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Poésie

Posts Tagged ‘gardienne’

Sans réponse (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 17 septembre 2019



Sans réponse

À chaque cri qui se perd
Dans les marais de l’âme
À chaque souffle qui s’étiole
Dans le vaisseau du corps

Je sonde l’ingénieuse vie
Gardienne de nos arcanes

Sa réponse inaudible
Multiplie nos fictions.

(Andrée Chedid)


Illustration

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Quand je serai mort (Issa)

Posted by arbrealettres sur 19 août 2016



 

Quand je serai mort
sois la gardienne de mon tombeau
sauterelle

(Issa)

 

 

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La fenêtre (Anne-Marie Kegels)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2016




Pour les autres, pour les passants,
tu es simplement la fenêtre.
Pour moi qui t’aime du dedans
tu es ma plus profonde fête.

Celle qui accroît le regard
et limite chaque nuage,
la gardienne du paysage
où je viens me perdre le soir.

J’ai le monde sous mes paupières
mon front à ta vitre appuyé
et tu es glissante lisière
sur le bord de l’illimité.

Reste ma soeur très patiente,
fais-moi l’aumône d’un oiseau,
redis-moi les paroles lentes
de cet horizon sans défaut.

Et posée entre ciel et terre
sois ce chemin aérien
près duquel doucement je viens
apaiser ma faim de lumière.

(Anne-Marie Kegels)

Illustration: Nathalie Coryn-Gautier

 

 

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Sur le Danube (Louise de Vilmorin)

Posted by arbrealettres sur 12 février 2016




Sur le Danube en février
Les longs îlots d’herbe frissonnent,
Ce sont des tombeaux oubliés
Que la brume d’oubli couronne.

Les souvenirs y sont couchés
Pareils à des anges malades,
Les souvenirs anges cachés
Au coeur d’anciennes promenades.

Le fleuve glisse bras ouverts
A la poursuite d’un visage
Et fait danser tête à l’envers
Les amants en pèlerinage.

Quand meurt aux abords de l’Eté
Le grand vent qui souffle d’Asie
Le papillon vient grelotter
Sur ces tombeaux de fantaisies.

Oh! fantaisie! Oh! vérité !
L’heure est partie en étrangère
De ces souvenirs désertés
Dont elle fut la passagère.

Gardienne de ces reposoirs
La ronce, négresse en broussailles,
Vient apporter ses bijoux noirs
Au pied du lit des épousailles.

Mais les anges n’ont d’autre ami
Que ce fleuve au destin tranquille
Et leurs noms se sont endormis
Sous l’herbe haute de ces îles.

Sur le Danube en février
La mouette lourde et sauvage,
Dans le sable du sablier
Ensable à jamais nos images.

(Louise de Vilmorin)

 

 

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