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Poésie

Posts Tagged ‘gitan’

Tant qu’il n’y a pas la mort bien visible (Alexandre Romanès)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2019



Illustration: Arnold Böcklin

    
Un vieux Gitan :
« Pour la plupart des hommes,
tant qu’il n’y a pas la mort bien visible
au bout du chemin,
ils restent dans l’inessentiel.

(Alexandre Romanès)

 

Recueil: Un peuple de promeneurs histoires tziganes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Proverbe gitan (Alexandre Romanès)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2019



Illustration: Julie Guillem
    
Proverbe gitan :
« Si tu es au fond du trou, arrête de creuser. »

(Alexandre Romanès)

 

Recueil: Un peuple de promeneurs histoires tziganes
Traduction:
Editions: Gallimard

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PAROLE D’EXORCISME (Vangelis Kassos)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2018



Illustration: Fred Einaudi
    
PAROLE D’EXORCISME

les gitans portent un œillet à l’oreille
pour exorciser la mort
les maçons chantent sur les échafaudages
pour exorciser la mort
les marins font des vœux avant de prendre la mer
pour exorciser la mort
les paysans parlent aux semailles
pour exorciser la mort
les conducteurs klaxonnent dans les virages
pour exorciser la mort
moi je pense à toi
pour exorciser la mort

(Vangelis Kassos)

 

Recueil: Cent poèmes
Traduction: Ioannis Dimitriadis
Editions: http://www.ainigma.net

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Fameux Imperméable bleu (Leonard Cohen)

Posted by arbrealettres sur 23 juillet 2018




    
Fameux Imperméable bleu

Il est quatre heures du matin, fin décembre
Je t’écris maintenant juste pour savoir si tu vas mieux
Il fait froid à New York mais j’aime l’endroit où je vis
Il y a de la musique à Clinton Street durant la soirée.

J’ai entendu dire que tu as construit ta petite maison au fond du désert
Maintenant tu n’as plus de raison de vivre, j’espère que tu gardes des traces écrites.

Oui, et Jane est passée avec une boucle de tes cheveux
Elle a dit que tu la lui avais donnée
Cette nuit où tu avais prévu de disparaître
As-tu seulement disparu ?
La dernière fois que nous t’avons vu tu semblais tellement plus vieux
Ton fameux imperméable bleu était déchiré à l’épaule
Tu es allé à la gare pour voir chaque train
Tu étais rentré à la maison seul sans Lili Marlène.

Et tu as considéré ma femme comme un épisode de ta vie
Et quand elle est revenue, elle n’était plus la femme de personne

Eh bien, je te vois, il y a une rose entre tes dents,
Un voleur gitan maigre de plus
Bien, je vois que Jane est réveillée —

Elle t’envoie ses amitiés.
Et que puis-je te dire, mon frère, mon assassin
Que puis-je éventuellement te dire ?
Je pense que tu me manques, je pense que je te pardonne
Je suis heureux que tu te trouves sur ma route.

Si jamais tu viens ici pour Jane ou pour moi
Ton ennemi dort, et sa femme est libre

Oui, et merci pour la gêne que tu as ôtée de ses yeux
Je pensais qu’elle était là pour de bon alors je n’avais jamais tenté.

Et Jane est passée avec une boucle de tes cheveux
Elle a dit que tu la lui avais donnée
Cette nuit où tu avais prévu de disparaître.

***

Famous Blue Raincoat

It’s four in the morning, the end of December
I’m writing you now just to see if you’re better
New York is cold, but I like where I’m living
There’s music on Clinton Street all through the evening

I hear that you’re building your little house deep in the desert
You’re living for nothing now, I hope you’re keeping some kind of record

Yes, and Jane came by with a lock of your hair
She said that you gave it to her
That night that you planned to go clear
Did you ever go clear?

Ah, the last time we saw you you looked so much older
Your famous blue raincoat was torn at the shoulder
You’d been to the station to meet every train, and
You came home without Lili Marlene

And you treated my woman to a flake of your life
And when she came back she was nobody’s wife

Well I see you there with the rose in your teeth
One more thin gypsy thief
Well, I see Jane’s awake
She sends her regards

And what can I tell you my brother, my killer
What can I possibly say?
I guess that I miss you, I guess I forgive you
I’m glad you stood in my way

If you ever come by here, for Jane or for me
Well, your enemy is sleeping, and his woman is free

Yes, and thanks, for the trouble you took from her eyes
I thought it was there for good so I never tried

And Jane came by with a lock of your hair
She said that you gave it to her
That night that you planned to go clear

(Leonard Cohen)

 

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LA RENCONTRE (Sophia de Mello Breyner Andresen)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2017



LA RENCONTRE

Ronde était l’après-midi
Quiète et lisse
Sur la berge du fleuve
Quelqu’un se dévêtait

Tout seul le gitan
Tout seul dans l’après-midi
Sur la berge du fleuve

Son corps brillant
Surgissait de l’eau
Pareil à la lune
Qu’on voit le jour

Pareil à la lune
Et pareil à l’éclat
D’une lame nue

Ronde était l’après-midi

***

O ENCONTRO

Redonda era a tarde
Sossegada e lisa
Na margem do rio
Alguém se despia.

Sozinho o cigano
Sozinho na tarde
Na margem do dia

Seu corpo surgia
Brilhante da água
Semelhante à lua
Que se vê de dia

Semelhante à lua
E smelhante ao brilho
De urna faca nua.

Redonda era a tarde.

(Sophia de Mello Breyner Andresen)

 Illustration: Renato Guttuso

 

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Effeuillement sacré (César Vallejo)

Posted by arbrealettres sur 30 septembre 2016



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Effeuillement sacré

Lune, diadème blême d’une tête immense,
Réséda qui s’effeuille au ciel sombre où tu rôdes !
Lune, couronne rouge d’un Jésus qui pense,
Lune, avec ta douceur tragique d’émeraude !

Lune, cœur qui s’affole, ô lune, cœur céleste,
Pourquoi navigues-tu au creux de cette coupe
Pleine d’un vin violet sur la voie de l’Ouest,
Déroutée, on dirait, et la douleur en poupe ?

Lune, à force d’errer en vain, tu perds ton sang
Dans un holocauste éclaté d’opales claires.
Lune, lune, peut-être es-tu mon cœur gitan
Qui vagabonde au bleu en sanglotant des vers ?

***

DESHOJACIÓN SAGRADA

Luna! Corona de una testa inmensa,
que te vas deshojando en sombras gualdas!
Roja corona de un Jesús que piensa
trágicamente dulce de esmeraldas!

Luna! Alocado corazón celeste
¿por qué bogas así, dentro de copa
llena de vino azul, hacia el oeste,
cual derrotada y dolorida popa?

Luna! Y a fuerza de volar en vano,
te holocaustas en ópalos dispersos:
tú eres talvez mi corazón gitano
que vaga en el azul llorando versos!…

(César Vallejo)

 

 

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Le gitan (H. Giraud)

Posted by arbrealettres sur 6 juin 2016



Où vas-tu gitan?
Je vais en Bohème,
Où vas-tu gitan?
Revoir l’Italie,

Et toi beau gitan?
En Andalousie,
Et toi vieux gitan, mon ami?
Moi je rêve ici, je suis bien trop vieux.

Avant de repartir pour un nouveau voyage,
Vers d’autres paysages,
Sur les chemins mouvants
Laisse encore un instant vagabonder ton rêve
Avant que la nuit brève le réduise à néant.

Chante gitan ton pays de cocagne,
Chante gitan ton château en Espagne,
C’est le chant des errants qui n’ont pas de frontières,

C’est la lente prière de la nuit des gitans…

(H. Giraud)

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Les Gitans (Paul Henri Lezac)

Posted by arbrealettres sur 8 septembre 2015


gitans

A l’écart de nos portes closes,
Chez nous un beau jour ils se posent.
Sous leurs doigts, en apothéose,
Fleurie d épines et de roses,
Issue des rythmes andalous
La musique jaillit d’un coup
Du fond des temps, d’on ne sait où.
Efflanqués et maigres, ces loups
A jamais enfuis de nos cages
Généreux et fous et sauvages
Sans possessions et sans bagages
Eux, libres enfants des rois mages
Par leurs regards incandescents,
Leurs sortilèges envoûtants
Nous parlent de leur peuple errant
C’est le temps, le chant des gitans,
Tantôt sombre, et tantôt clair!
Parlant la langue de leurs pères
Il a franchi les monts, les mers
Embrasant les coeurs et la chair.

(Paul Henri Lezac)

Textes de Prisonniers: lecercledespoetesdetenus

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LES GITANS (Philippe Jaccottet)

Posted by arbrealettres sur 19 mai 2015



 

LES GITANS

Il y a un feu sous les arbres :
on l’entend qui parle bas
à la nation endormie
près des portes de la ville.

Si nous marchons en silence,
âmes de peu de durée
entre les sombres demeures,
c’est de crainte que tu meures,
murmure perpétuel
de la lumière cachée.

(Philippe Jaccottet)

 

 

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