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Poésie

Posts Tagged ‘gonflé’

Et les femmes sont si belles (Marcel Thiry)

Posted by arbrealettres sur 7 mai 2018



Et les femmes sont si belles
Et les femmes sont si belles
Et les seins sous les dentelles
Si gonflés de vérité,
Et les mains si pardonneuses
Et les bouches si donneuses
De tels dons d’éternité,
Et l’été, sous les ombrelles,
Dans les prés, dans les ombelles,
Les bras nus ont de si belles
Si donneuses nudités,
Et les femmes sont si belles
Et les femmes sont si belles…

(Marcel Thiry)

Illustration: Andrzej Malinowski

 

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NOUS NE VOGUONS PAS SUR LA MEME MER (Olav H. Hauge)

Posted by arbrealettres sur 9 avril 2018



NOUS NE VOGUONS PAS SUR LA MEME MER

Nous ne voguons pas sur la même mer,
trompeuses sont les apparences.
Ferraille et grumes sur le pont,
sable et ciment dans mes soutes,
je m’enfonce, je suis lent,
je foule les vagues houleuses,
je hulule dans la brume.
Toi tu vogues sur un bateau de papier,
ta voile bleue gonflée de rêves,
si tiède le vent, délicate la vague.

(Olav H. Hauge)

Illustration

 

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PRELUDE (Jacques Rabemananjara)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2018




PRELUDE

Je me rappelle, Erica !
Je me rappelle
l’instant du miracle, la date lumineuse
d’hier.
Pas un geste, pas un cri
ne s’efface de ma mémoire.

Je me rappelle et, plus fier
que le guerrier de la légende ou de l’épopée,
j’avance dans la lice avec le front marqué du signe de ta gloire.

La grâce
a pénétré jusqu’au coeur de ma vie.
Lame de lumière dans le sous-bois.
Epée étincelante enfoncée à tes flancs,
Bel Archer de Minuit !

Et toi, Reine dernière,
La torche flambe dans ta main.
Une route de feu s’ouvre droit sur l’infini.
Il souffle, il souffle un vent étrange !
Tourne, tourne l’héliotrope de Midi !
Et tourne et tourne le sable rouge !

Et Toi et Moi, ce soir,
Nous ne serons plus que deux rêves,
Deux rêves enfouis dans la poitrine de l’ivresse.
Deux rêves vivants
comme arbres drus sur la dune,
Gonflés de sève et de mystère !

(Jacques Rabemananjara)

 

 

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Retouche à Pompéi (Daniel Boulanger)

Posted by arbrealettres sur 3 décembre 2017




    
retouche à Pompéi

Ainsi le paradis
avec ses rues pour une histoire éteinte
un pin troublant l’alcool de l’été
la mer que l’on devine, a goût d’olive,
près du silence au sein gonflé,
l’amour sur les gazons fermés.

(Daniel Boulanger)

 

Recueil: Les dessous du ciel
Editions: Gallimard

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AVÈNEMENT NOCTURNE (Mario Luzi)

Posted by arbrealettres sur 13 septembre 2017



Illustration
    
AVÈNEMENT NOCTURNE

TERRE

Je reconstruis de roses ton passé
car sur les déserts, amèrement,
le soleil à présent fouille les buissons,
les colonnes, et les mouettes sur la mer
verte gonflée de vents et de méduses aspirent
à la chaleur que répandent tes peuples !
Et une mère sur les rochers soucieuse
abandonne son flanc aux profondes
comètes, ô astres, les chèvres humainement
s’arrêtent au bord des torrents
d’autrefois, le nuage sur les temples
se défait, se souvient de l’encens.
Telle est ma mémoire. Mais au couchant
descend une jeunesse qui brille d’événements,
je regarde : humide le vaisseau laboure
l’avenir, parfait au-dessus des rocs
pèse le faucon et dans les sentiers les jacinthes
vivent d’une charité que j’ignore.

***

AVVENTO NOTTURNO

TERRA

Ricompongo di rose il tuo passato
io perché sui deserti amaramente
fruga il sole i cespugli e le colonne
ora, e il cabre effuso dai tupi popoli
ricercano i gabbiani sopra il verde
mare gonfio di venti e di meduse !
E una madre sui sassi pensierosa
abbandona il suo franco aile profonde
comete, astri, si fermano le capre
umanamente al ciglio dei torrenti
d’un tempo, la nuvola sui templi
si disanima memore d’incenso.
Tale la mia memoria. Ma a ponente
cala la gioventù lustra di eventi,
io guardo : umido solea nel futuro
il vascello, perfetto sui macigni
pende il falto e nei viottoli i giacinti
vivono d’una carita ch’io ignoro.

(Mario Luzi)

 

Recueil: Dans l’oeuvre du monde
Traduction: Philippe Renard, Bernard Simeone
Editions: Editions Unes

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Le coeur du soleil (Henri Cazalis)

Posted by arbrealettres sur 29 août 2017



Illustration: Chaude Diy
    
Le coeur du soleil palpite,
palpite embrasé de désirs.

La mer, la large mer palpite,
comme un coeur gonflé de désirs.

Et mon coeur, débordant de désirs,
palpite, se lamente et pleure.

(Henri Cazalis)

 

Recueil: Le livre du Néant
Editions: Alphonse Lemerre

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Ton corps est la seule lumière (Lucien Becker)

Posted by arbrealettres sur 16 août 2017




Illustration: Albert Angus MacDonald
    
Ton corps est la seule lumière
que reconnaît mon regard
Il est plus beau sur mon lit
qu’un ciel de joie sur le monde.

Tous les chemins conduisent à ton sexe
dernière impasse avant la mort
mais impasse où ma vie prend un sens
qu’aucune morale n’a pu lui donner.

En pressant ta chair contre ma chair
je sais pourquoi la terre est gonflée de collines,
pourquoi elle chavire sous les forêts,
pourquoi elle accourt vers une source qui naît.

A chaque baiser, ma nuit prend fin
et dans mes veines s’écoule toute la mer
Ton corps est une haute tige
qui, ployée, livre son printemps.

Je te vois dans le regard de toutes les femmes.
J’oublie que tu n’existes qu’entre mes bras
L’espace perd son pouvoir de distance :
tu es si belle, veillée par tes paupières.

(Lucien Becker)

 

Recueil: Rien que l’amour
Editions: La Table Ronde

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Tout le silence fulgure en un chant (François Cheng)

Posted by arbrealettres sur 28 juin 2017



Illustration
    
Tout le silence fulgure en un chant
Dans l’éternité d’un jour gris
Au coeur du bois
que survolent d’insoucieux nuages
Tout le silence gonflé du chant
surgi des entrailles de la mésange
Rond comme la rotation de l’univers
Rond comme un coeur qui bat
Coeur humain gonflé de douceur, de douleur
de cris de vivants et de morts
Éclatant en unique chant de l’instant
Dans l’éternité d’un jour gris
que survolent d’oublieux nuages

Au coeur d’un bois

(François Cheng)

 

Recueil: A l’orient de tout
Editions: Gallimard

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Et puis l’immense oiseau repart (Pierre Reverdy)

Posted by arbrealettres sur 20 novembre 2016




[…]
Et puis l’immense oiseau repart
Gonflé de vent
Et blessé de quelques étoiles dans les ailes.

(Pierre Reverdy)

Illustration

 

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COMMENCEMENT DU SOIR (Giuseppe Ungaretti)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2016



COMMENCEMENT DU SOIR

Ici la vie se vide
dans une ascèse translucide
de nuages gonflés
que brode le soleil

(Giuseppe Ungaretti)

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