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Poésie

Posts Tagged ‘gisement’

Le secret (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 6 janvier 2018



Illustration
    
Le secret

Qui étais-je avant
Que serais-je après
Ce bref parcours de vie
Encerclé de mystère ?

J’alerte
Les crédos de l’âme
Je m’attache
Aux menées de l’esprit
Je braconne
Dans les gisements du cœur
Je furète
Parmi les trames du savoir
J’avance
À l’insu des mots
Je malmène
Les dieux et les lois

Impénétrable
Demeure
Le secret.

(Andrée Chedid)

 

Recueil: Rythmes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Toutes les folies (Zéno Bianu)

Posted by arbrealettres sur 8 août 2017




    
tu émanes
tu irradies
comme un meneur de lune
ton monde n’a pas changé
mais il vibre autrement
cadencé par le silence et l’amour
ouvrant d’autres traces
d’autres gisements
un saisissement continu
qui se diffuse à travers tes os
la folle folie d’aimer
à perte de coeur

Toutes les folies sont des états de grâce

(Zéno Bianu)

 

Recueil: Satori Express
Editions: Le Castor Astral

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JOSÉ (Carlos Drummond de Andrade)

Posted by arbrealettres sur 8 mai 2017



    

JOSÉ

Et maintenant, José ?
La fête est finie,
la lumière aussi,
la foule est partie,
la nuit a fraîchi,
et maintenant, José?
et maintenant, et toi?
toi qui es sans nom,
qui te moques d’autrui,
qui fais de la poésie,
qui aimes, qui te récries?
et maintenant, José ?

Sans femme te voici,
sans mots te voici,
sans tendresse aussi,
tu ne peux plus boire,
ne peux plus fumer,
cracher ne peux plus,
la nuit a fraîchi,
le jour n’est pas là,
le tram n’est pas là,
le rire non plus,
non plus l’utopie
et tout a fini
et tout s’est enfui
et tout a moisi,
et maintenant, José?

Et maintenant, José ?
Ta douce parole,
ton instant de fièvre,
ta faim et ton jeûne,
ta bibliothèque,
ton gisement d’or,
ta veste en viscose,
ton incohérence,
ta haine — et maintenant?

Tenant en main la clé
tu veux ouvrir la porte,
il n’y a pas de porte ;
tu veux mourir en mer,
mais la mer a séché;
partir pour le Minas,
le Minas n’est plus, las.
José, et maintenant?

Si tu t’écriais,
si tu gémissais,
si tu nous jouais
la valse viennoise,
si tu sommeillais,
si tu te lassais,
et si tu mourais…
Mais tu ne meurs pas,
José, tu es coriace !

Tout seul dans le noir
en ours mal léché,
sans théogonie,
sans la paroi nue
où te reposer,
sans monture noire
qui fuie au galop,
tu marches, José!
José, vers où?

(Carlos Drummond de Andrade)

 

Recueil: La machine du monde et autres poèmes
Traduction: Didier Lamaison et Claudia Poncioni
Editions: Gallimard

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Chardon, ruisselant de chaleur (Paul Auster)

Posted by arbrealettres sur 24 janvier 2017



 

Chardon, ruisselant de chaleur,
et le mot aride
qui te talonne — gueulé
au fond des gisements.
La lumière se déverserait ici.
Elle filtrerait à travers
la branche griffonnée qui a inscrit
au-dessus de nous une telle crainte. Comme si, loin de toi,
j’avais pu le sentir me
traverser, tandis que je marchais
vers le nord à l’intérieur de mon corps.

(Paul Auster)

 

 

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À perte de coeur (Zéno Bianu)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2016



À perte de coeur

les folies sont des états de grâce

tu émanes
tu irradies
comme un meneur de lune
ton monde n’a pas changé
mais il vibre autrement
cadencé par le silence et l’amour
ouvrant d’autres traces
d’autres gisements
un saisissement en continu
qui se diffuse à travers tes os
la folle folie d’aimer
à perte de coeur

Toutes les folies sont des états de grâce

(Zéno Bianu)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Anne-Louis Girodet

 

 

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Preuves de l’amour (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 26 mars 2015



Erik Werenskiold Liti_Kjersti-c [1280x768]

Preuves de l’amour

L’amour
Eperon du souffle

Recouvre nos fêlures
Pacifie nos gisements

Tisonne nos cendres
Soulève la voûte obscure.

(Andrée Chedid)

Illustration: Erik Werenskiold

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