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Retouche à l’éblouissement (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 9 décembre 2016



 

Aristide Maillol  LaCoteD'Azur+1895+MuseePetit-Palais+Paris [1280x768]

retouche à l’éblouissement

bel été mâle allongé sans un souffle
les lys à voix de femmes fortes
appellent les adolescents
au bord blanc du désir

du ciel à peine ouvert
l’odeur a l’orient des perles
et l’âme épouse son plaisir
qui dit ne servir que soi-même

(Daniel Boulanger)

Illustration: Aristide Maillol

 

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Non, rien ne viendra (Roger Munier)

Posted by arbrealettres sur 3 mai 2016



Non, rien ne viendra.
Mais cette évidence, il faut l’habiter.
Elle est si forte qu’elle est à sa manière une venue,
la seule peut-être qui soit possible à une Absence.

Ou encore, Ce qui ainsi ne vient n’est bien ce qui ne vient,
jamais ne vient, que parce qu’il est peut-être de toujours déjà venu.

Comment viendrait-il, s’il est de toujours déjà venu,
et tellement et de si près qu’on ne peut le savoir venu?
Le mouvement de venir, d’à-venir, n’est qu’en nous,
non en lui, ne tient qu’à nous, à notre attente.
Mais si lui, tout autant, attendait?

(Roger Munier)

Illustration

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Enez Aval (Yvon Le Men)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2015



 

Enez Aval

Il y avait
ces murs de pierre
où le vent se brisa
sur les rêves

des hommes venus
de l’autre côté
des siècles

et de la mer

Il y avait cette croix
grise
par temps de pluie
blanche par temps de ciel

quand la lumière pose son poids de neige
sur la terre

Il y avait cette île ouverte
au jour de l’équinoxe
et la fleur fragile parmi le vent

forte
parmi la vie

(Yvon Le Men)

Découvert chez Lara ici

Illustration

 

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Et dès lors (Jean-Pierre Faye)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2015



Carry Akroyd_colonsay_oronsay_islay_and_jura

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d’astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant, tout à coup les bleuités, délires
Et rythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l’alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l’amour !

(Jean-Pierre Faye)

Illustration: Carry Akroyd

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