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Poésie

Posts Tagged ‘fraternelle’

CHERCHER (Jean-Luc Pouliquen)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2018



 

CHERCHER

(…)
Chercher
au-delà du mensonge
de l’ombre des charniers
dans la complainte des peuples
et la musique des feuillages
Est-elle si loin
l’aurore fraternelle
la liberté gagnée
au chaos déferlant?

(Jean-Luc Pouliquen)

Découvert chez Lara ici

Illustration: Chelin Sanjuan

 

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Le vrai de la chose (Jules Laforgue)

Posted by arbrealettres sur 6 janvier 2018



Le vrai de la chose

Ah! c’est pas sa chair qui m’est tout,
Et suis pas qu’un grand coeur pour elle;
Non, c’est d’aller faire les fous
Dans des histoires fraternelles!

Oh! vous m’entendez bien!
Oh! vous savez comme on y vient;
Oh! vous savez parfaitement qu’il y a moyen,
Et comme on s’y attelle.

Lui défeuiller quel Tout je suis,
Et que ses yeux, perdus, m’en suivent!
Et puis un soir : « Tu m’as séduit
 » Pourtant!  » – et l’aimer toute vive.

Et s’aimer tour à tour,
Au gras soleil des basses-cours,
Et vers la Lune, et puis partout! avec toujours
En nobles perspectives…

Oh! c’est pas seulement la chair,
Et c’est pas plus seulement l’âme;
C’est l’Esprit édénique et fier
D’être un peu l’Homme avec la Femme.

(Jules Laforgue)


Illustration: Pascal Renoux

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Je me sens balancer (Hector de Saint-Denys Garneau)

Posted by arbrealettres sur 29 juillet 2016



Je me sens balancer

Je me sens balancer à la cime d’un arbre
Non ces voix de femmes vous n’entamerez pas
La pureté de mon chant
Et si vous m’êtes hier fraternelles
Cette chaleur étouffée où je m’endormirais
J’ai trouvé ce soir dans ce cimier
Parmi le froissement des feuilles comme une onde
Le refuge parmi l’air clair espéré
La vie dans le souvenir de la fraîcheur.

(Hector de Saint-Denys Garneau)

 

 

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Chanson pour une philosophie courante (Edmond Jabès)

Posted by arbrealettres sur 25 mai 2016



Trois oies fraternelles
cherchent leur tombe au ciel.

 » Je suis lasse « , dit la première.
 » Je suis lasse « , dit la seconde.

Trois oies grasses et laides
jouent le monde dans l’herbe.

 » Je suis lasse « , dit la troisième.

Assises sur leurs œufs,
trois oies défont un bœuf.

 » J’irai seule chez le Bon Dieu  »
dit la première.
 » Je me ferai ange pour lui plaire  »
dit la seconde.

Deux oies émerveillées
s’écroulent foudroyées.

 » Je ferai comme elles « , dit la troisième.
« Je blasphémerai jusqu’au dernier jour.  »

(Edmond Jabès)


Illustration

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Il va, il pense (Jean Rousselot)

Posted by arbrealettres sur 25 décembre 2015


 

Il va, il pense
Les collines noisetières
Le suivent tendrement de l’oeil.

Il caresse un tronc, il rêve
A des amis qu’il va voir.

L’acier, le cuivre, les marteaux
Sont au-dedans de l’homme
Il les range quand il faut
Et sort saluer les arbres.

Les paquebots sont en marche
Partout dans l’univers,
Des faisceaux de vie se nouent
A chaque heure du jour.

Il faut marcher dans le ciel,
Dans la mousse, dans l’écume,
Où vont les ailes, la roue
Et l’hélice fraternelles
Etre partout où la joie
Rencontre son espoir fidèle
Où l’enfance capte un rêve
Qui se ranime à sa voix.

(Jean Rousselot)

Illustration: Laurent Gorris

 

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Ici (Yannis Ritsos)

Posted by arbrealettres sur 16 novembre 2015


Ici, une lumière fraternelle court comme un fleuve
le long d’un grand mur.
C’est ce fleuve que nous entendons
jusque dans notre sommeil.
Et quand nous dormons,
notre main en dehors de la couverture
baigne dans ce fleuve.

(Yannis Ritsos)

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TERCETS (Hugo von Hofmannsthal)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2015


George Clair Tooker   1920-2011 - American Magic Realist painter - Tutt'Art@ (2) [1280x768]
TERCETS

Parfois des femmes jamais encore aimées
Viennent en rêve vers nous comme des petites filles
Et les regarder nous touche indiciblement

Comme si jadis elles avaient avec nous
Un soir longuement cheminé sur des routes lointaines
Tandis que respirent et bougent les cimes.

La brume la nuit l’angoisse se répandent
Et le long du chemin le long de notre chemin obscur
Les étangs silencieux brillent des reflets du soir.

Les âmes sont fraternelles et frémissantes
Et tristes bien que remplies de fastes et de triomphes
Dans le pressentiment de la vie immense
De sa grandeur et de sa gravité.

(Hugo von Hofmannsthal)

Illustration: George Clair Tooker

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