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Posts Tagged ‘(Géo Libbrecht)’

Ordonne, Dieu (Géo Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 30 janvier 2019



 

Ordonne, Dieu, qu’il neige aux grandes profondeurs,
et bâtissons la Ville avec cette blancheur.

(Géo Libbrecht)

 

 

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APRÈS TANT DE CIEL (Géo Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 30 janvier 2019



APRÈS TANT DE CIEL

Après tant de ciel tranquille
sur l’autre rive des songes,
il fallut bien atterrir
sous les poussières d’étoiles.
Malgré la neige et l’absence,
rien d’hier n’était changé
et sur les places publiques
où les foules s’amassaient,
nous n’étions que quelques hommes
à pouvoir nous réchauffer.

(Géo Libbrecht)

Illustration: Valérie Barcelo

 

 

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La pâle odeur des lys (Géo Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 30 janvier 2019



 

La pâle odeur des lys épanche le sommeil,
ô neige patiente où s’endort le soleil,
pour le pardon de l’homme et le pardon du crime.

(Géo Libbrecht)

Illustration: ArbreaPhotos
 

 

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MON ORGUE DE BARBARIE (Géo Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 14 juillet 2018



MON ORGUE DE BARBARIE

Table de mortalité
égalité inégale
égale inégalité
égalité des crotales
des épines et pétales
même nid pour les oiseaux
égalité des semences
égalité des robots
le temps également beau
pour les égales vacances.

Sur la Terre-Paradis
les casernes bien égales
à tous le même fusil
pour mourir la même balle
même solde et grade égal

toute femme générale
et tous les mâles aussi
mais qui va commander, qui,
les très égales batailles
pour une paix très égale ?
Frère je dis ma prière
pour avoir l’égal derrière
recevant de ton courroux
le même nombre de coups
que je rends égalitaire.

Déchire la peau des mots
c’est le dedans qu’il nous faut
très juste inégalité :
fanfare et fraternité.
Ce n’est ici qu’un passage
on prend si vite de l’âge
fleurs égales inégales
pourquoi tant d’égalité ?

Très inégales naissances
vers les destins inégaux
inégale intelligence
des mieux doués à l’idiot
pour une mort très égale
on vient et l’on part tout nu
puisqu’ainsi Dieu l’a voulu.

(Géo Libbrecht)

 

 

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Où est le fol ? Où est le sage ? (Géo Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 31 mai 2018



 

Ora Tamir - Israeli Surrealist painter - Tutt'Art@ (4)

Où est le fol ? Où est le sage ?
Celui qui d’avoir rêvé
compose le paysage,
celui qui sème le blé,
celui qui ferme la cage
d’où l’oiseau s’est envolé ;
l’enfant qui pêche une image,

où est le fol ? Où le sage ?
Eve et le fruit enchanté,
celui qui part en voyage
à bord d’un simple nuage,
celui qui cherche la clé
de tous les yeux verrouillés,
celui qui tourne la page
pour lire l’autre côté,

où est le fol ? Où le sage ?
Celui qui met son visage
sur l’épaule de l’été,
l’écolière du village
avec le coeur buissonnier,
pour le froment qu’on partage,
celui qui a tout donné ;

où est le fol ? Où le sage ?

(Géo Libbrecht)

Illustration: Ora Tamir

 

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Ta bière était bonne à boire, ami (Géo Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 11 mai 2018



 

Jean-Eugène Buland -1

Ta bière était bonne à boire,
ami, ton genièvre aussi.
Jamais tu ne fus avare
et gai partageais les fruits.

J’aiguise le fer de bêche
et retourne ton jardin,
tu n’es pas de ceux qu’on laisse
partir sans un coup de vin.

Ta maisonnette s’anime
d’un coq au réveil-matin
et je rouvre la cuisine,
le clapier de tes lapins.

Ton chat perche sur la butte
et guette un merle malin,
la poule au pas de la hutte
dit bonjour à ton voisin.

Je sais que parfois tu viens
revoir le coin de ta vie
et c’est pour toi que je tiens
les plates-bandes fleuries.

Voici les noix, les noisettes,
cher bricoleur, tes outils,
faisons un brin de causette,
les pelouses restent vertes,
le verger marque midi :

comme avant la soupe est prête,
on t’invite, tu souris,
et parmi nous pour la fête,
à table tu t’es assis.

(Géo Libbrecht)

Illustration: Jean-Eugène Buland

 

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Rendez-moi (Géo Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 10 mars 2018



 

Rendez-moi le cerisier porte-feu riant de toutes ses braises,
ma grenouille verte et le cricri du logis.
Rendez-moi l’arc-en-ciel, le jet d’eau, l’hortensia et ses flammes corymbes.
Les yeux des pensées, les brugnons lumineux et la rose rouge réchauffant son parfum dans le jour.

Rendez-moi le sens de ma floraison devant l’héliotrope.
Rendez-moi l’Enfant et la Vierge de lumière.
Rendez-moi le mimosa, la paix et l’arbre du Bien.
Rendez-moi le bengali dont les notes m’éclairent.

(Géo Libbrecht)

Illustration

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Non ! Non ! pas de tristesse (Géo Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 20 juin 2016



 

Non ! Non ! pas de tristesse, il faut un ciel très bleu,
des gerbes de soleil sur le coeur et la terre,
tout un peuple chanteur aux vergers de lumière
et sur chaque sommeil la nuit aux millions d’yeux.

Un cri, toujours le même, a déchiré les cieux
sans que jamais l’écho ne revînt du mystère.
Pour les hommes, la route est à faire et refaire,
qu’importe ! et même las, je marcherai vers eux.

Qu’ils m’appellent, tout bas, je suis de leur poème,
leurs pays ravagés sont encor ceux que j’aime
où dorment les enfants qui sont nos fruits de chair.

Que mon chant soit pour eux le seul amour qu’enivre
un feu de joie intérieur et qu’il soit clair…

Qu’importe une autre nuit ? Dieu m’ordonne de vivre.

(Géo Libbrecht)

Illustration

 

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Un cri (Géo Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 8 janvier 2016



 

le_cri_munch

Un cri, toujours le même,
a déchiré les cieux
sans que jamais l’écho
ne revînt du mystère.

(Géo Libbrecht)

Illustration: Edvard Munch

 

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RIEN QU’UN ENCLOS (Géo Libbrecht)

Posted by arbrealettres sur 31 mars 2015



RIEN QU’UN ENCLOS

Rien qu’un enclos et les bergers
descendus, un à un, des cimes,
dans l’odeur chaude des toisons,
et voici que le jeu commence.
Nous sommes là, ceux de la terre,
à souffler dans les coquilles
nos songes nés entre les seins,
bêtes et gens, dans nos haleines,
à guetter le sens de la chair.
Nous sommes là, ceux de l’absence,
l’appel des autres dans nos voix ;
rien qu’une palme sur le ciel
où Dieu caché ne répond pas.

(Géo Libbrecht)

Illustration: Ernest Biéler

 

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