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Poésie

Posts Tagged ‘grandir’

A l’extrémité du jour (André du Bouchet)

Posted by arbrealettres sur 15 janvier 2022


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A l’extrémité du jour,
du souffle, où la terre débute,
cette extrémité qui souffle.
J’atteins le sol au fond de ce souffle,
le sol grandissant

(André du Bouchet)

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Le Père Noël existe (Armand Lanoux)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2021




Le Père Noël existe

A Melbourne en décembre
on souffle on brûle
on fait des pâtés devant la mer on folâtre
nu et loin de l’âtre.
Les enfants lapons voudraient un Père Noël noir
C’est lassant la neige du bout au bout de l’an.
Ils ont écrit jusqu’en Afrique
et dans l’autre Amérique.
Mais les nègres gardent le leur
un gentleman de couleur
qu’ils appellent Saint-Béni
à Bogota
Colombie
au son des sambas.

Les Noëls de Paris
ont les yeux gris.
Les Noëls de ma vie
se font des cheveux gris.
Si j’avais su
je n’aurais pas grandi.
Serais resté petit.

(Armand Lanoux)


Illustration

C’est VRAI!! je l’ai VU!!  

cf: https://arbreaphotos.wordpress.com/2016/12/21/19122016-au-23122016-22-center-parcs-de-normandie-les-bois-francs-rando-aller-retour-vers-verneuil-sur-arve-25-kms/

Allez!!
POUR L’AMBIANCE! 🙂

 

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Le néant s’agite et crie (Marcel Béalu)

Posted by arbrealettres sur 5 novembre 2021



Le néant s’agite et crie
Mais le miracle attendu
Depuis le début des temps
Arrive à pas de souris

Ah reste encore immobile
Un seul geste un seul regard
Le ferait s’évanouir

11 grandit grandit grandit
Il va s’abattre sur toi

Non ne te retourne pas
Tu pourrais mourir de joie.

(Marcel Béalu)

 

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Si creuse est la nuit (Bernard Noël)

Posted by arbrealettres sur 21 octobre 2021




Si creuse est la nuit
que l’on voudrait grandir
grandir
jusqu’à remplir ce regard sans paupière

(Bernard Noël)

Illustration

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LE FAUNE AMOUREUX (Yves Lisy)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2021



LE FAUNE AMOUREUX

Dans le tapis des feuilles rousses,
Un faune d’or s’est pris les pieds.
On l’a vu qui courait en biais
Saoulé par l’arôme des mousses.

Il danse le petit sylvain !
Drapé des splendeurs de l’automne,
A son ivresse il s’abandonne
Car il est amoureux enfin !

Il voudrait séduire une étoile,
Mais pour l’atteindre il doit grandir.
L’aragne le voyant languir,
Lui tisse une échelle de toile.

Sait-il que sans laissez-passer
Il ne pourra plus redescendre ?
Les dieux vont le réduire en cendre
Avant qu’il puisse l’embrasser.

(Yves Lisy)

Illustration: Pablo Picasso

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Vous n’avez vraiment pas l’oreille fine (Pierre Albert-Birot)

Posted by arbrealettres sur 20 octobre 2021



L’herbe dites-vous
Ne fait aucun bruit pour pousser
L’enfant pour grandir
Le temps pour passer
Vous n’avez vraiment pas l’oreille fine.

(Pierre Albert-Birot)


Illustration

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LA PITIÉ DANS L’AMOUR (William Butler Yeats)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2021



Illustration: Odilon Redon
    
LA PITIÉ DANS L’AMOUR

Une pitié qui dépasse l’entendement,
Est cachée au cœur de l’amour :
La foule qui achète et vend,
Les nuages, vagabonds en voyage,
Les vents froids et humides qui soufflent
Et la coudraie d’ombre qui grandit,
Où coulent les eaux gris-souris,
Menacent la tête que j’aime.

***

THE PITY OF LOVE

A pity beyond all telling
Is hid in the heart of love :
The folk who are buying and selling,
The clouds on their journey above,
The cold wet winds ever blowing,
And the shadowy hazel grove
Where mouse-grey waters are flowing,
Threaten the head that I love.

(William Butler Yeats)

 

Recueil:
Traduction: Catherine RÉAULT-CROSNIER
Editions:

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UN ÉTERNEL ÉTAT DE RÊVE (Egon Schiele)

Posted by arbrealettres sur 22 août 2021




    
UN ÉTERNEL ÉTAT DE RÊVE

plein du plus délicieux trop-plein de vie —
sans repos, — aux effrayantes douleurs au-dedans, dans l’âme.—
Flamboie, brûle, grandit pour devenir combat, —
spasme au coeur.
Soupeser — et, follement, bouge d’un désir brûlant. —
Impuissante est la torture de la pensée,
vaine pour atteindre des idées. —
Parle la langue du Créateur et donne. —
Démons ! Brisez la violence ! —
Votre langue, — vos signes, — votre puissance.

AUTOPORTRAIT

***

EIN EWIGES TRÄUMEN

voll süßesten Lebensi berschuß —
rastlos, — mit bangen Schmerzen innen, in der Seele. —
Lodert, brennt, wachst nach Kampf —
Herzenskrampf
Wägen — und wahnwitzig rege mit aufgeregter Lust. —
Machtlos ist die Qual des Denkens,
sinnlos, um Gedanken zu reichen. —
Spreche die Sprache des Schöpfers und gebe. —
Dämone ! Brecht die Gewalt ! —
Eure Sprache, — Eure Zeichen, — Eure Macht.

SELBSTBILDNIS

(Egon Schiele)

 

Recueil: Moi, éternel enfant
Traduction:Nathalie Miolon
Editions: Comp’act

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CLAIRE-LUMIÈRE BRILLANTE (Egon Schiele)

Posted by arbrealettres sur 16 août 2021



    

CLAIRE-LUMIÈRE BRILLANTE

gonfle sur son passage terre ridée,
soleils se gorgent d’air et se vident.
Sol fertile —
Surfaces jaunes croisent presque à la verticale un vert saturé,
elles grandissent en se rapprochant et nous montrent ici les atomes jaunes —
de joie, ils prennent part à la vie.

CHAMP D’ÉPIS

***

LEUCHTENDES HELLICHT

durchschwellt runzlige Erde,
Sonnen atmen auf und nieder.
Reichlicher Boden —
gelbe Flächen durchkreuzen steil ein gesättigtes Grün,
sie wachsen näher und zeigen uns hier die gelben Atome —
die spielen vor Lust an dem Leben.

ÄHRENFELD

(Egon Schiele)

Recueil: Moi, éternel enfant
Traduction:Nathalie Miolon
Editions: Comp’act

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C’est peut-être là (Yves Namur)

Posted by arbrealettres sur 15 juin 2021



C’est peut-être là
Que grandirait peut-être le poème,

Entre l’effacement
Et le souffle de l’effacement.

Ce serait peut-être là.

(Yves Namur)


Illustration: Pascal Massonnat

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