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Poésie

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Merci pour ça (Vianney)

Posted by arbrealettres sur 2 août 2021




    

Merci pour ça

Les gens qu’on ne regarde pas
Sont des trésors oubliés
Y avait tant de choses en toi
Et peu de gens pour les aimer

Moi je garde nos images
Que je regarde souvent
Avant de tourner la page
Faut le vouloir, finalement

Et demain
Je referai le chemin
Mes pas juste à côté des tiens
S’il n’y a que du cœur qu’on voit bien
Avant toi, je ne voyais rien

Les gens qu’on ne regarde pas
Sont des livres jamais lus
Moi j’ai vu au fond de toi
Un vieux roman qui m’a plu

Mais t’es pas parfait peut-être
Mais tout est à l’imparfait maintenant
Tu es de ceux qu’on regrette
Parfois géniale, parfois gênant
Et demain
Je referai le chemin
Mes pas juste à côté des tiens
S’il n’y a que du cœur qu’on voit bien
Avant toi, je ne voyais rien

Avant toi, j’avais pas d’horizon
J’avais l’cœur en carton
Je ne voyais que moi
Merci pour ça

Un vagabond errant
Une faille dans le vent
J’étais qu’un demi-moi

Avant toi
Avant toi
Avant toi

Avant toi
Et demain
Je referai le chemin
Mes pas juste à côté des tiens
S’il n’y a que du cœur qu’on voit bien
Avant toi, je ne voyais rien

(Vianney)

 

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Où suis-je? (Armand Lanoux)

Posted by arbrealettres sur 12 avril 2017



Où suis-je?
Je ne suis pas là.
Il y a de longs moments
où je ne suis pas là
des instants des heures des mois
des saisons des ans
parfois.
Je ne suis là pour personne
pas même moi
encore moins moi.

Où suis-je?
Dans le coeur d’une pomme
dans la main d’un ami
dans le bond d’un écureuil
dans le tonneau
ou dans le pain ?
Je ne suis là pour personne
pas même pour moi
et cela dure longtemps
trop longtemps.
Je suis triste je me cherche
je ne sais plus où j’habite
je ne vis plus dans mes empires
ou je m’oublie
ou je fais comme si
comme si de rien n’était
mais c’est gênant
d’être ainsi absent
à soi-même
sans que nul s’en doute.

Si je savais où j’étais
ah! comme je me rejoindrais
vite
n’importe où
n’importe quand
dans le rire d’un enfant
dans l’éclair d’une faux
dans le fond du temps
dans le tain du miroir
dans un jour de l’an Quarante
dans une joie d’hier
ou dans les flancs
de Mman.

C’est peut-être là
que je suis
quand je n’y suis pour personne
quand la vieille cloche de l’ancienne grille sonne
et que cela dure longtemps.

(Armand Lanoux)


Illustration: Gilbert Garcin

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