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Light (Georges Jean-Aubry)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2016



Light

Des larmes ont coulé
D’un cœur secret et tendre
Qui se crut exilé.
Que n’ai-je su comprendre,
Quand je m’en suis allé,
Ce cœur secret et tendre.
Une bouche a parlé,
Triste douceur d’entendre
Aujourd’hui révélé
Ce cœur secret et tendre.
Des larmes ont coulé,
Que n’ai-je su comprendre…
Mais pouvais-je m’attendre
A ce ciel étoilé ?

***

Light

Tears have fallen
From a secret and tender heart
That thought itself exiled.
How I have not understood,
When I went away,
This secret and tender heart.
A mouth has spoken,
Gentle sadness to hear
Revealed today
This secret and tender heart.
Tears have fallen,
How I have not understood…
But could I expect
This starry sky?

(Georges Jean-Aubry)

 

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Je suis près de la porte où tu m’as dit adieu (Georges Jean-Aubry)

Posted by arbrealettres sur 15 octobre 2016



Je suis près de la porte où tu m’as dit adieu :
La chambre est monotone et douce,
Et la flamme inquiète du feu
Est une source

De souvenirs clairs et joyeux.
Je suis près de la table où tu posas ta main :
La lampe a la même âme confidentielle
Et le même regard serein
Pour l’ombre qui l’appelle.

Près de la cheminée où tu rêvais
Je suis, ce soir d’octobre, solitaire
Et la chambre monotone et douce s’éclaire
De mystérieux reflets.
J’écoute les branches frémir
Sous la caresse des flammes,
Et je regarde des formes surgir,
Brèves comme des passages d’âmes.
Je sens dans mon âme et ma chair
Naître un inexplicable émoi
Et je suis monotone et doux, ce soir, et clair
De la flamme que ton passé reflète en moi.

***

I am by the door where you said farewell to me:
The bedroom is dull and soft,
And the unsettled flame of the fire
Is a source
Of bright and joyful memories.
I am by the table where you laid your hand:
The lamp has the same secretive soul
And the same tranquil gaze
For the shadow that beckons it.

By the fireplace where you were dreaming
I am, that October evening, solitary
And the dull, soft bedroom brightens
With mysterious reflections.
I listen to the branches tremble
Beneath the caressing flames,
And I watch forms arise,
Brief as passing souls.
I feel in my soul and my flesh
An inexplicable turmoil
And I am dull and soft, this evening, and bright
With the flame your past reflects in me.

(Georges Jean-Aubry)

 

 

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