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Posts Tagged ‘glacial’

POÈME AUX CHRYSANTHÈMES (Huang Cao)

Posted by arbrealettres sur 4 mai 2019



POÈME AUX CHRYSANTHÈMES

Sous le vent d’ouest, les chrysanthèmes plein la cour
Leur parfum glacial, aucun papillon n’y prête attention
Si un jour je deviens dieu du printemps
Je les ferais éclore avec les fleurs de pêcher en même temps

(Huang Cao)

Illustration

 

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Cette main vivante (John Keats)

Posted by arbrealettres sur 14 avril 2019



 

Cette main vivante, chaude maintenant et capable
D’ardente étreinte, viendrait, si elle était froide
Dans le silence glacial du tombeau
Tellement hanter tes jours et transir les rêves de tes nuits,
Que tu voudrais épuiser tout le sang de ton coeur
Pour qu’en mes veines la vie rouge puisse à nouveau couler,
Pour être en paix, alors, avec ta conscience. Regarde !
la voici !
Je la tends vers toi !

(John Keats)

 

 

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OH ! CRÉPUSCULES (George Bacovia)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2019



crépuscule violet 0

OH ! CRÉPUSCULES

Oh, crépuscules violets…
L’hiver s’en vient
Avec ses pleurs de flageolets…

Sur le parc abandonné
Tombent les regrets,
On entend croasser…

Eternité,
Agacement…
De ses fanfares, funèbrement,
L’automne sonne l’agonie…

Un vent glacial s’est déchaîné,
Et sous les branches squelettes,
Comme un rire de cinglé.

De toi aucune trace…
— Viendra-t-elle, viendra-t-elle pas ?…

Oh ! crépuscules violets…

(George Bacovia)

 

 

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Destination (Morten Nielsen)

Posted by arbrealettres sur 1 décembre 2018




    
Destination

C’est ce feu qui rit dans tes yeux et, tant qu’il brûle,
joue froidement, doucement dans mes mains,
rougeoie à travers nos réseaux de résistance,
vire en vagues d’un bleu glacial.

Nous dérivons l’un vers l’autre dans une vague.
Comme l’écume des vagues, nos mains se rencontrent.
Au début, nous ne voulions rien ; à présent,
nous savons tous deux comme cela finit.

Nous dérivons vers quelque chose qui va
nous arriver, nous coûter cher et nous coûter des rêves.
Nous attendons, l’avons su depuis notre rencontre.
Et les mots ne sont ni durs ni tendres.

Nous écoutons. Quelque chose brûle en secret au-dedans.
Comme l’écume des vagues, nos mains se rencontrent.
Nous dérivons vers quelque chose qui va nous arriver :
un feu aussi frais que la mer, tant qu’il brûle.

***

Bestemmelse

Det er den Ild som ler i dine Ojne
og leger koldt og mildt i mine Hænder,
der gloder vores Modstandsnet igennem
og blir til isblaa B&lger, mens den brænder.

Vi driver mod hinanden i en Bolge.
Som Bolgeskummet modes vore Hænder.
Vi vilde ingenting, da det begyndte.
Nu ved vi begge to, hvordan det ender.

Vi driver ud mod noget som vil ske os,
og det skal blive dyrt og koste Dromme.
Vi venter, og har vidst det fra vi moches.
Og Ord er hverken haarde eller omme.

Vi lytter. Og det brænder skjult derinde.
Som Bolgeskummet modes vore Hænder.
Vi driver ud mod noget som vil ske os:
En Ild saa sval som Havet, mens den brænder.

(Morten Nielsen)

 

Recueil: Guerriers sans armes Krigere uden vaaben
Traduction: Pierre Grouix
Editions: Grèges

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La nuit dernière déjà (Liu Yong)

Posted by arbrealettres sur 9 juillet 2018



La nuit dernière déjà
J’avais dormi tout habillé,
Et cette nuit encore
Tout habillé je me suis endormi.
Je rentrais d’une petite beuverie,
Passée la première veille,
Quand ivre mort me suis écroulé.
Mais peu après minuit,
Pourquoi soudain me suis-je réveillé ?
L’air glacial m’a fait frissonner.
Un mince filet de vent
A travers la fenêtre s’est infiltré
Et la flamme de la lampe a doucement vacillé.

Seul dans mon lit, je me tourne et me retourne, essayant de me rappeler
Mon rêve de nuages et de pluie.
Appuyé contre l’oreiller, en vain je m’efforce de le retrouver,
Le coeur tout agité de mille sentiments.
Je la sens si proche et si lointaine à la fois !
Quand le temps et le cadre sont propices,
A quoi bon penser tendrement l’un à l’autre
Si l’on ne peut s’aimer pour de vrai…

(Liu Yong)


Illustration: Francine Van Hove

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UN LONG COULOIR DANS LA SERRURE (Hwang Ji-u)

Posted by arbrealettres sur 2 juin 2018



 Illustration: Amnesty International
    
UN LONG COULOIR DANS LA SERRURE

Bruit de pas. Du long couloir dans la serrure
Un homme vient
L’homme est effroyable

Par le nez de la serrure, l’eau assombrie de la montagne
Coule et entre. Dans mes méninges flotte ma lointaine
Enfance; l’araignée d’eau,
Les plantes marines, le bruissement de l’eau
Qui tourbillonne une ou deux fois à mes oreilles,
Soudain tout s’arrête et m’ordonne
«Avoue!»

Par l’oesophage de la serrure, ardemment
Le téléphone sonne encore.
Dans la gorge, d’un seul trait
J’avale un couteau glacial.
Le couteau enfoncé,
Répondre à la question.
«Nous ne sommes plus des hommes»

Par le trou de la serrure, souffle le vent sonore.
Les feuilles de l’orme s’agitent
Quelqu’un le prend à la gorge et le secoue
branche par branche,
Les papiers à deux faces flottent
Le dernier saisit l’empreinte
De mon doigt.
Je voudrais dormir.
«Ah, ce corps, pourquoi existe-t-il?»

Craquement de la porte â l’extérieur ;
Bruit de pas ; du long couloir dans la serrure
Un homme sort.
En tombant,
Demandant grâce, il dit enfin
Aux mouches «ONLY WAY TO FLY »

(Hwang Ji-u)

 

Recueil: DE L’HIVER-DE-L’ARBRE AU PRINTEMPS-DE-L’ARBRE Cent poèmes __..
Traduction: Kim Bona
Editions: William Blake & co

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L’amitié au bout du monde (Dong Qiang)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2018



printemps

 

Les murs m’encerclaient de toutes parts,
les tombeaux s’égrenaient le long du chemin.
Accrochée aux branches de pins et de sophoras,
la lune si froide,
le monde au bout du monde si glacial!
Vous vous promeniez contre mon épaule,
et soudain le printemps me revint.

(Dong Qiang)

Illustration: Sandro Botticelli

 

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UNE NUIT GLACIALE (Han Wo)

Posted by arbrealettres sur 10 mars 2018



UNE NUIT GLACIALE

Le vent accompagne un froid léger
Les pétales rouges des jeunes pruniers tourbillonnent
avec de gros flocons de neige
La nuit déjà profonde, je m’accoude
aux cordes de la balançoire
Mon pavillon se fond dans une pluie brumeuse

(Han Wo)

 Illustration

 

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DOULEUR (Jules Verne)

Posted by arbrealettres sur 5 mars 2018




    
DOULEUR

Oh ! laissez-moi !
Mon cœur me fait bien mal ! un peu de solitude !
Le voyage est bien long, et le chemin bien rude,
A l’humble sujet comme au roi !

Oh ! laissez-moi !
Laissez-moi tomber seul en heurtant les racines,
Et seul, me déchirer aux ardentes épines,

Oh ! laissez-moi !

Oh ! laissez-moi !
Car l’organe du mal, car
Satan m’accompagne,
Et dans son vol brûlant traverse la campagne.
Il a pris mon âme et ma foi !

Oh ! laissez-moi !
Qu’aurais-je à faire ici d’inutiles services !
Laissez-moi, seul, tomber aux rocs des précipices,

Oh ! laissez-moi !

Oh ! laissez-moi !
Car j’ai rage et colère, et dans le fond de l’âme,
J’ai là, plus de douleur que n’a la pauvre femme
Au glas glacial du beffroi .

Oh ! laissez-moi !
Un infernal penser me déchire la tête,
J’ai là plus de fureur que la mer de tempête,

Oh ! laissez-moi !

Oh ! laissez-moi !
La lionne rugit, quand sa cruelle engeance
Sous les coups des chasseurs a subi la vengeance,

Elle emplit l’air de son effroi !

Oh ! laissez-moi !
Plus tranquille, et plus triste en sa calme tristesse,
La colombe maudit le destin qui l’oppresse,

Oh ! laissez-moi !

Oh ! laissez-moi !
Au désert, la gazelle exhale pleurs et plainte ;
Le sang de la douleur l’a jusqu’au cœur atteinte ;
Le désert entend son émoi !

Oh ! laissez-moi !
La tigresse a perdu ses petits.
Sa colère
Ebranle terre et cieux !… moi… ! j’ai perdu ma mère !!!

Oh ! laissez-moi !

(Jules Verne)

 

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Mon malheureux ami (Georges Brassens)

Posted by arbrealettres sur 23 novembre 2017




    
Mon malheureux ami

Il n’y a pas de sons, pas de senteurs, pas de formes,
De saveurs et d’états, palpables, abornés.
Il n’y a que des illusions conformes
A la quinte des sens humains hallucinés.

Et l’on va s’incliner, les yeux criblés de larmes,
Sur l’atroce néant d’un être qu’on aimait.
Or, cet être néant qui cause nos alarmes
Ne peut pas n’être plus, puisqu’il ne fut jamais.

Naissance, vie et mort sont chimères d’optique,
Claires obscurités, silences phonétiques,
Glaciales chaleurs, raisons d’hurluberlus.

Le monde est impossible et l’homme seul insiste,
Parmi tous les vivants, à croire qu’il existe,
Qu’il existe, qu’un jour il n’existera plus.

(Georges Brassens)

 

Recueil: Les couleurs vagues
Editions: Le Cherche Midi

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