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Posts Tagged ‘(Georges Drano)’

Pierres (Georges Drano)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2019


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Pierres de parement
au devant du mur
Parures du chemin et de la vigne
qui veillent dans l’humus
Hermétique adresse d’un lieu
qui attend.

(Georges Drano)

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Intérieurement (Georges Drano)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2019


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Intérieurement
nous parlions du mur en termes confus,
à peine vêtu de pierres
nous l’imaginions venu à nous
pour retenir la terre,
avec sa propre clarté.

Il appelait en nous un chant obscur
pour gagner le jour.

Nous le pensions au-dessus,
hors d’atteinte,
accordé au temps.

(Georges Drano)

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Escaliers ouverts (Georges Drano)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2019



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Escaliers ouverts
dans l’être du dedans
Couloirs qui tiennent
à leurs racines.
Nous allons vers les angles
d’une histoire qui se ferme
Sans savoir où nous sommes.

(Georges Drano)

Illustration: Maurits Cornelis Escher

 

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Le mur (Georges Drano)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2019


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Le mur ne retient
ni la lumière
ni la nuit
Il es le corps de l’ombre

Il sépare ce que nous savons
de ce que nous sommes.

(Georges Drano)

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JOURS FERMES (Georges Drano)

Posted by arbrealettres sur 10 septembre 2018



JOURS FERMES

Il y a quelqu’un d’hésitant en soi
une face qui hésite en face de soi
et ne disparaît pas aux angles
une histoire d’avant
en haut, au-dessus, une histoire appelée hier et encore

une terre organique près de soi
un voyage contre la surface de soi
contre le réseau
une réduction par le dedans
un parler dans le sillage de soi
et en avant
il y a l’action toute prête en soi et qui n’a pas lieu
l’histoire sans histoire d’être venu et de parler.

(Georges Drano)

 

 

 

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N’importe quoi (Georges Drano)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2018



N’importe quoi
sur ce qui est dit d’encouragements
de migrations, de départs à demi prononcés
Quelqu’un prend le temps d’hésiter
d’accueillir un silence
le temps : de tout prendre
La terre : d’être un lieu-dit
Une consolation pour quelques jours de plus.

(Georges Drano)

 

 

 

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Il y a toujours ce visage (Georges Drano)

Posted by arbrealettres sur 15 mai 2018


visage

C’est à peine si je te vois à travers les feuillages
Visage aperçu dans un vieil autobus
Ces feuillages mortels où l’âme n’est plus
Qu’une pousière lointaine prête à rendre son secret

Tu es debout sur la brisée des herbes
Je ne sais te dire que l’enclos de mes bras
Le biais de ce coeur mal accompli
Et je suis là brutal comme un coup de fusil
Au coeur de la forêt

De mes mains j’attends que renaissent
Les chemins désunis
Mais tu sais que j’essaie de retenir ton visage
Comme la flamme petite de l’allumette

Je t’appelle avec des mots comme des granges
Mais la porte du fond a glissé
Les forêts sont seules à revenir
Pourrons-nous rejoindre à temps l’émeute des blés

Sur cette terre qui bouge où je m’avance à contre-jour
Il y a toujours un visage qui voit clair pour moi
Pareil à une fenêtre ouverte dans la rue vide et sans écho
Il m’interdit l’accès des ténèbres
Un visage en clair qui me précède sous le ciel noir
Il fait son nid dans la libre existence de mes mains
Il prend la même route que les oiseaux
Quand les oiseaux portent l’aube plus haut que la mémoire
Il y a toujours devant moi ce visage dressé dans son été
Il enserre mon domaine et s’enchâsse dans ma nuit
Il pèse à peine le temps d’une parole
Il est ma première neige mon unique sommeil
Ma part de récolte mon lierre et je suis l’arbre
Il y a toujours ce visage qui me regarde par dessus-bord
Quand je m’arrête à bout d’usure aux premières portes

(Georges Drano)

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Tu loges ton coeur dans le soleil des feuilles (Georges Drano)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2018


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Tu es seule dans la campagne
et chaque matin te retrouve les yeux
plein d’îles et de voyages lointains
Tu donnes du pain aux oiseaux
sans savoir qu’ils tourneront longtemps
dans ton regard où tous les chemins se rencontrent
Petite fleur sauvage promise au secret des jardins

Tu rêves sur l’aire des étangs
d’un espoir de voile et de haute-mer
Tu donnes du pain aux oiseaux
sans savoir que leurs longs vols t’emporteront
loin des portes et des jardins
dans la grande fable de la mer
Petite fleur sauvage des chemins
qui mènent aux bals et aux étangs

Tu loges ton coeur dans le soleil des feuilles
et chaque matin se retrouve les yeux
plein d’îles et de voyages lointains
Tu donnes du pain aux oiseaux
sans savoir que le bruit de leurs ailes sous la pluie
te parle d’un nouvel amour
loin des portes et des jardins
Petite fleur sauvage accrochée au corsage de l’averse.

(Georges Drano)

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Nous rêvions (Georges Drano)

Posted by arbrealettres sur 27 août 2015


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Ailleurs qu’en nous-mêmes nous rêvions
Dans la chambre où rien n’est protégé

(Georges Drano)

Illustration

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Le mur (Georges Drano)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2015


mur

Le mur ne vient pas de nous
Il était là bien avant
Nous ne lui échapperons pas
A ciel ouvert, il est là où
nous sommes
Accrochée à lui, la lumière
et à son heure, la nuit
La bonne manière de durer.

(Georges Drano)

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