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Posts Tagged ‘(Gérard Pfister)’

Il suffit que l’enfant souffre (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2019




Il suffit que l’enfant souffre, et toujours lui revient le même appel à sa mère.
Cette absolue confiance que nous cherchons à retrouver toujours, immédiate autant qu’inexplicable,
n’a-t-elle part au secret qui habite les corps ?

Cette confiance dans l’abîme, au delà de tout réconfort.

Un abîme matériel, maternel, où nous serions tout entiers saisis.

L’intimité retrouvée avec les choses.
Le sentiment merveilleusement pur, comme enfantin, de leur mystère.

(Gérard Pfister)

Illustration

 

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Saisissement par la beauté comme par le rire (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 25 mai 2018



Saisissement par la beauté comme par le rire.
La même sensation d’étrangeté absolue.
Mais dans le rire, ce qui nous est révélé,
c’est le caractère illusoire de l’être.
Par la beauté, la perfection de notre appartenance au néant.

Le rire nous secoue, nous étrangle.
La beauté nous frappe. Nous écrase.

L’amitié des choses a bien de ces rudesses
lorsqu’il s’agit de nous réveiller.

(Gérard Pfister)

Illustration: Pol Ledent

 

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Indignes tellement de la beauté (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 29 avril 2018




Indignes tellement de la beauté
à nous offerte, en quelle majesté un peu de chair
sur la route s’avance quand nous voici
déchus de ce que nous sommes, enténébrés de rien
que nos regrets, quand l’orage
dehors illumine

(Gérard Pfister)

 

 

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Comme si nos mots dans son silence tombaient sans fin (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2018




Comme si nos mots
dans son silence tombaient
sans fin, comme s’ils n’étaient dits
que pour entendre au loin
se propager leur écho
s’ils n’avaient d’autre sens
qu’en cette chute
d’autre chant qu’en l’écoute
de celui qui se tait

(Gérard Pfister)

Illustration: Johann Heinrich Füssli

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Quand les choses ne sont plus que leur scintillement (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2018




Et par l’inapparente
effraction du jour recouvrer
le vertige intérieur
cette impression jubilante d’espace
quand les choses ne sont plus
que leur scintillement

(Gérard Pfister)

Illustration: Roger Suraud

 

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La véritable compréhension des choses (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2018



Cette surprise qui nous saisit par instant :
le soudain souvenir de notre parfaite communion au réel.

Comme une lucidité extrême vis-à-vis des corps et, tout à coup,
il nous devient possible de les voir comme en transparence.

Trouver cette limpidité en nous et en toutes choses,
ce n’est que nous laisser saisir par le ciel.

La véritable compréhension des choses est de l’ordre de l’amitié.

(Gérard Pfister)

 

 

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Nous sommes debout dans le temps comme les pierres dans le torrent (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 6 février 2018




Et d’un coup en descendant
dans la vallée les oreilles s’ouvrent
les maisons de bois dorment
dans un assourdissant silence
la neige est blanche comme l’invisible
nous sommes debout dans le temps
comme les pierres dans le torrent

(Gérard Pfister)

Illustration

 

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Notre folie seule a pu imaginer l’absence (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 27 décembre 2017



Notre folie seule a pu imaginer l’absence.

Cette absence au sein du réel. Cette absence d’une réalité plus haute que le réel.

Nous avons cru saisir l’être, et nous nous sommes enfermés dans un monde d’images.

Nous nous sommes égarés. A présent, comment nous libérer du piège qu’à nous-mêmes nous nous sommes dressé ?

(Gérard Pfister)


Illustration

 

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Le matin (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 13 novembre 2017




Le matin dit le chant, le dernier givre
dans l’ombre longue des granges
la pensée malheureuse, l’incandescence
de la peau blanche lavée par l’hiver

(Gérard Pfister)

 

 

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Le besoin de sens (Gérard Pfister)

Posted by arbrealettres sur 10 novembre 2017



Le besoin de sens, comme une maladie qui emprisonne les hommes et consume leur vie.

Mais si Diogène, dans l’assemblée des doctes, exhibe le corps d’un simple hareng…
Si, devant tous les courtisans, l’enfant désigne la nudité du roi…

Le sérieux du sens, le sérieux du jeu.
Mais, pour unique ressource vis-à-vis du monde, la joyeuse candeur
qui, en toutes choses, nous dévoile le trésor du non-sens.

Cette lucidité merveilleusement respirable,
cette légèreté immensément transparente.

(Gérard Pfister)

Illustration: Jules-Bastien Lepage

 

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