Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘fourré’

Dans les fourrés de ma parole (André Frénaud)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2016



Dans les fourrés de ma parole,
parfois j’ai distingué ma voix
[…]

Dans l’effarouchement de ma voix,
J’ai reconnu un son plus clair.
[…]

C’est la voix de l’autre, c’est toi.

Sais-tu ce qu’il t’a murmuré ?
De lui tu n’auras rien de plus.

(André Frénaud)

Illustration: Chantal Dufour

 

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Surgi des fourrés (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2016



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Surgi des fourrés,
Le bruit de l’eau qui court
Emplit les champs brumeux.

***

From out of the thickets
The sounds of trickling water
Fill the hazy fields.

(Richard Wright)

Illustration

 

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La caverne (Robert Desnos)

Posted by arbrealettres sur 22 septembre 2016



 

la-menade

La caverne

Voici dans les rochers l’accès du corridor,
Il descend, dans la nuit, au coeur de la planète.
Le bruit du monde ici se dissout et s’endort.
A son seuil le soleil et la lune s’arrêtent.

Eurydice est passée par là, voici son pied
Dans la terre marqué mais la piste se brise,
La phrase s’interrompt, le serment est délié,
Le cavalier se cabre et se fixe à la frise.

Ces autres pas qui vont ailleurs sont ceux d’Orphée,
L’éclipse est terminée et le ciel resplendit
En nous rendant notre ombre et sa maison hantée.

Loin, derrière un fourré d’épines et de roses
La ménade s’endort dans le bois interdit.
Un nuage est au ciel comme une fleur éclose.

(Robert Desnos)

Illustration

 

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HYMNE AUX BLONDES (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 30 mars 2015



HYMNE AUX BLONDES

Voici les blondes qui sortent du fourré,
elles mourront un jour
mais bien avant pourriront
les liserons dont elles se couronnent ;
l’une piqua son bras à l’épine
et suce le sang de sa blessure,
mais qui ne trouverait
sur le corps du plus fin grain
la trace de mille blessures légères
et l’infime brisure dans la ramure d’un sein.
Blondes, il faudrait vous coucher
dans le lit asséché des rivières
avec de grosses roses et des fleurs de genêt
et puis vous entourer d’abeilles
ayant perdu leur dard dans l’assouvissement des vengeances.

(Jean Follain)

Illustration: Françoise Martin-Marie

 

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