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Posts Tagged ‘(Frédéric Nietzsche)’

Tout ce dont tu parles n’existe pas (Frédéric Nietzsche)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2015



Xue Jiye (5)

Tout ce dont tu parles n’existe pas :
il n’y a ni diable, ni enfer.
Ton âme sera morte, plus vite encore que ton corps :
ne crains donc plus rien !

(Frédéric Nietzsche)

Illustration: Xue Jiye

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C’est en toi-même (Frédéric Nietzsche)

Posted by arbrealettres sur 28 septembre 2015



Igor Morski -5

C’est en toi-même que se pose l’énigme de l’existence:
personne ne peut la résoudre si ce n’est toi!

(Frédéric Nietzsche)

Illustration: Igor Morski

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Nous mettons un mot où commence notre ignorance (Frédéric Nietzsche)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2015



 

Juliana Kolesova -   (10)

Nous mettons un mot où commence notre ignorance,
et quand nous ne voyons plus au-delà.
Par exemple le mot: « moi », le mot « faire », le mot « subir ».

ce sont là peut-être les lignes d’horizon de notre connaissance,
mais non des vérités.

(Frédéric Nietzsche)

Illustration: Juliana Kolesova

 

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Suis-je un devin ? suis-je un rêveur ? … (Frédéric Nietzsche)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2015



 

Didier Delamonica - French Mystical Fantasy painter -   (7) [1280x768]

Suis-je un devin ? suis-je un rêveur ? suis-je un homme ivre ?
un interprète des songes ? une cloche de minuit ?

Une goutte de rosée ? une vapeur et un parfum de l’éternité !
Ne l’entendez-vous pas ?
Ne le sentez-vous pas ?
Mon monde vient de s’accomplir, minuit c’est aussi midi.

La douleur est aussi une joie,
la malédiction est aussi une bénédiction,
la nuit est aussi un soleil,
— éloignez-vous,
ou bien l’on vous enseignera qu’un sage est aussi un fou.

Avez-vous jamais approuvé une joie ?
Ô mes amis, alors vous avez aussi approuvé toutes les douleurs.
Toutes les choses sont enchaînées, enchevêtrées, amoureuses, —

— vouliez-vous jamais qu’une même fois revienne deux fois ?
Avez-vous jamais dit :
« Tu me plais, bonheur ! moment ! clin d’œil ! »
C’est ainsi que vous voudriez que tout revienne !

— tout de nouveau, tout éternellement,
tout enchaîné, enchevêtré, amoureux,
ô c’est ainsi que vous avez aimé le monde, —

— vous qui êtes éternels, vous l’aimez éternellement et toujours :
et vous dites aussi à la douleur : passe, mais reviens :
CAR TOUTE JOIE VEUT — L’ÉTERNITÉ !

Toute joie veut l’éternité de toutes choses,
elle veut du miel, du levain,
une heure de minuit pleine d’ivresse,
elle veut des tombes,
elle veut la consolation des larmes versées sur les tombes,
elle veut le couchant doré —

— que ne veut-elle pas, la joie !
elle est plus assoiffée, plus cordiale, plus affamée,
plus épouvantable, plus secrète que toute douleur,
elle se veut elle même, elle se mord elle-même,
la volonté de l’anneau lutte en elle, —

— elle veut de l’amour, elle veut de la haine,
elle est dans l’abondance, elle donne,
elle jette loin d’elle,
elle mendie pour que quelqu’un veuille la prendre,
elle remercie celui qui la prend.
Elle aimerait être haïe, —

— la joie est tellement riche
qu’elle a soif de douleur, d’enfer, de haine, de honte,
de ce qui est estropié, soif du monde, —
car ce monde, oh vous le connaissez !

Ô hommes supérieurs, c’est après vous qu’elle languit,
la joie, l’effrénée, la bienheureuse,
— elle languit, après votre douleur, vous qui êtes manqués !
Toute joie éternelle languit après les choses manquées.

Car toute joie se veut elle-même, c’est pourquoi elle veut la peine !
Ô bonheur, ô douleur ! Oh brise-toi, cœur !
Hommes supérieurs, apprenez-le donc, la joie veut l’éternité,

— la joie veut l’éternité de toutes choses,
VEUT LA PROFONDE ÉTERNITÉ !

(Frédéric Nietzsche)

Illustration: Didier Delamonica

 

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Ô homme ! prends garde ! (Frédéric Nietzsche)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2015



 

104 - Arc en Ciel - 2004 22 x 16 - Acrylique sur toile

ô homme ! prends garde !
que dit minuit profond ?
« j’ai dormi, j’ai dormi, —
« d’un profond sommeil je me suis éveillé : —
« le monde est profond,
« et plus profond que ne pensait le jour
« profonde est sa douleur, —
« la joie plus profonde que la peine.
« la douleur dit : passe et finis !
« mais toute joie veut l’éternité,
« — veut la profonde éternité ! »

(Frédéric Nietzsche)

Illustration: Alain Chayer 

 

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Une pensée vient quand « elle » veut (Frédéric Nietzsche)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2015



 

Egyptien_034_big [1280x768]

[…]
une pensée vient quand « elle » veut, et non pas quand « je » veux ;
de sorte que c’est une falsification de l’état de fait que de dire :
le sujet « je » est la condition du prédicat « pense ».

Ça pense :
mais que ce « ça » soit précisément le fameux vieux « je »,
c’est, pour parler avec modération, simplement une supposition, une affirmation,
surtout pas une « certitude immédiate ».

En fin de compte, il y a déjà trop dans ce « ça pense » :
ce « ça » enferme déjà une interprétation du processus
et ne fait pas partie du processus lui-même.

On raisonne ici en fonction de l’habitude grammaticale :
« penser est une action,
toute action implique quelqu’un qui agit, par conséquent — »

(Frédéric Nietzsche)

 

 

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Plus un pas en arrière ? (Frédéric Nietzsche)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2015



 

Plus un pas en arrière ? Plus un pas en avant ?
Pour le chamois aucune sente ?
Attente, attente, et je saisis
Ce qu’oeil et main me laissent prendre:
Cinq pieds de terre, l’aurore –
Sous moi: le monde, l’homme, la mort !

(Frédéric Nietzsche)

Illustration

 

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L’art (Frédéric Nietzsche)

Posted by arbrealettres sur 26 septembre 2015



 

Carrie Vielle (1) [1280x768]

L’art n’a pas pour fin de laisser des oeuvres que le temps ruine,
mais de créer des artistes en tous les hommes
et d’éveiller dans le vulgaire le génie endormi.

(Frédéric Nietzsche)

Illustration: Carrie Vielle

 

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Près du pont (Frédéric Nietzsche)

Posted by arbrealettres sur 22 septembre 2015



 

Paul Signac _grand_canal_venise_nevsepic.com.ua [1280x768]

Près du pont je me tenais
Récemment dans la nuit brune.
Du lointain venait un chant :
Gouttes d’or ruisselant
Sur la surface frémissante évanouies.
Gondoles, lumières et musique –
Ivres elles se perdaient dans le crépuscule…

Mon âme, un pincement sur les cordes,
Chantait pour elle, touchée invisiblement,
Une chanson de gondolier secrètement
Tremblante de félicité mêlée.
– Qui y prenait garde?…

(Frédéric Nietzsche)

Illustration: Paul Signac

 

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Encore une fois (Frédéric Nietzsche)

Posted by arbrealettres sur 22 septembre 2015



 

Encore une fois avant de poursuivre ma route
Et de tourner mes regards vers l’avenir,
Je lève vers Toi mes mains jointes en prière,
Toi en Qui je fuis
A qui je consacre des autels
Au fond du fond de mon coeur
Pour que toujours
Ta voix me rappelle.

Et là en lettres de feu
Les mots : Au dieu inconnu.
J’existe comme si, jusqu’à cette heure,
J’avais été fidèle à la cohorte des criminels ;
Je suis tel et je sens les liens
Qui, dans la lutte, disloquent mes membres ;
Mais je puis fuir pour me mettre à ton service.

Je veux te connaître, Inconnu.
Toi Qui plonge tes racines dans les profondeurs de mon âme
Et qui, tel un cyclone, traverse mon existence en tourbillonnant
Toi l’Ineffable qui m’est apparenté !
Je veux te connaître et même : te servir.

(Frédéric Nietzsche)

 

 

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