Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘fourré’

Entre ces spasmes de lumière (Paul Auster)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2017



 

Entre ces spasmes
de lumière, dans la fragile fougère, dans les sombres
fourrés : attendant
qu’à ton oreille labyrinthique
éclate
le tonnerre : le grondement de Babel,
le silence. Ce n’est pas
le lieu où tu t’es égaré
que l’on entendra. Mais le pas
se creusant sous
ce ciel troué, qui se tient tout à fait
à distance. Et qui s’étend en toi
à l’entrée
de la terre craquelée, où tu regardes
ces étoiles déchues
qui s’acharnent à ramper vers toi,
chargées des cadeaux de l’enfer.

(Paul Auster)

Illustration: Yuri Zupancic

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Dans les fourrés de ma parole (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2016



Dans les fourrés de ma parole,
parfois j’ai distingué ma voix
[…]

Dans l’effarouchement de ma voix,
J’ai reconnu un son plus clair.
[…]

C’est la voix de l’autre, c’est toi.

Sais-tu ce qu’il t’a murmuré ?
De lui tu n’auras rien de plus.

(André Frénaud)

Illustration: Chantal Dufour

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Surgi des fourrés (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2016



brume [1280x768]

Surgi des fourrés,
Le bruit de l’eau qui court
Emplit les champs brumeux.

***

From out of the thickets
The sounds of trickling water
Fill the hazy fields.

(Richard Wright)

Illustration

 

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , , , , , | Leave a Comment »

La caverne (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 22 septembre 2016



 

la-menade

La caverne

Voici dans les rochers l’accès du corridor,
Il descend, dans la nuit, au coeur de la planète.
Le bruit du monde ici se dissout et s’endort.
A son seuil le soleil et la lune s’arrêtent.

Eurydice est passée par là, voici son pied
Dans la terre marqué mais la piste se brise,
La phrase s’interrompt, le serment est délié,
Le cavalier se cabre et se fixe à la frise.

Ces autres pas qui vont ailleurs sont ceux d’Orphée,
L’éclipse est terminée et le ciel resplendit
En nous rendant notre ombre et sa maison hantée.

Loin, derrière un fourré d’épines et de roses
La ménade s’endort dans le bois interdit.
Un nuage est au ciel comme une fleur éclose.

(Robert Desnos)

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :