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Posts Tagged ‘fougère’

Un jour, j’inventerai les signes de ma topographie personnelle (André Hardellet)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2021



moissonneuses

Un jour, j’inventerai les signes de ma topographie personnelle :
baisers dans les fougères, postes d’affût des grosses truites,
coups de foudre, harems champêtres, traces de fées, moissonneuses nues,
violettes hallucinogènes, arbres à casse-croûte, granges aux belles,
cabarets en lierre, haltes du temps, sourires, etc…

Je me demande si M. Larousse, qui emploie des jeunes filles à souffler sur des pissenlits,
accueillera mes suggestions dans ses excellents ouvrages.

(André Hardellet)

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L’écoutée (Henry Bauchau)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2021


martin_pecheur4

Lumière en matière de Dieu
Et transparente sous l’averse
Plus que mémoire que transperce
Le cri bleu du martin-pêcheur

Lumière à la pensée de plante
Tout en liberté de fougère
Tout en méditation de l’air
Lumière en lumière ignorante

Lumière bergère lucide
Est l’envol du martin-pêcheur
Car l’amour est prompt et limpide
Est le courage du bonheur

(Henry Bauchau)

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Quand la forêt s’éveille (Patrick Joquel)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2021



Quand la forêt s’éveille
un parfum de fougère
élève à la lumière
une envolée d’abeilles

(Patrick Joquel)

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L’ETRANGERE (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 11 avril 2021



Belle étrangère
tu m’apparais
en rêve
dans mon sommeil
et mes lèvres
cherchent les tiennes
mais au réveil
la tristesse m’oppresse
car tu me laisses
solitaire sur la terre
de mes ancêtres
dans cette chaumière
perdue au milieu
des fougères et des bruyères
d’un lieu mystérieux.

(Jean-Baptiste Besnard)

Illustration: Jean-Michel Pucci

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Jeunes pousses de fougère (Natsume Sôseki)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2021



Jeunes pousses de fougère
Ouvrant leurs petits poings
Enfin le printemps.

(Natsume Sôseki)

Illustration: ArbreaPhotos  

 

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J’IRAI DEMAIN (Pierre Morhange)

Posted by arbrealettres sur 6 mars 2021



J’IRAI DEMAIN

Qu’un poulet picore,
Que la fougère arbore.
Ah! Comme moi
Un bec et un arpent.

N’empêche qu’altitude
Aux nuages gris et plats
Donne air et repas
Et je vis de cachots.

(Pierre Morhange)


Illustration

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Dans le marais (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 3 mars 2021



Dans le marais

Je goûte à la pomme
A la pulpe du jour
Dans ce pays du rocher
Fouetté par le flot
Du granit austère
Du schiste qui s’effeuille
En ardoises pour le toit
De la lande où le vent
Conte des légendes
Pays amphibie de la fougère
De la pomme de terre et du cidre
Du goémon et de l’huître
Je vis en liberté
Dans la paix du rivage
Sur une langue de sable qui plonge
Dans les vagues où rêvent les poissons.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration

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Solitude (Miroslav Antić)

Posted by arbrealettres sur 22 février 2021



     


    
Solitude

Tu reconnaîtras ta force
à ta capacité
à résister à la solitude.

Les étoiles géantes sont seules
en marge de l’espace.
Les petites et les confuses
se tassent en galaxies.

La semence du séquoia choisit les clairières
riches en soleil, ouragan et oxygène.
La semence des fougères se niche dans les forêts vierges.

L’aigle n’a jamais eu besoin
de faire la connaissance d’un autre aigle.
Les fourmis ont inventé les peuples.

Tu reconnaîtras ta force
à ta capacité
à surmonter l’instant présent,
car l’instant présent est plus dur,
plus terrible et plus long
que le temps, que l’éternité.

***

Самоћа

Своју снагу препознаћеш по томе
Колико си у стању
Да издржиш самоћу.

Џиновске звезде самују
На ивицама свемира.
Ситне и збуњене
Сабијају се у галаксије.

Семе секвоје бира чистине
Са много сунца, урагана и ваздуха.
Семе папрати завлачи се у прашуме.

Орао никад није имао потребу
Да се упозна са неким другим орлом.
Мрави су измислили народе.

Своју снагу препознаћеш по томе
Колико си у стању
Да пребродиш тренутак,
Јер тренутак је тежи
И страшнији и дужи
Од времена и вечности.

(Miroslav Antić)

 

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

et … lui-même ici: serbica.u-bordeaux-montaigne
Recueil:
Traduction: Traduit du serbe par Boris Lazić
Editions:

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RETOUCHE AU CHEVAL DE BATAILLE (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 2 juillet 2020



 

sorciere

RETOUCHE AU CHEVAL DE BATAILLE

Le balai qui se cachait sous l’escalier
arbre et canon
aigle et trompette
mes dix mille victoires
devenait soudain l’instrument de la colère
aux mains des femmes décoiffées.
Il me fallait attendre le prochain matin
pour aller de nouveau le caresser
dans la soupente où venait se dérouler
et mourir
la fougère du café.

(Daniel Boulanger)

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Aux fleurs (Albert Lozeau)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2020



Aux fleurs

Fleurs des bois, fleurs des prés, fleurs aux formes parfaites,
Quelle peine sincère, en ce mois, vous nous faites !
Vos coupes de parfums, vos vases de couleurs,
Vos calices de miel, vos corolles de pleurs,
Vos feuillages luisants, vos tiges élancées
Harmonieusement par la brise bercées,
Rien de votre beauté frêle n’a parfumé
Ni réjoui ce triste et frileux mois de mai !
Sans doute, un peu de vous dans la grâce des femmes
A charmé nos regards et consolé nos âmes…
Vos grandes sœurs ont eu leur règne séduisant
Et c’est le tour des plus petites, à présent.
– Églantines, lilas, tulipes, violettes,
C’est le printemps ! Muguets, agitez vos clochettes !
Dans les cerisiers blancs, dans les pommiers fleuris,
Le merle vous appelle avec de petits cris ;
Et les amants qui font l’amour à lèvres closes,
Ne peuvent rien se dire en l’absence des roses…
La terre, sous son herbe avare, vous attend,
Marguerite au cœur d’or, svelte lys éclatant,
Narcisse rose et blanc, pensée au velours sombre,
Et rêve de sommeil à votre petite ombre.
Chantez-nous la chanson délicate du bleu,
Et la gamme du rose exquis au rouge feu ;
Détaillez-nous la forme ascétique ou charnue,
Épanouie en boule, étoilée ou menue,
Et la variété soyeuse du satin,
Sa nuance innombrable au soleil du matin,
Ses éblouissements de pierres précieuses,
Ses ors, ses argents mats, ses pourpres somptueuses !
Comme trempé de sang, qu’on aperçoive au loin
L’ardent coquelicot dressé dans le sainfoin,
Et que dans la forêt, dentelée et légère,
Verte au pied du tronc gris, foisonne la fougère !
Point d’abeilles sans vous et point de papillons
Qui voltigent, de miel en miel, dans les rayons.
Vous êtes la lumière éclairant toute chose,
Ou bleue ou blanche ou mauve ou violette ou rose,
Et qui s’est incarnée en votre fine chair
Et, sous le ciel de pluie ou le firmament clair,
De vos calices fait de petites veilleuses
Frissonnantes au vent, douces et merveilleuses !
Vous êtes les parfums enivrants des sentiers,
Qui s’exhalent sans s’épuiser, des jours entiers,
Et, moite, dans le bois profond au vaste dôme,
Fume et l’emplit, pareil à l’encens, votre arôme !
La jeune fille rit en s’embaumant à vous,
Et pour vous respirer baise vos cœurs si doux.
Quand elle vous caresse à sa lèvre, on peut dire
Que la lèvre a l’odeur et la fleur le sourire !
Vous embellissez tout ; l’eau devient diamant
Dès que sur vous la goutte étincelle un moment,
Et lorsqu’un papillon brun en vous s’aventure,
Vous composez un prodige de la nature !
– Fleurs des champs, fleurs des bois, riches fleurs des jardins,
Splendide floraison : velours, tulles, satins ;
Humbles fleurs qui croissez au bord des grandes routes,
Fleurs indigentes qui bientôt vous fanez toutes ;
Fleurs à qui chaque jour le jet de l’arrosoir
Prodigue la fraîcheur qu’entretiendra le soir ;
Et vous, chétives fleurs tristes et négligées,
Qui n’êtes pas souvent d’eau limpide aspergées,
Qui comptez sur le ciel seulement, et que juin
Négligemment arrose en passant – et de loin,
C’est la saison ! Ne nous laissez pas dans la peine :
Sans couleurs, sans parfums, qu’est l’existence humaine ?

(Albert Lozeau)

 

 

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