Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘gâcher’

Les enfants du Biafra (Jean Cayrol)

Posted by arbrealettres sur 27 juillet 2019




Ils se frottent doucement le ventre
les enfants vieux du Biafra.
Leur peau noire tourne à la cendre
les enfants du Biafra qui vont gâcher les vacances…

(Jean Cayrol)

 

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , | 2 Comments »

Un rêve (Salvatore Adamo)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2018




    
Un rêve

Un rêve, un rêve,
Un rêve sinon rien
Un rêve qui élève
Qui enivre, qui délivre
Un rêve, pour aller plus loin

Donnez-nous un rêve
Et nous soulèverons le monde
Le rêve d’un rêve
Et nous le chanterons à la ronde

Celui du semeur qui prie pour sa moisson
Ou de l’homme confiant qui construit sa maison
Celui des braves gens qui disent encore bonjour
Et de l’enfant qui rit au bonheur qui l’entoure
Celui de l’ami Pierre, celui de Thérésa
Dans la même bonté Paris et Calcutta
Celui de celles et ceux
Qui cherchent et cherchent encore
Pour rallumer des vies

En réparant les corps

Et celui de John
Si bien imaginé
Celui que personne
N’a encore exaucé

Un rêve, le rêve de ne pas tout gâcher
Le rêve de n’pas tout fiche en l’air
Pour ne pas que la terre redevienne un désert
Sans rêve et sans lumière

Donnez-nous un rêve
Et nous soulèverons le monde
Le rêve d’un rêve
Et nous le chanterons à la ronde

Celui des marins qui ont vaincu leurs peurs
Qui ont défié la mer l’immensité au coeur
Les premiers fous volants,
Ces fiers enfants d’Icare
Jubilants en suspens
Entre le vide et l’histoire

Et celui de tous ceux
Qui inventent du soleil
D’une couleur, d’une note,
D’une image ou d’un mot
Artistes et magiciens
Qui entrouvrent le ciel
Frissons d’éternité
Si chers à Cyrano

Un rêve d’amour
Et de fraternité
Plus fort que les discours
Et les mots frelatés
Celui de Martin,
Celui de Nelson
La couleur de leur peau
Portée comme une couronne

Et celui de John
Si bien imaginé
Celui que personne
N’a encore exaucé

Le rêve, le rêve… La paix

(Salvatore Adamo)

 

Recueil:
Traduction:
Editions:

Posted in méditations, poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

J’aime mieux être un météore (Jack London)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2017




    
J’aime mieux être un météore
superbe plutôt qu’une planète endormie.
La fonction de l’homme est de vivre, non d’exister.
Je ne gâcherai pas mes jours à tenter de prolonger ma vie.
Je veux brûler tout mon temps.

(Jack London)

 

Recueil: L’Appel de la forêt
Traduction:
Editions:

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

LE PRISONNIER CÉLESTE (René Guy Cadou)

Posted by arbrealettres sur 11 décembre 2017



 

Illustration: Noèla Morisot
    
LE PRISONNIER CÉLESTE

Enlevez-moi les coqs les femmes et les fleurs
Mon Dieu mais laissez-moi une heure
Parmi ces enfants égorgés
J’arrive d’un pays perdu
Loin de la terre
D’un pays noir sous les gouttières
Du ciel
Un ciel de sang
Et j’ai vécu me demandant
Quel échafaud m’emporterait dans sa lumière
Hélas j’ai dû souffrir longtemps devant ma table
Seul
Parce que je ne suis pas assez coupable
Parce que j’ai gâché tous mes dons d’assassin
Il y a encore trop de soleil sur mes mains
Je pense à des ciguës très douces à des râles
Au cours de promenades matinales
Avec agents
Bons anges qui me conduiraient au jugement
Seigneur je vous demande une place sur terre
Mettez-moi n’importe où mais que je puisse faire
Signe à ceux qui attendent de moi
Autre chose que des larmes et qu’une fois
Au moins je puisse dire
« L’oiseau ne monte pas aussi haut que mon rire
Je suis bien avant dans la joie »

(René Guy Cadou)

 

Recueil: Comme un oiseau dans la tête
Traduction:
Editions: Points

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

J’ai gâché trop de clairs de lune (Jim Harrison)

Posted by arbrealettres sur 14 septembre 2016



J’ai gâché trop de clairs de lune.
Coeur battant. Je n’en gâcherai plus,
La lune harcelée de nuages file vers l’ouest
En son arc impondérable, piégée une demi-
Heure parmi les feuilles mouillées de la vasque
Aux oiseaux.

***

I’ve wasted too much moonlight.
Breast beating. I’ll waste no more moonlight,
the moon bullied by clouds drifts west
in her imponderable arc, snared for a half
hour among the wet leaves in the birdbath.

(Jim Harrison)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration

 

Posted in poésie | Tagué: , , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

 
%d blogueurs aiment cette page :