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Poésie

Posts Tagged ‘grain’

La bonne nouvelle était là (Guy Lévis Mano)

Posted by arbrealettres sur 2 mai 2019



 

Edwin Church  Aurores boréales _500

La bonne nouvelle était là.
Elle était là comme un grain de soleil est sur le grain de blé
comme un pan de ciel bleu à travers l’échancrure des grands nuages bas s’étalant dans le ciel

(Guy Lévis Mano)

Illustration: Edwin Church

 

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Sentir les derniers grains (Stéphane Bataillon)

Posted by arbrealettres sur 21 avril 2019




    
Sentir les derniers grains
de la poignée de sable

Avoir ce privilège.

(Stéphane Bataillon)

 

Recueil: Où nos ombres s’épousent Vivre l’absence
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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Poussière d’étoile (James Noël)

Posted by arbrealettres sur 31 janvier 2019



Illustration
    
Poussière d’étoile

Mille fois
plus que mille fois
vaut mieux être une luciole
rien qu’une luciole
pour élucider dans la nuit
l’éloquence fine d’un grain de poussière
qui attend sa révolution de jour
avec le vent qui arrive
à bout de souffle
charriant dans la gueule
son champ de paraboles du semeur

mille fois
vaut mieux être une luciole
qu’une étoile filante
fiancée à sa chute

(James Noël)

 

Recueil: Des poings chauffés à blanc
Traduction:
Editions: Bruno Doucey

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Quoique tu fasses (Jean Lavoué)

Posted by arbrealettres sur 23 janvier 2019




Illustration: ArbreaPhotos
    
Quoique tu fasses
N’est-ce pas dénudé que tu entreras dans sa nuit
N’est-ce pas grain de sable que tu fouleras
L’infini de son désert
N’est-ce pas germe enfoui
Qu’un jour tu porteras sa promesse de fruits

Alors sois léger
Demeure dans ce rien
Bénis la caresse de l’absence
Accueille en toi l’étincelle
Deviens cet infini
Laisse faire le souffle

Fais pour de bon dès aujourd’hui
Le jeu de la lumière

(Jean Lavoué)

 

Recueil: Nous sommes d’une source
Traduction:
Editions: L’enfance des arbres

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Une sorte de chant pareil au jour (Lionel Ray)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2019




    
Une sorte de chant
pareil au jour qui traverse
un feuillage et descend,
furtif, jusqu’à l’herbe pauvre.

Un chant qui parle d’octobre
et d’eau cachée,
de lointains sans amertume,
fronts mêlés, collines heureuses

Et ce besoin d’espace entre
les mots, comme une disposition
de traces et de froissements.

Ici entre les fleurs, avec le grain
des ombres, la vie circule et boit,
fugitive, à d’anciennes sources.

(Lionel Ray)

 

Recueil: Syllabes de sable Poèmes
Traduction:
Editions: Gallimard

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Farineuse insomnie (Claude Pujade-Renaud)

Posted by arbrealettres sur 15 décembre 2018



Illustration: Francine Van Hove
    
Farineuse insomnie
néant friable

Sommeil titubant
on chemine on écrit
de travers

Tournant
sur l’ aire
meulant
un grain maigre

On se perd
des mots chutent
se dispersent
poussière
charpie des nerfs
des chairs

Désir flou
de se résigner
à l’identité saumâtre
du jour et de la nuit

(Claude Pujade-Renaud)

 

Recueil: Instants incertitudes
Traduction:
Editions: Le Cherche Midi

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Vérité du coeur (Kathleen Raine)

Posted by arbrealettres sur 3 décembre 2018



Vérité du coeur : un moment hors du temps,
Grain de pollen à la dérive,
Si fin, si petit,
D’or sur le souffle de l’esprit
Semé dans cette chambre calme.

***

Heart’s truth: a moment out of time,
Pollen grain adrift,
How small and fine,
Golden upon the spirit’s breath
Into that quiet chamber sown.

(Kathleen Raine)

 

 

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Combien de ports pourtant (Rainer Maria Rilke)

Posted by arbrealettres sur 22 novembre 2018



    

Combien de ports pourtant, et dans ces ports
combien de portes, t’accueillant peut-être,
combien de fenêtres
d’où l’on voit ta vie et ton effort.

Combien de grains ailés de l’avenir
qui, transportés au gré de la tempête,
un tendre jour de fête
verront leur floraison t’appartenir.

Combien de vies qui toujours se répondent;
et par l’essor que prend ta propre vie
en étant de ce monde,
quel gros néant à jamais compromis.

(Rainer Maria Rilke)

 

Recueil: Oeuvres 2 Poésie
Traduction: Jacques Legrand, Lorand Gaspar, Philippe Jaccottet, Armel Guerne, Maurice Betz
Editions: Seuil

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Dans la parole de l’air (Jacques Chessex)

Posted by arbrealettres sur 10 novembre 2018




    
Dans la parole de l’air

L’air n’est pas épais, la fumée éclaire

L’heure n’écrase plus ni grain

Ni souvenir d’aucune moisson, ô moulin d’ombre

Puisque vieillir est mon lot favorable

Dans l’automne rouge où crie la pie

L’air est léger ce matin
Les fumées des feux s’élèvent dans la pluie
Rien ne pèse en vain

Il n’y a plus ni fuites de feuilles ni vieillissement dans ces réseaux sans mémoire

L’air ne parle pas des haies d’avant

La pie ne regrette plus

L’éclair de la mésange traverse un songe nommé

forêt
L’odeur des petits feux endort les paysages
Même les noms des choses passent
Comme dans les errances des sages
Et la tranquillité de l’air ou de l’eau

n’est plus en cause
Aucune grâce n’est coupable
Dans la parole de l’air sans menace
Hors de toute contradiction à défaire

(Jacques Chessex)

 

 

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UN OISEAU (Henri Thomas)

Posted by arbrealettres sur 9 novembre 2018




Illustration: Marc Chagall
    
UN OISEAU

Un oiseau, l’œil du poète
s’en empare promptement
puis le lâche dans sa tête,
ivre, libre, éblouissant.

Qu’il chante, qu’il ponde, qu’il
picore, mélancolique,
d’invisibles grains de mil
dans les prés de la musique,

quand il regagne sa haie,
jamais cet oiseau n’oublie
les heures qu’il a passées
voltigeant dans la féerie

où les rochers nourrissaient
leurs enfants de diamant,
où chaque nuage ornait
d’une fleur le ciel dormant.

On trouvera l’oiseau mort
avant les froids de l’automne,
le plaisir était trop fort,
c’est la mort qui le couronne.

(Henri Thomas)

 

Recueil: Poésies
Traduction:
Editions: Gallimard

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