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Poésie

Posts Tagged ‘(Franz Hellens)’

Laisse courir ta plume (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2021



Laisse courir ta plume
Comme l’eau va
Comme saute le fer
Sur l’enclume
Et mieux
Si la plume est absente
Laisse bondir ton coeur
Comme la balle
Et s’élargir tes yeux
Comme les cercles de l’étang.

(Franz Hellens)

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Dans un poème, il n’y a qu’un instant de poésie… (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 12 décembre 2021



 

Didier Delamonica - French Mystical Fantasy painter -   (34) [1280x768]

Dans un poème, il n’y a qu’un instant de poésie…

Il faut savoir le discerner.
Un poème n’est vivant qu’improvisé.
J’entends ainsi ce qui s’accomplit hors du temps et de la commune mesure.
Les images poétiques doivent s’admettre ou se rejeter.
Elles ne se discutent pas plus que les images du rêve.
Le miracle de l’univers est qu’il tourne et se développe.
Il faut qu’on puisse dire d’un poème qu’il tourne
et continue à se développer dans l’âme du lecteur.

(Franz Hellens)

Illustration: Didier Delamonica

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On glisse dans la paix (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 9 décembre 2021



 

Dai Ping Jun 3

On glisse dans la paix d’une chambre aussi bien
Que dans l’eau d’un étang, toutes deux sont sans fond.
Passé, futur, quel vent te prend soudain
Par les cheveux, te force à t’enfoncer plus loin ?
L’ombre du souvenir est un ciel étoilé
Reflété dans l’abîme. Attends au fond de l’eau
Que le matin revienne et comme le chasseur
D’un conte merveilleux prends ton arc à deux courbes.
Arrête avec ta flèche un rêve que le ciel
Du matin trop étroit ne pourrait contenir.

(Franz Hellens)

Illustration: Dai Ping Jun

 

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Je me rappelle ce reflet (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 9 décembre 2021



 

Je me rappelle ce reflet
D’un cierge sur la dalle de l’église
Où mes yeux descendus de la voûte
Croyaient voir dans le ciel renversé
Une étoile danser.
Elle n’a pas fini, à travers les années,
Les printemps, les hivers,
Les roses et les neiges
Dans ce carré de ciel
Ses lumineux arpèges.

Non, pour personne, fût-ce un dieu,
Retombé de l’antique atmosphère,
Je ne donnerais ce reflet
De l’étoile première,
Ballerine du ciel dont le pas fêtait Dieu
Sur le rythme éternel de la danse des mondes
Dans l’espace élargi de mes yeux :
Signe de son pouvoir par l’allure et le nombre.

(Franz Hellens)

Illustration: ArbreaPhotos

 

 

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Oh! j’y suis né deux fois (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 9 décembre 2021



Oh! j’y suis né deux fois, de ma mère
Et de cette eau.
Mon âme a cette transparence
Qui ne découvre pas le fond
Mais le devine plus profond
Que sa propre profondeur.

(Franz Hellens)

 

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Comme toi, houilleur (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 8 décembre 2021



 

Comme toi, houilleur, je suis noir
D’un travail souterrain, mes paumes
N’ont pas durci, mes mains sont blanches,
Mais j’ai de la poussière au coeur…

Le filon noir qui court de biais
Je l’ai suivi comme ta pique
Le taquinant aux nerfs aux veines
A coups d’élans drus et précis.

Pour voir frémir un peu de terre
Je me traînerais sur le dos
Je donnerais pour un écho
Le noeud rouge de ma ceinture…

(Franz Hellens)

 

 

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Nous vivions nu-pieds (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 18 novembre 2021



 

loutre

Nous vivions nu-pieds, tête nue,
l’âme et le coeur à l’avenant,
en compagnie des bêtes de plume et de poil…

Un geai, une loutre,
l’un fuyant par les arbres,
l’autre s’enfonçant dans le gouffre de l’étang,
c’étaient nos demi-dieux.

(Franz Hellens)

 

 

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Le majestueux Escaut campagnard (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 18 novembre 2021



Canal_escaut_ramillies

Le majestueux Escaut campagnard

A soixante ans, il me remonte aux yeux et poursuit son cours dans les profondeurs de ma conscience :
tout ce que j’aperçois, tout ce que j’éprouve, se résout en tempête d’eau, de vent et de ciel.

L’étrangeté de ce sentiment, c’est l’impression d’ordre qu’il laisse en se retirant,
comme une certitude de victoire.

Nature étang prairie et bois et de l’écluse
Matin et soir le chant que la lumière éteint…

(Franz Hellens)

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Je n’oublierai jamais ce hurlement de bête blessée (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2021



 

the wall 2 [1280x768]

Je n’oublierai jamais ce hurlement de bête blessée, le monde entier dut l’entendre…
Je ne peux regarder un mur sans penser que le cri se cache là, derrière les pierres,
prêt à sauter sur moi.

(Franz Hellens)

 

 

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Ce qui compte (Franz Hellens)

Posted by arbrealettres sur 17 novembre 2021



 

Ce qui compte,
c’est la flamme qui monte,
non le fait qu’elle s’éteint.

(Franz Hellens)

 

 

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