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Posts Tagged ‘froid’

Tous les pays qui n’ont plus de légende (Patrice de La Tour du Pin)

Posted by arbrealettres sur 14 août 2019



Tous les pays qui n’ont plus de légende
Seront condamnés à mourir de froid…

(Patrice de La Tour du Pin)


Illustration

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CHANSON DE MÉLISANDE (Maurice Maeterlinck)

Posted by arbrealettres sur 11 août 2019



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CHANSON DE MÉLISANDE

L’eau qui pleure et l’eau qui rit,
L’eau qui parle et l’eau qui fuit,
L’eau qui tremble dans la nuit …

L’anneau glisse et l’anneau luit,
L’anneau trouble l’eau qui fuit,
L’anneau tombe dans la nuit …

L’anneau tombe et la couronne,
Que les anges nous pardonnent !…
La couronne tombe aussi
Dans l’eau froide et dans la nuit.

(Maurice Maeterlinck)

Illustration

 

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Il est si beau (Marcabru)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2019



Marcio Melo 19

Il est si beau que la rainette chante,
que le suc perce sous l’écorce,
qu’après fleurs, feuillage et ramure,
vienne le fruit sur l’arbre,
que le rossignol siffle et appelle
celle qu’il a conquise par la force de sa joie.
Il est si fier de lui, qu’il ne sent plus
ni froid, ni gel, ni glace, ni bise.

(Marcabru)

Illustration: Marcio Melo

 

 

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Tu t’ennuies ? (Francis Jammes)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2019



Illustration
   
Tu t’ennuies ? —

— Elle dure
cette pluie
qui est dure.

Je prends ma
pipe en glaise
que j’allume
une braise.

Tu es loin
et tu penses
dans un coin
aux vacances.

Les pavés.
par la pluie
sont lavés.
Je m’ennuie.

Aux carreaux
blancs, j’écoute
tomber l’eau
froide en gouttes.

Tu ne vien
dras pas, puisque
tu es loin :
pas de risque.

Tu es loin :
je m’ennuie :
je n’entends rien
dans la pluie :

c’est de l’eau
fine ou dure,
passant tôt
ou qui dure.

Je n’y vois
rien. — Entendre
là des voix
en deuil, tendres ?…

Je ne puis :
c’est la pluie
d’un jour gris
qui essuie.

(Francis Jammes)

 

Recueil: De l’Angelus de l’aube à l’Angelus du soir
Traduction:
Editions: Gallimard

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Jadis c’était la couleur du dire (Dylan Thomas)

Posted by arbrealettres sur 27 juin 2019



Illustration: Margaret Brohan
    
Jadis c’était la couleur du dire
Qui inondait ma table sur le versant le plus laid d’une colline
Avec un champ chaviré où une école se tenait, tranquille
Et un carré noir et blanc de filles s’y répandait en jeux ;
Les doux glissoires du dire je les dois détruire
Pour que les noyés enchanteurs se relèvent pour chanter comme coq et tuer.
Quand je sifflais avec des gamins joueurs à travers le parc du réservoir
Où la nuit nous lapidions les froids, les niais
Amants dans la boue de leur lit de feuilles,
L’ombre de leurs arbres était mot à plusieurs obscurités
Et lampe d’un éclair pour les pauvres dans la nuit ;
Maintenant mon dire doit me détruire,
Et je déviderai chaque pierre comme un moulinet.

(Dylan Thomas)

Découvert ici: http://laboucheaoreilles.wordpress.com/

Recueil: Vision et Prière (et autres poèmes)
Traduction: Alain Suied
Editions: Gallimard

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A chacun de tes retours (Paula Ludwig)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2019



Illustration
    
A chacun de tes retours
il me semble
que c’est la première fois que je te vois :

Une poussière d’argent s’envole de mon âme
semblable aux chatons de saule
lorsque le vent printanier
les émeut pour la première fois.

*

Quand le froid devient trop vif
eux aussi
les oiseaux résignés
poussent un dernier cri
avant que leur cœur ne s’arrête.

***

Immer wenn du zurückkommst
ist mirs
als sähe ich dich zum erstenmale;
Silbern stäubt es aus meiner Seele
wie aus den Weidenkätzchen
wenn der Frühlingswind
sie zum erstenmale berührt.

*

Wenn die Kälte zu groß wird
dann stoßen auch sie
die geduldigen Vögel
einen Schrei aus
eh das Herz ihnen still steht.

***

每次你回来
在我看来
就像我第一次见到你:
银色的它像柳絮一样
从我的灵魂飞出
当春风第一次
触摸它们的时候

*

当寒冷变得太严酷时
那么生病的鸟儿也
要在心脏
停跳之前大叫一声

***

Each time you come back
It seems to me
as if I see you for the first time:
Silvery it flies up from my soul
like willow catkins
when the spring breeze
touches them for the first time.

*

When the cold becomes too big
then the patient birds also
raise a cry
before the heart stops.

***

Cada vez que vuelvas
me parece
como si te viera por primera vez:
Plateado cae por mi alma.
como candelillas de sauce
cuando la brisa de primavera
las roza por primera vez.
***
Cuando el frío se hace demasiado grande
entonces también chillan
las aves pacientes
un grito
antes de que pare el corazón

***

Telkens als je terugkomt
lijkt het mij
alsof ik je voor de eerste keer zie:
Zilverig stuift het uit mijn ziel
zoals uit de wilgenkatjes
als de voorjaarswind
ze voor het eerst beroert.

*

Als de koude te groot wordt
dan stoten ook zij
de geduldige vogels
een kreet uit
alvorens hun hart stilstaat

***

Each time you come back
It seems to me
as if I see you for the first time:
Silvery it flies up from my soul
like willow catkins
when the spring breeze
touches them for the first time.

*

When the cold becomes too big
then the patient birds also
raise a cry
before the heart stops.

***

Ogni volta che torni
mi sembra
come ti vedessi per la prima volta:
Si libra d’argento dalla mia anima
come amenti
quando la brezza di primavera
li tocca per la prima volta.
***
Quando il freddo si fa insopportabile
allora anche gli uccelli pazienti
alzano un grido
prima che il cuore si fermi.

***

Cada vez que voltas
me parece a primeira vez:

Cor de prata cai na minha alma.
como lágrimas de salgueiro
quando a brisa da primavera
toca-as pela primeira vez.

*

Quando o frio se faz demasiado
também, então, chilreiam
as aves pacientes
um grito
antes que pare o coração.

(Paula Ludwig)

 

Recueil: ITHACA 589
Traduction: Français Germain Droogenbroodt – Elisabeth Gerlache / Allemand original / Chinois William Zhou / Français Germain Droogenbroodt / Espagnol Germain Droogenbroodt – Rafael Carcelén / Néerlandais Germain Droogenbroodt / Anglais Stanley Barkan / Italien Luca Benassi / Portugais José Eduardo Degrazia
Editions: POINTS

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Le poème (René Char)

Posted by arbrealettres sur 12 juin 2019



 

Steve Cieslawskis (22)

Le poème nous couche dans une douleur ajournée
sans séparer le froid de l’ardent.

(René Char)

Illustration: Steve Cieslawskis

 

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PORTES FERMÉES (Robert Vivier)

Posted by arbrealettres sur 25 mai 2019



PORTES FERMÉES

Ils ont entendu, oui
Mais ils n’ont pas ouvert…
C’était sans doute un jour
Où l’on a besoin d’être seul.

Être seul est très pur
Mais il faisait froid sur la terre,
Beaucoup d’oiseaux sont morts.

(Robert Vivier)

 

 

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Nocturne (Eliane Biedermann)

Posted by arbrealettres sur 17 mai 2019



La lune cette nuit est entrée dans ma chambre.
L’odieuse mégère a bu tous mes rêves avidement et s’est enfuie,
ne laissant derrière elle que le Noir et le Froid.

L’Aube, rose et fraîche de joues est enfin arrivée.
Las! amenant avec elle un oiseau criard,
qui a volé les restes de mon sommeil.

Demain je fermerai mes volets.

(Eliane Biedermann)


Illustration

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Les cendres du froid (René Char)

Posted by arbrealettres sur 17 mai 2019



Les cendres du froid
sont dans le feu
qui chante le refus.

(René Char)

 

 

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