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Poésie

Posts Tagged ‘flottement’

J’aime les matins (Sarah Kéryna)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2019



Illustration
    
J’aime les matins. Sortir de la douche, la musique.
Mettre de la crème sur ma peau, mettre des odeurs.
Et la lotion sur les cheveux. Et brosser les dents.
Et la vaisselle. Balayer. Place neuve.
L’aspirateur et la radio.
Les poubelles jetées.
Et le thé parfumé.
Les tartines, le beurre et la confiture.

Les mouettes sur les toits. Et les antennes.
Et les avions qui passent.

Légèreté des bruits qui filent.

Le vent fait bouger les rideaux qui vont et viennent,
s’engouffrent dans la fenêtre avec des mouvements
brefs et saccadés comme ceux des danseurs.

Un flottement.

(Sarah Kéryna)

 

Recueil: rappel
Traduction:
Editions: Le Bleu du Ciel

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Si nous imaginons (Baruch Spinoza)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2018


 



    
Si nous imaginons que quelqu’un aime, ou désire, ou hait quelque chose que nous aimons, désirons ou haïssons,
par là même nous aimerons, etc., cette chose avec plus de constance.

Mais si nous imaginons qu’il a de l’aversion pour ce que nous aimons, ou inverse,
alors nous éprouverons un flottement dans l’âme.

(Baruch Spinoza)

 

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DE PLAINES EN PLAINES LOINTAINES… (Robert de Souza)

Posted by arbrealettres sur 5 mai 2018



DE PLAINES EN PLAINES LOINTAINES…

De plaines en plaines lointaines,
L’éther, l’éther est de velours ;
L’âme de baume des tilleuls
En un demi-sommeil y mène
Le flottement des heures sereines,
Chaudes et assoupies d’amour.

L’éther, l’éther est de velours,
L’âme est de baume des tilleuls ;
De plaines en plaines lointaines,
Des heures alanguies bercent la terre sereine.

(Robert de Souza)

 

 

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Apparemment, tu ne fais pas de gestes (Eugène Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 10 septembre 2015



Apparemment,
Tu ne fais pas de gestes.

Tu es assis là sans bouger,
Tu regardes n’importe quoi,

Mais en toi
Il y a des mouvements qui tendent

Dans une espèce de sphère
A saisir, à pénétrer,

À donner corps
À je ne sais quels flottements

Qui peu à peu deviennent des mots,
Des bouts de phrase,

Un rythme s’y met
Et tu acquiers un bien.

(Eugène Guillevic)

Illustration: Gennadiy Ulybin

 

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