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Posts Tagged ‘(Franz Hellens)’

L’idée de l’infini (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2019


 


Alexander Maranov   2

Deux choses, dans mon enfance,
m’ont introduit à l’idée de l’infini :
l’odeur de l’encens à l’église
et la chaleur du lit maternel.

(Franz Hellens)

Illustration: Alexander Maranov

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Mon Dieu je sais que vous n’entendrez pas cette prière (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 11 juillet 2018



 

Mon Dieu je sais que vous n’entendrez pas
Cette prière,
Votre monde n’est qu’un seul corps
Une seule âme.

Comment cette voix faible qu’est la mienne
Une poussière à peine
Monterait-elle jusqu’à vous
Qui là-haut dans les siècles des siècles

Les sphères des sphères sans horizons
Écoutez la rumeur unanime
De la matière et de l’esprit
Mêlée à tous les autres sons?

Pourtant elle monte ma voix
Et comme un cercle s’élargit
Couvrant toute la mer
Où bat le grand coeur unanime.

Comme la vague sur le bord
Dépose un tas de coquillages
Ma prière fait de l’or
De tout ce qu’elle touche au fond des âges.

(Franz Hellens)

Illustration: William Blake

 

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Mon Dieu (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 20 août 2017



 

Mon Dieu, mais à quel Dieu parlé-je au plus profond
De ce coeur, agité comme une vieille terre
Qu’un fer de jardinier, secondé par le soc
De l’orage, laboure pour quelles saisons ?

[…]

Mais si vague, lointain, invisible, impensable,
Quel autre nom trouver pour atteindre si haut
Que ce grand D, qui ne connaît aucun écho,
Sans la rumeur d’un son ni l’ombre d’un visage?

(Franz Hellens)

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Je lègue à mon chien (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 11 mars 2017



 

Je lègue à mon chien mon habit d’arlequin
Au pied de la montagne mon bâton
Aux rayons de l’esprit la flaque d’eau
Au vent de la mémoire le nuage
Aux astres morts la cendre de mes rêves
Au temps qui vient l’étang et la maison
A d’autres l’objet de ma passion
Aux ignorants la page blanche
Au vol du Sphinx le ciel de mes yeux blancs
Aux psychologues ma tête et mes dix doigts
A la postérité ma mort qui vient de naître
A ce nouveau visage pas encore né
Tout ce que je n’ai pas été
Et que j’aurais pu être.

(Franz Hellens)

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Invisible mouette me voici (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2017



 

Invisible mouette me voici
Est-ce la mer aussi
Qui me rappelle

Sa voix n’a pas changé
C’est tout ce que j’ai
Retenu d’elle

[…]

Me voici montre-toi, Mer,
Poésie, mêmes yeux froids, pervers
Et cette tendresse infinie
Qui fait oublier l’hiver.

(Franz Hellens)


 

 

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De temps à autre (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 4 septembre 2015



 

Aurélien Lepage 2   [1280x768]

De temps à autre je me laisse aller, pour moi-même,
à de petites professions de foi, de menus credos, tel que celui-ci :
« Je crois à une joie collective éternelle et totale, dans l’espace de l’éternité. »

… La matière de l’instrument sera réduite avec toutes les autres à ses éléments,
magnifique et sublime accord de tous les sons dans une seule note, comme dans le finale d’un choeur.

Il n’y aura plus place pour un souvenir,
mais toute place sera faite à l’harmonie composée d’une seule mémoire,
nommons-la divine.

(Franz Hellens)

Illustration: Aurélien Lepage

 

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EN HYDRAVION (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 9 août 2015



Hydravion

EN HYDRAVION

Le rêve n’est pas plus haut que le ciel
Où je monte

Les mots se sont envolés avec moi
Ou les ai-je laissés en arrière

lls ne reviendront plus tels que je les connus
Vieillis ou tout nouveaux

Y en a-t-il jamais eu
Des mots

(Franz Hellens)

 

 

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Quelle doit être l’aurore (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2015



 

trembles

Quelle doit être l’aurore des trembles du Paradis,
si ceux de la terre, ce matin, tremblent si divinement?

(Franz Hellens)

Illustration

 

 

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NE CROYEZ PAS (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2015



 

Edson Campos  (33)

NE CROYEZ PAS

Ne croyez pas que la colère
Est laide lorsque vos yeux bleus
Comme la mer soudain s’altèrent
Ou scintillent de mille feux.

J’aime en vous ce qui chante ou gronde,
J’aime vos yeux bouleversés,
Et j’aime la douceur profonde
De votre âme aux flots apaisés.

Tout ce qui fait votre nature,
Tourmente, langueur, volupté,
C’est la quotidienne pâture
Dont se nourrit ma pauvreté.

(Franz Hellens)

Illustration: Edson Campos

 

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LES CADRANS (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2015



 

cadran horloge

LES CADRANS

Les cadrans ronds des vieilles tours
Ont pour cils d’or les douze signes
Que les aiguilles, tour à tour,
Du bout de leurs pointes désignent.

Les cadrans d’or dont les yeux ronds
Clignent des heures pacifiques
Font d’une aiguille léthargique
Marcher le temps qui semble long.

Et l’on ne sait pour quelles gens
Le cadran cligne encore et sonne ?
Les gens sont morts depuis longtemps :
Il sonne l’heure pour personne.

(Franz Hellens)

Illustration

 

 

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