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Poésie

Posts Tagged ‘(Georges Bonnet)’

Une école comme tant d’autres (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 2 septembre 2018



 

Une école comme tant d’autres
Des enfants bruyants

Le silence grandit
quand on le nomme

Les fenêtres soudain
portent le ciel

(Georges Bonnet)

Illustration

 

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Ce n’était pas encore l’allégresse (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 25 mai 2018



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Ce n’était pas encore l’allégresse
mais le ciel dans les pommiers
au plus près des oiseaux
allait jusqu’à la danse
et les fleurs les plus graciles
se faisaient libellules

Ils se donnaient tels qu’ils étaient
avec dans leurs paroles
le risque de l’amitié

(Georges Bonnet)

Illustration: Edvard Munch

 

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Cela se passe quelque part (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 25 mai 2018



Cela se passe quelque part
Une main posée sur un livre
L’amitié d’un seuil
La pluie tiède sur une peau
Un secret dans son enclos

(Georges Bonnet)

Illustration: Francine Van Hove

 

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Parce que ce matin tout est sourire (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 19 mai 2018



Parce que ce matin
tout est sourire et que les choses
n’en finissent pas d’amitié
l’avenir sans effort se disperse
en nuages et en graines les rives
cheminent au pas de nos paroles
le verger est lumière et l’on voit
briller les eaux de ses consentements
tandis que la tendresse
publique du jour
fait chanter dans la chambre
en connivence d’odeurs
les ruisseaux tièdes d’une robe abandonnée

(Georges Bonnet)

Illustration

 

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Les manèges tournent (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 17 mai 2018



Les manèges tournent
regardent passer les arbres
un pont trahit le ciel
Puis un corbillard ouvre ses ailes
une annonce est lue
à travers une vitre
On contemple les mêmes vies
qui s’enlisent dans les jours
Des connivences naissent
que le regard n’attend pas
d’humbles choses en quête de temps
chantent comme seuls
savent le faire les pauvres gens
dans les instants où rien
ne lacère leur ciel

(Georges Bonnet)

Illustration: Mark Gertler

 

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Un remords s’éloigne (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 12 mai 2018



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Un remords s’éloigne
tel un repli d’araignée

Le sommeil dans les feuillages
du haut d’un oiseau

Sur la pelouse humide
le pas reste confiant

(Georges Bonnet)

Illustration

 

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Encore tièdes comme un oiseau (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 7 février 2018



Lors des grands froids,
l’eau des fossés gelait
et la prairie se couvrait de neige.
Pour affronter la nuit des chambres sans feu,
des briques étaient mises à chauffer dans le four de la cuisinière,
puis glissées dans une chaussette de laine.
Elles répandaient longtemps entre les draps leur chaleur,
pour se donner à l’aube,
encore tièdes comme un oiseau.

(Georges Bonnet)

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Elle naît en moi … (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 1 février 2018



Elle naît en moi
toujours de fatigues ou de désirs
trop longtemps amoncelés
d’une pitié d’une colère
de la conjuration des morts
parfois d’humbles choses
qui ont peur d’entrer dans le temps
d’une pomme précédée de son odeur
de bêtes cloîtrées
en leur vie de feuilles mortes
de terres et de collines solitaires
elle revient comme un chemin
où l’on repose chaque jour
ses pas dans ses pas
comme un setter à l’automne
retrouve en sa folie l’odeur du gibier
Cette merveilleuse
et terrible nécessité d’écrire

(Georges Bonnet)

 

 

 

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Merveilleuse et terrible nécessité d’écrire (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 25 juin 2017



Elle naît en moi
toujours de fatigues ou de désirs
trop longtemps amoncelés
d’une pitié d’une colère
de la conjuration des morts
parfois d’humbles choses
qui ont peur d’entrer dans le temps
d’une pomme précédée de son odeur
de bêtes cloîtrées
en leur vie de feuilles mortes
de terres et de collines solitaires
elle revient comme un chemin
où l’on repose chaque jour
ses pas dans ses pas
comme un setter à l’automne
retrouve en sa folie l’odeur du gibier
Cette merveilleuse
et terrible nécessité d’écrire

(Georges Bonnet)

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Au fond de la cour (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 26 février 2017



 

Au fond de la cour
le gris tremblé des tôles

La pénombre du hangar
fleurie d’oiseaux

Les herbes sous le vent
comme un premier langage

(Georges Bonnet)

 

 

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