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Poésie

Posts Tagged ‘(Francis Blanche)’

Si vous ne vous sentez pas bien (Francis Blanche)

Posted by arbrealettres sur 9 septembre 2018




Si vous ne vous sentez pas bien,
faites-vous sentir par un autre.

Madame: n’achetez plus de tissu écossais.
Ecossez-les vous-même!

Une journée sans canular,
c’est un gruyère sans trou.

Si Christophe Colomb n’avait rien découvert,
Kennedy serait toujours vivant.

Les femmes qui nous aiment pour notre argent
sont bien agréables:
on sait au moins ce qu’il faut faire
pour les garder.

Qui aime bien ses lunettes
ménage sa montre.

(Francis Blanche)

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Le Berger (Francis Blanche)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2018




Le Berger

Le berger écoute le vent
Le berger compte les étoiles
Le berger regarde le temps
grisailler son manteau de toile

Le berger confie son troupeau
à l’épaule de la montagne
Le berger joue de son pipeau
La voix du torrent l’accompagne

Mais par les longues nuits d’été
couché seul sur le dos dans l’herbe
compagnon de l’éternité
le berger …
le berger …
s’emmerde…

(Francis Blanche)

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J’ai rêvé ma vie (Francis Blanche)

Posted by arbrealettres sur 27 avril 2018




J’ai rêvé ma vie

J’ai rêvé ma vie
les yeux grands ouverts
me suis réveillé
quand c’était l’hiver

La neige était là
le ciel était gris
le vent était froid
je n’ai pas compris

Mes beaux soirs d’avril
que j’avais rêvés
où donc étaient-ils
j’en aurais pleuré

Faites-moi plaisir
commencez sans moi
laissez-moi dormir

… j’étais fait pour ça…

(Francis Blanche)

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Vos nom, prénom (Francis Blanche)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2017




Vos nom, prénom

Ne cherchez pas à lire mon nom sur mes papiers
J’ai lavé mes empreintes et j’ai perdu mon âge,
Appelez-moi fumée appelez-moi nuage
Laissez le reste en blanc sans rien me demander.

Je n’ai jamais volé que mes instants de chance,
Je n’ai jamais tué que le temps qui passait,
Mes poches sont percées mais je garde en secret
Le coquillage bleu au fond de mon enfance.

Vous n’avez pas le droit de prendre mes bretelles
Ouvrez-moi cette porte, rendez-moi mes lacets!…
Je n’ai rien demandé, simplement je passais,
Si je n’ai pas de nom c’est que nul ne m’appelle.

Je suis très bien ainsi, laissez-moi m’en aller
Je ne mendiais pas, n’étais même pas ivre
Et s’il faut à tout prix mettre un nom sur vos livres
Appelez-moi nuage, appelez-moi fumée…

(Francis Blanche)

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Mortes maisons (Francis Blanche)

Posted by arbrealettres sur 6 août 2016




Mortes maisons

Mortes maisons et maisons mortes
visages blancs évaporés
vers Dieu sait quels corps ignorés
qui donc pleure ainsi dans vos portes

Marteaux-lions mains de bronze terne
quels frissons défunts éveillés
viendront soudain émerveillés
frémir aux bornes des poternes

Couloirs verts d’ombre et de lumière
qui donc osera profaner
quel pas vos lourds parquets fanés
par des milliers d’années-poussière

et quelle main de quelle antienne
voudra cette harpe effleurer
cette harpe où revient pleurer
au vent quelque douleur ancienne

(Francis Blanche)

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Mon oursin et moi (Francis Blanche)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2016




Mon oursin et moi

Un oursin dans mon poing fermé
j’ai serré les poings sans rien dire
et je crois qu’on a bavardé
et je crois que j’ai pu sourire

Sourire à Pierre à Paul à Georges
à Marie-Christine à Thomas
avec ce sable dans la gorge
et ce caillou dans l’estomac

Cache donc tes mains sous la table
ça n’est pas joli tout ce sang
et pour faire passer le sable
bois donc ce whisky qu’on te tend

Merci monsieur merci madame
(ô les bons principes reçus!)
Dans ta poche tu fourres ton âme
avec ton mouchoir par-dessus

Bravo… tapons-lui sur l’épaule
ce garçon est vraiment très bien
il réussit à être drôle
avec un oursin dans la main!

(Francis Blanche)

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Qui rit vendredi (Francis Blanche)

Posted by arbrealettres sur 1 août 2016




Qui rit vendredi
boira quarante jours plus tard.

(Francis Blanche)

 

 

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Tendresse (Francis Blanche)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2016




J’ai connu un commissaire de police
qui était clown en dehors de ses heures de service

J’ai connu des glycines roses plus que la rose elle-même
c’était dans un jardin
chez les Bénédictins
à Solesmes
J’ai connu des cinémas pour bonbons à la menthe
j’ai connu ce vieux zèbre triste qui se lamente
et lentement se décolore au Jardin des Plantes
J’ai même connu l’homme qui prêtait sa voix pour l’horloge parlante
mais un matin lavé de ma vie de mes livres
neuf comme une larme Adieu tour Eiffel
je reviendrai vers l’arbre aux sources du vivre
apprendre à chanter pour le vent

Et le vent m’apprendra les parfums de la plaine
et le vent m’apprendra les senteurs de l’été
Coquillages d’odeurs dans la brume incrustés
vous ne reviendrez plus aviver quelque peine
Non je n’ai plus soif et je laisse
cette vie d’ardoise et de pierre
couler couler
et déborder les verres

Tendresse

(Francis Blanche)

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J’ai bu l’oubli (Francis Blanche)

Posted by arbrealettres sur 29 juillet 2016




J’ai bu l’oubli

Le souvenir, ce n’est qu’un regret apaisé
qui vient flotter comme un parfum de sauge…

Laisse couler le temps sous les doigts de l’horloge…

J’ai bu l’oubli dans un verre brisé…

(Francis Blanche)

Illustration

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Nevermore (Francis Blanche)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2016




Nevermore

Il n’y aura plus
jamais
de neige
sur le chemin des étangs.
Je veux parler
de cette neige
de nos quinze ans.

Il n’y aura plus
jamais
de brume
dans les bois de chênes verts.
Je veux parler
de cette brume
de nos hivers.

J’irai brûler des feuilles mortes
dans le jardin de mes parents
et puis je fermerai la porte
sur mes amours d’enfant.

Il n’y aura plus
jamais
de rires
sur les sentiers ingénus.
Je veux parler
de tous ces rires
à jamais perdus…

(Francis Blanche)

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