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Poésie

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26 MAI 1828 (Alexandre Pouchkine)

Posted by arbrealettres sur 18 décembre 2018



   Alexandre Pouchkine 
    
26 MAI 1828

Vie, don inutile, don fortuit,
à quoi bon m’es-tu donnée ?
Pourquoi un mystérieux destin
aux supplices m’a-t-il voué ?

Qui donc aux pouvoirs hostiles
du néant m’a rappelé,
chargé le coeur de passions
et rongé l’esprit de doute… ?

J’ai l’âme vide, l’esprit oiseux,
n’ai plus aucun but en vue ;
le bruit monotone de la vie
m’emplit de mélancolie.

***

(Alexandre Pouchkine)

 

Recueil: L’heure de la nuit Poèmes
Traduction: Christiane Pighetti
Editions: De la Différence

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Vie (Alexandre Pouchkine)

Posted by arbrealettres sur 28 novembre 2018



Illustration
    
Vie, don stérile et fortuit,
de quoi me sers-tu, ma vie ?
Pourquoi un destin caché
à la mort t’a-t-il vouée ?

Qui, dans un dessein hostile,
m’a tiré hors du néant,
liant à mon âme ardente
un esprit rongé de doutes ?

Nul but au bout de ma route :
un coeur vide, un esprit vain
qu’empoisonne d’amertume
le bruit morne de mes jours.

(Alexandre Pouchkine)

 

Recueil: Poésies
Traduction: Louis Martinez
Editions: Gallimard

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J’aime la présence (Israël Eliraz)

Posted by arbrealettres sur 28 mars 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
j’aime la présence du côté
fortuit des choses…

provoquer la matière…

attendre des imprévus…

saisir des chances…

(Israël Eliraz)

 

Recueil: et tout cela pour dire ose
Traduction:
Editions: José Corti

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BRUME GRISE (Inger Christensen)

Posted by arbrealettres sur 30 janvier 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
BRUME GRISE

Brume grise sur la baie de Knebel.
Des couteaux vibrant en cachette.
A cet endroit presque fortuit
qui me touche presque fortuitement.
Qui a le pouvoir ?

Et sous l’eau.
Sous la même brume gris-ardoise
qui coule si profondément en moi.
Des couteaux vibrant en cachette.
Qui n’a pas le pouvoir ?

Des pies de mer impuissantes. —
Des cris déchirants. —
Brume grise sur la baie de Knebel.

(Inger Christensen)

 

Recueil: HERBE
Traduction: Janine et Carl Poulsen
Editions: Atelier La Feugraie

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L’insoutenable légèreté de l’être (Milan Kundera)

Posted by arbrealettres sur 31 octobre 2017



L’insoutenable légèreté de l’être

L’être humain, guidé par le sens de la beauté
transpose l’évènement fortuit
(une musique de Beethoven, une mort dans une gare)
pour en faire un motif
qui va ensuite s’inscrire
dans la partition de la vie.

(Milan Kundera)

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