Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘fraîche’

LE JUS DU TEMPS (Jean Mambrino)

Posted by arbrealettres sur 1 juin 2020



LE JUS DU TEMPS

Déshabille la pêche.

Une gorgée de vin nu
dans ta bouche.

La fable est fraîche.

Le goût
de ce qui n’est plus.

(Jean Mambrino)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Retouche à l’été (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 29 mai 2020



 

Dao Hai Phong ha_do___dao_hai_phong_146_1_

retouche à l’été

des images à peau fine
fraîches et pleines de sucre
allaitent le silence
dans un paysage de vitres

(Daniel Boulanger)

Illustration: Dao Hai Phong

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Ah ! l’idylle encore une fois (Philippe Jaccottet)

Posted by arbrealettres sur 13 mai 2020


 


(c) Walker Art Gallery; Supplied by The Public Catalogue Foundation

 

Ah ! l’idylle encore une fois
qui remonte du fond des prés
avec ses bergers naïfs

pour rien qu’une coupe embuée
où la bouche ne peut pas boire
pour rien qu’une grappe fraîche
brillant plus haut que Vénus!

(Philippe Jaccottet)

Illustration: Maurice Greiffenhagen

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Dire l’odeur de sa peau fraîche (Jean Richepin)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2020



 

Aaron Coberly (22)

Dire l’odeur de sa peau fraîche

Dire l’odeur de sa peau fraîche,
Aucun parfum ne le saurait,
Ni le foin séché
dans la crèche
Ni l’haleine d’une forêt,

Ni le thym ni la marjolaine,
Ni le muguet, ni le cresson
Nourri des pleurs de la fontaine
Et tout baigné de sa chanson,

Ni le repli des coquillages
Qui garde un arôme énervant,
Souvenance d’anciens sillages,
D’algues, de marée et de vent.

(Jean Richepin)

Illustration: Aaron Coberly

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La main touche une jupe (Alain Borne)

Posted by arbrealettres sur 1 mai 2020




    

La main touche une jupe,
muguets fanés, je me souviens
tiède comme un début de peau,
un feu de sang brûle les os.

Les joncs craquent sous le corps souple,
et le miel bout dans l’oeillet pourpre,
sur le brasier de myositis
là-haut où les oiseaux s’étirent.

Carrière de braise rouge,
près d’une eau non doublée de tain,
où toute pudeur expire
au vent venu de si loin.

Sous août bruissant, la fièvre est fraîche,
et la brûlure encore glacée
des lèvres fanées de soif,
et du corps torride de sang.

Voici la baie de tes jambes
avant cette île foudroyée
où peut-être un peu de neige
attend ma tête sans pensée.

(Alain Borne)

 

Recueil: Oeuvres poétiques complètes
Traduction:
Editions: Curandera

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

La brise fraîche (Onitsura)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2019



 

La brise fraîche
emplit le vide du ciel
de la rumeur du pin

(Onitsura)

Illustration: Hokusaï

 

Posted in haïku, poésie | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

La vie (Paul Eluard)

Posted by arbrealettres sur 27 octobre 2019


Sourire aux visiteurs
Qui sortent de leur cachette
Quand elle sort elle dort

Chaque jour plus matinale
Chaque saison plus nue
Plus fraîche

Pour suivre ses regards
Elle se balance.

(Paul Eluard)

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Cette caresse toute fraîche (Paul Eluard)

Posted by arbrealettres sur 26 octobre 2019



 

A ce souffle à ce soleil d’hier
Qui joint tes lèvres
Cette caresse toute fraîche
Pour courir les mers légères de ta pudeur
Pour en façonner dans l’ombre
Les miroirs de jasmin
Le problème du calme.

(Paul Eluard)

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | 1 Comment »

ROMANCES SANS PAROLES (Charles Le Goffic)

Posted by arbrealettres sur 1 septembre 2019



 

Louis Garin  Bois CDC [1280x768]

ROMANCES SANS PAROLES

Fraîche et rieuse et virginale,
Vous m’apparûtes à Coatmer,
Blanche dans la pourpre automnale
Du soleil couchant sur la mer.

Et la mer chantait à voix tendre,
Et, des terrasses du ciel gris,
Le soir penchait ses yeux de cendre
Sur les palus endoloris.

Et je crois que nous n’échangeâmes
Ni baiser vain, ni vain serment.
Le soir descendait en nos âmes,
Et nous pleurâmes seulement.

(Charles Le Goffic)

Illustration: Louis Garin

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Le ruisseau (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2019


Le ruisseau coule
Dans la terre fraîche.

Il sait
Comme les pierres sont dures,
Il connaît le goût
De la terre.

(Guillevic)


Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , | 1 Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :