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Poésie

Posts Tagged ‘frôler’

Au fils du nomade (Hawad)

Posted by arbrealettres sur 15 novembre 2020



    

Au fils du nomade

Chausse tes sandales
et foule le sable
qu’aucun esclave n’a piétiné

Éveille ton âme
et goûte les sources
qu’aucun papillon n’a frôlées

Déploie tes pensées
vers les voies lactées
dont aucun fou n’a osé rêver

Respire le parfum des fleurs
qu’aucune abeille n’a courtisées

Écarte-toi des écoles et des dogmes
Les mystères du silence
que le vent démêle dans tes oreilles
te suffisent

Éloigne-toi des marchés et des hommes
et imagine la foire des étoiles
où Orion tend son épée
où sourient les Pléiades
autour des flammes de la Lune
où pas un Phénicien n’a laissé ses traces

Plante ta tente dans les horizons
où aucune autruche n’a songé à cacher ses oeufs

Si tu veux te retrouver libre
comme un faucon qui plane dans les cieux
l’existence et le néant suspendus
à ses ailes
la vie la mort

(Hawad)

Caravane de la soif, traduit de la tamajadht des Touaregs par l’auteur et Hélène Claudot-Hawad, Édisud, 1985.

Recueil: 120 nuances d’Afrique
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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Je lance des cailloux transparents (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 8 octobre 2020



Je lance des cailloux transparents
Sur la mare que frôle la brise
Où s’ébattent des canards errants
Qui emplissent de cris l’aube grise.

Dans le galop mouillé du vent froid,
Je parcours des nuits aux mains glaciales
Qui sèment de nouvelles étoiles
Dans le sillons du ciel tracés droit.

Je bois longuement l’eau des fontaines
Quand le soleil mire en leur cristal
Ses regards aux prunelles lointaines
Qui fascinent le ciel virginal.

J’écoute le silence des pierres
Quand arrive la chute du jour
Avec un ultime cri d’amour
Sous un lent battement de paupières.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration

 

 

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Les fleuves parlent (Raquel Ilonde)

Posted by arbrealettres sur 4 octobre 2020




    
Les fleuves parlent

Que les joncs couvrent mon corps,
mes pieds, mon visage,
que personne ne surveille
quand j’écoute en silence l’eau
des fleuves qui me parlent.

Le son des cailloux
quand ils frôlent l’eau,
ce sont des baisers de soir et de lune,
et des baisers d’aube.

Un jour quelqu’un m’a dit
que les fleuves ne parlent jamais,
qu’ils suivent simplement leur cours
et qu’ils s’échappent sans paroles.

Comme je fus triste ce jour-là
quand j’ai entendu ses mots,
je suis partie en courant vers le fleuve
pour qu’il m’explique
pourquoi je l’entends si clairement
et d’autres ne l’entendent pas du tout.

(Raquel Ilonde)

Traduit de l’espagnol par Graciela Villanueva, in Poésie d’Afrique au sud du Sahara, Actes Sud/ Unesco,1995.

Recueil: 120 nuances d’Afrique
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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Je ne connais guère métaphore plus inspirante (Christiane Singer)

Posted by arbrealettres sur 1 septembre 2020



Illustration    
    
Je ne connais guère métaphore plus inspirante pour frôler le mystère de la création
que celle du noeud de la tradition hébraïque.
De quelle manière le visible est-il relié à l’invisible, le sacré au profane, le corps à l’âme ?
Par mille fils emmêlés les uns aux autres et réunis en un noeud.

(Christiane Singer)

 

Recueil: Où cours-tu ? Ne sais-tu pas que le ciel est en toi ?
Traduction:
Editions: LE LIVRE DE POCHE

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Je vagabondais dans la plaine (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 24 août 2020



Je vagabondais dans la plaine.
Les nuages volaient bas
Et du sol fauché ras
Montait une troublante haleine.

La brise me frôlait les mains
Et caressait les gerbes
De blé mûr et les herbes
S’inclinant le long des chemins.

(Jean-Baptiste Besnard)

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Les roses du jardin (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2020



Les roses du jardin embaument tes deux mains
Qui sont des papillons qui agitent leurs ailes
Et voltigent dans l’air en frôlant les jasmins
Afin de composer des bouquets de fleurs frêles.

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: Andrzej Malinowski

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Retouche à l’excentrique (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 6 juillet 2020



 

Jacob Collins ce

retouche à l’excentrique

le vent s’affole
quand il frôle

la parure des lointains

(Daniel Boulanger)

Illustration: Jacob Collins

 

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Natures mortes (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 30 mai 2020



 

Le sel dans la cupule en buis
gardait le secret des cristaux
une sombre robe
et de soleil gorgée
conservait un suc léger
d’avoir frôlé les fleurs
une boucle d’or avait fait sur la jambe
ailleurs intacte
une sculpture infime,
l’orage grondait
chaque chose pourtant veillait et travaillait
pour sauver son éternité.

(Jean Follain)

 

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FRÔLEE, TU ES PLUS DOUCE QU’UN VIOLON (Mihai Beniuc)

Posted by arbrealettres sur 12 mai 2020



Illustration: Pierrette Lilot
    
FRÔLEE, TU ES PLUS DOUCE QU’UN VIOLON

Frôlée, tu es plus douce qu’un violon
Que font vibrer des doigts ensorcelés
Et qui veut encore, encore chanter,
Chanter, s’il se peut, toute la soirée,
Et toute la nuit jusqu’au point du jour.
Et l’artiste joue, frémissant il joue
Comme un cheval roux qui trotte ou galope —
Le violon gémit : ah ! joue, maître, joue.

(Mihai Beniuc)

 

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Le mont Cuivre (Li Bo)

Posted by arbrealettres sur 20 avril 2020



    

Le mont Cuivre

J’aime le mont Cuivre
c’est ma joie
Mille ans j’y resterais
sans retour
Je danse à ma guise :
ma manche flottante
Frôle, d’un seul coup
tous les pins des cimes !

(Li Bo)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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