Arbrealettres

Poésie

Posts Tagged ‘glisser’

Fraîches hirondelles (Pablo Neruda)

Posted by arbrealettres sur 10 janvier 2019




je sens ton sein brûler et tes baisers glisser
façonnant dans mon rêve de fraîches hirondelles.

(Pablo Neruda)

 

 

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La source de l’homme c’est l’impossible (Christian Viguié)

Posted by arbrealettres sur 28 décembre 2018



Lorsque tu disais
la source de l’homme c’est l’impossible
il y avait du ciel qui glissait
des mots s’ouvraient
sur des fenêtres
pour voir
simplement pour voir

(Christian Viguié)

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NOEL (Hugo von Hofmannsthal)

Posted by arbrealettres sur 23 décembre 2018



 

 

NOEL

Les carillons de Noël
Dans le vent nocturne…
Qui sait où sont aujourd’hui
Les cloches
Et les sons de jadis ?

Les sons vivants
Des ans écoulés
Avec leur beauté enfantine
Et leurs cheveux parfumés
Leurs cheveux parfumés de l’odeur de résine
Avec des lèvres et des boucles
Alourdies par les rêves ?

Et d’où viennent les cloches
D’aujourd’hui

Les vagabondes cloches d’aujourd’hui ?
Les jours présents
Glissent dans un souffle.
Qui écoute seulement si c’est une plainte
Ou le rieur mois de Mai
Le rougissant fleurissant mois de Mai ?

(Hugo von Hofmannsthal)

Illustration

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La Dent (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2018



Ce Monde n’est pas une Conclusion.
Il y a une Vie au-delà –
Invisible – comme la Musique –
Mais positive – comme le Son –
Elle fait signe, elle déconcerte –
La Philosophie – connaît pas –
Et, à travers une Enigme, enfin –
La Sagacité finit par se faufiler –
La deviner tourmente les clercs –
Pour l’avoir, les Hommes ont enduré
Le mépris des Générations
Et la Crucifixion montré du doigt –
La Foi glisse – et rit reprend des forces –
Rougit, devant témoin –
Tire sur une brindille de Preuve –
Demande à une Girouette, le chemin –
Des grands Gestes, de la Chaire –
Roulent de puissants Alléluias –

Aucun Narcotique pour calmer la Dent
Qui grignote l’âme –

(Emily Dickinson)

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Mer et brume (Claude Pujade-Renaud)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2018




Illustration
    
Mer et brume
fusion laiteuse

Chacune se nourrit
de l’autre
l’absorbe

Au loin la corne
dite de brume
tente de les séparer

De glisser entre elles
le tranchant aigu
de la différence

N’y parvient pas

Brame
insistante
impuissante

Profil bas
le jour
et pesanteur du ciel

Brume de mort
infiltrée
dans le crépuscule
des cellules

Ni lame
ni corne
sachant disjoindre

Fusion morne

(Claude Pujade-Renaud)

 

Recueil: Instants incertitudes
Traduction:
Editions: Le Cherche Midi

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Air populaire (Rainer Maria Rilke)

Posted by arbrealettres sur 1 décembre 2018



Illustration: Julien Dupré
    
Air populaire

Ils m’émeuvent tant,
ces airs de Bohême,
glissant dans mon coeur
leur lourde langueur.

Qu’un enfant fredonne
en sarclant son champ,
un rêve t’en donne
l’écho quand tu dors.

Tu as beau errer
par toute la terre,
après des années
te revient cet air.

(Rainer Maria Rilke)

 

Recueil: Oeuvres 2 Poésie
Traduction: Jacques Legrand, Lorand Gaspar, Philippe Jaccottet, Armel Guerne, Maurice Betz
Editions: Seuil

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Le cygne (Rainer Maria Rilke)

Posted by arbrealettres sur 25 novembre 2018




Illustration: ArbreaPhotos
    
Le cygne

Cette peine de traverser, lourdement
et comme lié, ce qui n’est pas encore fait
ressemble à la démarche inachevée du cygne.

Et la mort, cette fuite du sol sur lequel
chaque jour on s’appuie est comme
l’instant où il se laisse anxieusement glisser

et les eaux qui l’accueillent avec douceur
heureuses et humbles, onde par onde

s’effacent sous lui; pendant que
infiniment silencieux et sûr
toujours plus royal, plus assuré
et plus indifférent, il daigne s’avancer.

(Rainer Maria Rilke)

 

Recueil: Oeuvres 2 Poésie
Traduction: Jacques Legrand, Lorand Gaspar, Philippe Jaccottet, Armel Guerne, Maurice Betz
Editions: Seuil

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Lointain souffert (Zéno Bianu)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2018



la souffrance
ne sait penser
qu’en angles morts

glisser
jusqu’à l’extrême étoile
pour perdre tous les angles

éprouver d’un coup
la mesure de son gouffre

penser à la vitesse du vide
ce qui jamais ne fut

plus haut
où nul ne se connaît
où tremble l’inattendu

(Zéno Bianu)


Illustration

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Dans le la du vide tremblent les étoiles (Zéno Bianu)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2018



Le corps du sable est l’ossuaire de l’infini.
Ce qui n’a pas de visage veut enfin prendre coeur.
Dans le la du vide tremblent les étoiles.
Un souffle glisse sur le sentier des nerfs.

(Zéno Bianu)


Illustration

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La fente (Jacques Chessex)

Posted by arbrealettres sur 10 novembre 2018



Illustration:  Gustave Courbet
    
La fente

Si je regarde en toi fente

dans tes pentes dans tes plis sondant
Descendant par l’ombre et la moire à ton noir
Si je rôde et respire à tes alentours
Glissant du relief par la zone rose
Au secret gorgé de ce noir À la faille à la gorge, fente dans sa plissure avisant

Maintenant scrutant la buée belle à voir
Ce glissement à ta chaleur déjà liquide
Madame la fente où règne l’Odeur

O regardant par l’entaille le délice

de sueur, de fétide miel
Dans le val ce silence noir
De sombre suc musicien
Si descendant rôdant encore à cette orée
Je me tue à percer un chemin autre À la caverne visiteur épuisé de zèle
Quand la tonne parfumée exhale
Et coule en pluie à ta paroi

ruisselante robe définitive À ma bouche bien avant le drap des morts

O fente si je viens en toi

Par la langue et l’œil ouvrant ta nuit sacrée

Descendant par les haltes un songe noir comme un fleuve

Enfoui l’oubli muet dans tes pentes
Si j’allume au fond de la chambre
Cette lampe, fente, tes alentours sur la strie
Noire à l’ombre offrant la glu à me tuer
Visiteur encore rêvant mangeant la lumineuse suie

(Jacques Chessex)

 

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