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Poésie

Posts Tagged ‘froufrou’

LE BANC (Christiane Barrillon)

Posted by arbrealettres sur 12 août 2018



LE BANC

Les myosotis bleus, blancs, roses,
sont mille fois plus séduisants
quand ils éclosent
dans le jardin de vos quinze ans.
Venez, rusées, venez, moqueuses,
poser vos robes sous mes yeux,
vos rubans de rire précieux,
volants, froufrous, jambes agiles
sur la fragilité du banc
bordé de bleu, bordé de blanc…

(Christiane Barrillon)

Illustration

 

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Les demoiselles (Jyssé)

Posted by arbrealettres sur 23 juillet 2016



Une hirondelle dans le ciel
C’est promesse de printemps
Et quand une jeune demoiselle
Vous sourit, c’est signe de beau temps…

Mon cœur bondit, croyant
Qu’il bat au rythme de ses vingt ans!

Les demoiselles dans leurs dentelles,
Leurs froufrous et leurs rubans,
Jouent des dents, des lèvres, des prunelles
Pour capter le regard des passants…

Mon cœur bondit, croyant
Qu’il bat au rythme de ses vingt ans!

Mais les jeunots sont pour ces belles
Et les vieux, pour les couvents!
Déjà, j’entends la cloche qui m’appelle
Et qui tinte doucement dans le vent…

Ding, ding, dong! Ding, ding, dong!
Ding, ding, dong! Ding, ding, dong!

(Jyssé)

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CELLE QUI PASSE (Francis Vielé-Griffin)

Posted by arbrealettres sur 13 février 2016



Alexey Slusar 1961- Ukrainian painter - Flamenco dancers

CELLE QUI PASSE

Celle qui passe m’a souri
— L’azur est plus pâle et l’air est rose —
Colle qui passe sans une pause
Vaguement tendre comme une Chose,
Comme un ruisseau, comme un pré fleuri
Celle qui passe m’a souri —

Tout est joie, et tout chante et prie
— Celle qui passe a rayonné —
L’Avant hier est pardonné,
La messe d’amour a sonné
Aux clochettes de la prairie:
Celle qui passe a rayonné.
Rien n’est plus du jour et de l’heure
Celle qui passe a souri des rayons;
Mon âme flotte par les sillons
Avec la brise et les papillons,
Je suis le jour même qui chante et pleure,
— Celle qui passe a souri des rayons —

Avec un peu de gaîté blonde,
En rayon par la route qui grimpe;
Avec un peu de ton rire — (une onde
Qui jaillit et poudroie!) —
Avec, ô, ton doux rire où se fonde
Mon rêve déchu de son vieil Olympe
Et qui pleure de joie;
Avec un froufrou de jupe — (une aile!) —
Avec un éclat des yeux — (ô rayons!) —
La vie est légère et la vie est belle
Et mon âme chante en les carillons.

(Francis Vielé-Griffin)

Illustration: Alexey Slusar

 

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Dimanche (Henri-Frédéric Blanc)

Posted by arbrealettres sur 15 août 2015


ange

A la campagne on reconnaît le dimanche
aux froufrous des anges en robe blanche.

(Henri-Frédéric Blanc)

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Il est des moments dans la vie (Michel Houellebecq)

Posted by arbrealettres sur 14 août 2015



 

Il est des moments dans la vie où l’on a presque l’impression d’entendre
l’ironique froufrou du temps qui se dévide,
Et la mort marque des points sur nous.
On s’ennuie un peu, et on accepte de se détourner provisoirement de l’essentiel
pour consacrer quelques minutes à l’accomplissement d’une besogne ennuyeuse et sans joie
mais que l’on croyait rapide,
Et puis on se retourne, et l’on s’aperçoit avec écoeurement
que deux heures de plus ont glissé dans le vide,

Le temps n’a pas pitié de nous.

À la fin de certaines journées on a l’impression d’avoir vécu un quart d’heure
et naturellement on se met à penser à son âge,
Alors on essaie d’imaginer une ruse une sorte de coup de poker
qui nous ferait gagner six mois et le meilleur moyen est encore de noircir une page,
Car sauf à certains moments historiques précis
et pour certains individus dont les noms sont écrits dans nos livres,
Le meilleur moyen de gagner la partie contre le temps
est encore de renoncer dans une certaine mesure à y vivre.

Le lieu où nos gestes se déroulent et s’inscrivent harmonieusement dans l’espace
et suscitent leur propre chronologie,
Le lieu où tous nos êtres dispersés marchent de front et où tout décalage est aboli,
Le lieu magique de l’absolu et de la transcendance
Où la parole est chant, où la démarche est danse
N’existe pas sur Terre,

Mais nous marchons vers lui.

(Michel Houellebecq)

Illustration: Edward Hopper

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