jeunes filles, d’autrefois, sont assises dans le bosquet fleuri
et parlent bas entre elles.

« On prétend que nous sommes vieilles et que nos cheveux sont blancs ;
on dit aussi que notre visage n’est plus resplendissant comme la lune. »

« Qu’en savons-nous ? C’est peut-être une médisance ; on ne peut pas se voir soi-même. »

« Qui nous dit que l’hiver n’est pas de l’autre côté du miroir,
obscurcissant nos traits et couvrant de gelée blanche nos chevelures ? »

(Textes chinois)

 

Recueil: Le Livre de Jade
Traduction: Judith Gautier
Editions: Plon

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Un asphodèle (Allen Ginsberg)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2018



Un asphodèle

O cher doux rosâtre
inaccessible désir
… c’est triste, pas moyen
de changer le fol
asphodèle cultivé, la
réalité visible …

Et les épouvantables pétales
de la peau – quelle inspiration
d’être ainsi couché là ivre
et nu dans le salon
à rêver, en l’absence
d’électricité …
à manger encore et encore la basse racine
de l’asphodèle,
grise destinée …

roulant en génération
sur le sofa fleuri
comme sur un rivage en Arden –
ma seule rose ce soir le régal
de ma propre nudité.

(Allen Ginsberg)

Découvert chez la boucheaoreilles ici

 

 

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Salut printemps (Joseph von Eichendorff)

Posted by arbrealettres sur 21 mars 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Salut printemps

la montagne est en feu
le matin l’incendie
et le plus haut sommet
un sapin le couronne

et debout sur la cime
je regarde le monde
ô monde tout fleuri
sous les fleurs je te vois

***

Frühlingsgruß

Es steht ein Berg in Feuer,
In feurigem Morgenbrand,
Und auf des Berges Spitze
Ein Tannbaum überm Land.

Und auf dem höchsten Wipfel
steh ich und schau vom Baum,
O Welt, du schöne Welt, du,
Man sieht dich vor Blüten kaum !

(Joseph von Eichendorff)

 

Recueil: Poèmes de l’étrange départ
Traduction: Philippe Marty
Editions: Grèges

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Point d’adieu (Marceline Desbordes-Valmore)

Posted by arbrealettres sur 16 février 2018



Erte the-seasons-winter.jpg!HD [1280x768]

Point d’adieu

Jeunesse, adieu ! Car j’ai beau faire,
J’ai beau t’étreindre et te presser,
J’ai beau gémir et t’embrasser,
Nous fuyons en pays contraire.

Ton souffle tiède est si charmant !
On est si beau sous ta couronne !
Tiens ! Ce baiser que je te donne,
Laisse-le durer un moment.

Ce long baiser, douce chérie,
Si c’est notre adieu sans retour,
Ne le romps pas jusqu’au détour
De cette haie encor fleurie !

Si j’ai mal porté tes couleurs,
Ce n’est pas ma faute, ô jeunesse !
Le vent glacé de la tristesse
Hâte bien la chute des fleurs !

(Marceline Desbordes-Valmore)

Illustration: Erte

 

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DESERTEUSES (Charles Cros)

Posted by arbrealettres sur 13 février 2018




    
DESERTEUSES

Un temple ambré, le ciel bleu, des cariatides.
Des bois mystérieux; un peu plus loin, la mer…
Une cariatide eut un regard amer
Et dit : C’est ennuyeux de vivre en ces temps vides.

La seconde tourna ses grands yeux froids, avides,
Vers Lui, le bien-aimé, l’homme vivant et fier
Qui, venu de Paris, peignait d’un pinceau clair
Ces pierres, et ce ciel, et ces lointains limpides.

Puis la troisième et la quatrième : « Comment
Retirer nos cheveux de cet entablement?
Allons! nous avons trop longtemps gardé nos poses! »

Et toutes, par les prés et les sentiers fleuris,
Elles coururent vers des amants, vers Paris;
Et le temple croula parmi les lauriers roses.

(Charles Cros)

 

Recueil: Le Collier de griffes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Sonnet 89 (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 9 février 2018



Illustration: Alexis Becard 
    
Sonnet 89

A ma mort tu mettras tes deux mains sur mes yeux,
Et que le blé des mains aimées, que leur lumière
Encore un coup sur moi étendent leur fraîcheur,
Pour sentir la douceur qui changea mon destin.

A t’attendre endormi, moi je veux que tu vives,
Et que ton oreille entende toujours le vent;
Que tu sentes le parfum aimé de la mer,
Et marches toujours sur le sable où nous marchâmes.

Ce que j’aime, je veux qu’il continue à vivre,
Toi que j’aimais, que je chantais par dessus tout,
Pour cela, ma fleurie, continue à fleurir,

Pour atteindre ce que mon amour t’ordonna,
Pour que sur tes cheveux se promène mon ombre,
Et pour que soit connue la raison de mon chant.

(Pablo Neruda)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: La Centaine d’amour
Traduction: André Bonhomme et Jean Marcenac
Editions: Gallimard

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RETOUR À L’AUBE (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 6 février 2018




Illustration

    
RETOUR À L’AUBE

Un bouquet de soleil danse dans la serrure
Les tables sont fleuries
On glisse les parures
Une main cache encore les écluses dorées

Tout ce qui dort a son secret
Le village enfoui sous la lampe
Les oiseaux perchés sur la rampe
La feuille blanche du plafond

J’ai reconnu ton pas
La voix-fée de la porte
Le cri désespéré d’un homme qu’on abat
La chambre sous le toit
Et la petite morte.

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Poésie la vie entière
Traduction:
Editions: Seghers

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A mon hôte (Du Fu)

Posted by arbrealettres sur 29 janvier 2018




    
A mon hôte

Au sud au nord du logis : les eaux printanières
M’enchante tous les jours l’arrivée des mouettes
Le sentier fleuri n’a point été balayé
La porte de bois, pour vous, enfin, est ouverte

Loin du marché, la saveur des plats est pauvre
Dépourvu, je ne puis offrir que ce vin rude
Acceptez-vous d’en boire avec mon vieux voisin?
Appelons-le, par la haie, pour en vider le reste !

(Du Fu)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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J’ai rêvé de toi (Jean-Claude Brinette)

Posted by arbrealettres sur 29 janvier 2018



Ton image est restée gravée dans ma mémoire
J’ai voulu t’échapper, te sortir de ma vie
Mais partout où je vais je ne pense qu’à toi
Et pourtant tu ignores combien je suis épris…

Ta démarche si légère hypnotise mon regard.
Tes longs cheveux qui flottent soulevés par le vent
Et dansent sur tes épaules accentuant le charme
D’une auréole dorée venue d’un autre temps…

J’aime ton sourire qui éclaire ton visage
Et le son de ta voix qui fait vibrer mon cœur,
Comme le chant d’une sirène. Il faut que je reste sage
De peur que je succombe devant tant de splendeurs

Ton regard si profond a pénétré mon âme
Tes yeux pleins de lumière ont changé toute ma vie
J’aime ton beau décolleté qui rempli mes fantasmes
Tes dents blanches éclatantes qui illuminent mes nuits

Un jour tu es venue dans mon jardin secret
Sous une pluie de roses, par des chemins fleuris,
Tu m’as donné ta main et un baiser discret…
Mais je m’suis réveillé et tu étais partie…

Peut-être bien qu’un jour tu liras ce poème,
Il n’est jamais trop tard pour dire ses sentiments
Je voulais tout simplement te dire: je t’aime
Comme te l’aurait dit un jour le beau Prince Charmant.

(Jean-Claude Brinette)

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