Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘frottement’

L’ÉQUILIBRE (Leonardi Sinisgalli)

Posted by arbrealettres sur 11 février 2019



Tullio Levi-Civita   
    
L’ÉQUILIBRE

Levi-Civita trouva tous les théorèmes
sur l’équilibre des liquides
en partant d’une simple réflexion
il n’y a pas de frottement entre deux gouttes d’eau.

***

L’EQUILIBRIO

Levi-Civita trovò tutti i teoremi
sull’equlibrio dei liquidi
partendo da una considerazione :
non c’è attrito tra due gocce d’acqua.

(Leonardi Sinisgalli)

 

Recueil: Oubliettes
Traduction: Thierry Gillyboeuf
Editions: Atelier La Feugraie

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Un homme de paille (Jacques Izoard)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2018



Illustration: Warren Dennis    
    
Un homme de paille a mon amour
qui brûle en moi sans cesse.
Et nous nous étreignons
pour provoquer enfin,
de frottements en frottements,
l’incendie du grand soir.

(Jacques Izoard)

 

Recueil: Lieux épars
Traduction:
Editions: De la Différence

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Vêtu pour le théâtre (Jean Follain)

Posted by arbrealettres sur 25 avril 2015


Au bruit du frottement de la cuiller
au fond du bol ombré
revient l’enfance chaotique
à calme muré, voix perdues
peur de nuit

alors s’ouvre la porte sur le visage d’un père
vêtu pour le théâtre.

(Jean Follain)

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LES SABLES (François Mauriac)

Posted by arbrealettres sur 7 mars 2015



LES SABLES

Tout ce que le travail inlassable du temps
Accumule en nos coeurs de poussière ténue,
De vanités et de soucis inconsistants,

Comme s’ajoute au bord des vagues en sanglots
Un infini de sable à l’infini des flots,
Forme aussi dans mon coeur la dune aride et nue.

Mais il pleure derrière une mer inconnue,
Une mer dont les eaux lourdes et désolées
Par des barques jamais n’ont été violées.

Et moi-même roulé dans la médiocre vie,
Amenuisé par le frottement quotidien,
Je m’amuse d’un mot et je ne sais plus bien
La route en moi qui va vers la mer infinie.

Et comme en la tiédeur des juins épandus,
Quand le calme de l’heure est sur les métairies,
Un vieux berger dans le silence des prairies
Entend pleurer la mer que jamais il n’a vue,

De même en le miracle aussi de certains soirs,
Le choeur en moi se tait des voix quotidiennes
Et j’entends sangloter les plaintes surhumaines
De ces flots oubliés que je ne vais plus voir!

(François Mauriac)

Illustration: Ludovic Florent

 

 

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