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À un jeune gentilhomme (Poème chinois)

Posted by arbrealettres sur 5 septembre 2018



À un jeune gentilhomme

N’entrez pas, Monsieur, s’il vous plaît,
Ne brisez pas mes fougères,
Non pas que cela me fasse grand’peine,
Mais que diraient mon père et ma mère ?
Et même si je vous aime,
Je n’ose penser à ce qui arriverait.

Ne passez pas mon mur, Monsieur, s’il vous plaît,
N’abîmez pas mes primevères,
Non pas que cela me fasse grand’peine,
Mais, mon Dieu ! que diraient mes frères ?
Et même si je vous aime,
Je n’ose penser à ce qui arriverait.

Restez dehors, Monsieur, s’il vous plaît,
Ne poussez pas mon paravent,
Non pas que cela me fasse grand’peine,
Mais, mon Dieu ! qu’en diraient les gens ?
Et même si je vous aime,
Je n’ose penser à ce qui arriverait.

***

To a Young Gentleman

Do not enter, Sir, I beg you,
Do not break my ferns,
Not that it would upset me much,
But what would my father and my mother say?
And even if I love you,
I dare not think what would happen.

Do not come by my wall, Sir, I beg you,
Do not destroy my primroses,
Not that it would upset me much,
But, good God! what would my brothers say?
And even if I love you,
I dare not think what would happen.

Stay outside, Sir, I beg you,
Do not push my screen,
Not that it would upset me much,
But, good God! what would people say?
And even if I love you,
I dare not think what would happen.

(Poème chinois)

 

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La bergère et le gentilhomme (Anonyme)

Posted by arbrealettres sur 10 septembre 2016



Que fais-tu là, bergère,
Que fais-tu dans le champ?
Vous endurez la pluie,
Le froid, le mauvais temps.
— Je n’endure ni pluie
Ni froid ni mauvais temps;
Je file ma quenouille,
Gardant mes moutons blancs.
Si tu voulais, bergère,
Si tu voulais m’aimer,
Nous irions à l’ombrette,
Là-bas dans ce vert pré.
Monte dans mon carrosse,
Laisse là ton troupeau;
Tu seras riche dame
Là haut dans mon château.
— Je me moq’ du carrosse
Et du Joli’ château;
J’aime mieux être libre
En gardant mon troupeau.
Les oiseaux de campagne
Sont cent fois plus hardis
Que ceux qu’on met en cage
Aussitôt qu’ils sont pris.

(Anonyme)

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