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Posts Tagged ‘(Friedrich Nietsche)’

Il s’éleva un cri vers minuit (Friedrich Nietsche)

Posted by arbrealettres sur 19 juillet 2021




Il s’éleva un cri vers minuit
– cela venait du désert

(Friedrich Nietsche)

Illustration

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Cette soif que tu avais (Friedrich Nietsche)

Posted by arbrealettres sur 18 juillet 2021


Tu as laissé derrière toi
cette soif que tu avais naguère de pleurs célestes

(Friedrich Nietsche)

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Caverneux (Friedrich Nietsche)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2021




Creux, caverneux, plein de battements d’ailes nocturnes
Entouré de chants et d’angoisses

(Friedrich Nietsche)

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Beauté de pierre (Friedrich Nietsche)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2021




A cette beauté de pierre
se rafraîchit mon coeur brûlant

(Friedrich Nietsche)

Illustration: Marie-Paule Deville Chabrole

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Pardonné, oublié (Friedrich Nietsche)

Posted by arbrealettres sur 16 juillet 2021




Pardonné, oublié

Je t’ai pardonné à toi et à moi et j’ai oublié
Hélas! Tu as oublié – toi et moi, et tu m’as pardonné.

(Friedrich Nietsche)

Illustration

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Chant de mai (Friedrich Nietsche)

Posted by arbrealettres sur 25 mars 2020


Chant de mai

Les oiseaux chantent avec ravissement
Loin dans l’épaisseur du bois ;
Les champs ensoleillés s’étendent
Sous les gracieux rayons de mai.
Les ruisseaux murmurent doucement
A travers la campagne fleurie
Où jubile l’alouette.
Oh peut-il se donner chose plus belle
Que le mois de mai, que le seul mai ?

Ce qui m’attristait le coeur,
Le faisait sombre et désemparé,
Ce qui était vaste désert et frisson,
Cela est à présent rayonnant de soleil.
Les fleurs se dressent gracieuses
Dans les prés aux riches éclosions,
Où bourdonnent les abeilles.
Oh peut-il se donner chose plus belle
Que le mois de mai, le seul mai ?

Ô plénitude infinie
De pure béatitude !
O délice, oh enveloppe
Mon coeur avec sa peine
Fais passer et s’évanouir
Ce qui ne murmure pas sur mon coeur
Comme des souffles printaniers !
Oh peut-il se donner chose plus belle
Que le mois de mai, le seul mai?

Je voudrais me plonger
Dans cette mer de volupté ;
Cette douce pensée
Soulève déjà de joie ma poitrine.
Je voudrais t’embrasser
Et ne plus jamais me séparer de toi,
Ô printemps, viens, entre!
Il ne peut rien se donner de plus beau
Que le mois de mai, que le seul mai!

(Friedrich Nietsche)

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Le silence d’airain (Friedrich Nietsche)

Posted by arbrealettres sur 2 mars 2020




Le silence d’airain

Cinq oreilles – et pas un son n’y retentit!
Le monde est devenu muet…
J’ai écouté avec les oreilles de ma curiosité:
Cinq fois, j’ai lancé ma ligne au loin,
Cinq fois, je n’ai pas ramené un seul poisson –
J’ai questionné – aucune réponse ne s’est jetée dans mon filet
J’ai écouté avec l’oreille de mon amour

(Friedrich Nietsche)

Illustration

 

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Nostalgie (Friedrich Nietsche)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2020




Nostalgie

Le doux tintement du soir
Résonne sur la campagne.
Mais il m’apprend
Qu’en ce monde personne
N’a vraiment trouvé
Le pays natal et le bonheur du pays :
A peine sortis des langes de la terre,
Nous retournons à la terre.

Quand les cloches tintent ainsi,
Je ressens que tous
Nous sommes encore en chemin
Vers la patrie éternelle.
Heureux celui qui sans trêve
Lutte pour s’arracher à la terre
Et chante des chants nostalgiques
De cette béatitude.

(Friedrich Nietsche)

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Pâle la lune (Friedrich Nietsche)

Posted by arbrealettres sur 10 septembre 2018




Debout sur la lande boisée
Au soir, fatigué du chemin,
Là où fleurit l’oeillet rouge
Et la rose.

Sombre et reclus,
Entouré par la pinède nocturne,
Une sauvage et haute vision
Passe devant moi en glissant.

Un doux tintement de cloches
S’élève de la vallée ;
Est-ce un moine qui mélancoliquement
Tire la corde pour sonner ?

Est-ce avec nostalgie qu’il regarde
Le voyageur fatigué
Qui dans le crépuscule
Rougeoie comme un saint ?

Je me suis assis sur un rocher
Des heures durant
M’efforçant d’entendre dans mon souvenir
Une pleine volée de cloches.

Suis-je le moine, ou le voyageur,
Jamais plus je ne l’ai su.
Sur les cimes passait en glissant
Pâle la lune.

(Friedrich Nietsche)

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Chansons (Friedrich Nietsche)

Posted by arbrealettres sur 31 août 2018




Chansons

I

Mon coeur est vaste comme une mer,
ton visage y sourit baigné de soleil,
en profonde, douce solitude,
où délicatement vague sur vague se brise.

Est-ce la nuit ? Est-ce le jour ?
Je ne sais.
Mais ton visage baigné de soleil me sourit,
si charmant et si doux,
et je suis heureux comme un enfant.

II

C’est le vent à minuit
qui frappe à ma fenêtre.
C’est l’averse tendre,
qui tombe goutte à goutte délicate à mon toit.
C’est le rêve de mon bonheur,
qui passe sur mon coeur caressant comme le vent.
C’est l’haleine de ton regard
qui passe sur mon coeur comme un baume de pluie.

III

Dans la solitude j’aperçois d’aveuglants éclairs
qui, traversant le bleu ténébreux du ciel nocturne,
jaillissent des sourcils sombrement voûtés,
d’ondoyantes nuées.
Dans la solitude, flamboie au loin le tronc des pins
aux flancs vaporeux de la montagne.
Plus loin, environnée de rouge clarté,
la pâle fumée fuit vers le bois.
Dans les lueurs d’un ciel lointain
ruisselle la pluie délicate et sans bruit,
triste et lugubre à sa façon.

En tes yeux mouillés de larmes,
se prolonge un regard,
qui douloureusement, d’un chagrin cordialement
dissipé de toi et moi,
d’heures disparues et d’un bonheur enfui,
a rappelé le souvenir commun.

IV

Aux heures paisibles je pense souvent
à ce qui avec tant d’attrait m’angoisse et m’effraie,
quand, inattendu, à mon insu,
un doux rêve s’étend sur moi.
Je ne sais ce qu’ici je pense et je rêve,
je ne sais ce qu’il me reste à vivre;
– et pourtant quand je mis ainsi ravi,
le coeur me bat avec un tel désir.

(Friedrich Nietsche)

Illustration

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