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Poésie

Posts Tagged ‘granit’

Quand viendront les Rouges-Gorges (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 24 avril 2019




    
« Quand viendront les Rouges-Gorges
Si je ne suis plus en vie
Donne au cravaté de Rouge
Une miette Commémorative.

Si dans mon sommeil profond
Je ne puis te dire merci,
Sache que je m’y essaie
Avec la lèvre de Granit! »

(Emily Dickinson)

 

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Si je ne suis plus vivante (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 13 décembre 2018



Si je ne suis plus vivante
Au retour des Rouges-Gorges,
Donne à l’Etranglé de Rouge,
Une miette au Mémorial.

Si je ne puis te dire merci,
A cause d’un sommeil profond,
Sache au moins que j’essaie
De mes lèvres de Granit!

(Emily Dickinson)


Illustration

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Et puis parfois quelquefois… (Marie-Célie Agnant)

Posted by arbrealettres sur 27 octobre 2018



granite_ 

Et puis parfois quelquefois…

comme le bloc de granit
le silence
nul frémissement
nulle voix
nulle main
seulement la certitude profonde de la colère
et l’angoisse
ce froid dans la poitrine
et puis parfois
quelquefois
ce regard infiniment triste
d’où émerge la nostalgie
brutale
ce cri
qui jamais ne s’endort

(Marie-Célie Agnant)

Illustration: ArbreaPhotos

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Oder blues (Armand Lanoux)

Posted by arbrealettres sur 22 octobre 2018



Oder blues

Le poisson de lune
le poisson du désespoir
l’ami des brumes
le sale petit poisson maudit
le douanier des dunes
qui file entre deux eaux
dans les herbiers du lac noir
ne doit être vu ni tard
ni tôt
par les fils de l’Oder
par les simples fils de l’Oder
marins sincères
comme le houblon.

Marika ne laisse pas Hans
pêcher les ondines qui dansent
quand est tombé le soir
sous la lune.
S’il en voit une
Hans ne t’aimerait plus
Hans se moquerait de toi.
Les poissons de lune
se changent en ondines.
Quand il a plu
les ondines dînent
sur la dune
– en robe d’écaille et de soie
pour cacher leur queue –
d’une soupe de poisson
avec des sardines
et des oeufs
de saumon.

Les ondines de fortune
volent les maris aux filles
pour les faire mourir dans l’année
quand la feuille du bouleau est fanée.
Les ondines pillent
leurs soeurs de la terre
en les torturant une à une
au bord de l’Oder.

Le vent du sud le vent bulgare
le vent frôleur de jarres
endort Marika aux berges du lac noir.
Hans se baigne. Une écaille luit
sous la lune
à minuit.
-J’en ai vu une!
-Hans ferme les yeux !
Hans ne te retourne pas !
Hans les anciens dieux
du Walhalla
ne pardonnent pas !
Hans hélas Hans hélas…
Dans la nuit hanséatique
les pieds dans les sables baltiques
semés d’ambre
devant Marika si lasse
et qui tremble
Hans est un roi de pierre déjà
roi surpris
tiré de l’onde
par les sirènes blondes
comme un grand esturgeon
de granit gris.

Tous les soirs
et tous les matins
image facile du destin
dans le port de Stettin
l’Oder où nagent les ondines
l’Oder meurt dans la haute mer.

(Armand Lanoux)


Illustration

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Ruines du coeur (François Coppée)

Posted by arbrealettres sur 12 octobre 2018



 

Trisha Lambi_1038

Ruines du coeur

Mon coeur était jadis comme un palais romain,
Tout construit de granits choisis, de marbres rares.
Bientôt les passions, comme un flot de barbares,
L’envahirent, la hache ou la torche à la main.

Ce fut une ruine alors. Nul bruit humain.
Vipères et hiboux. Terrains de fleurs avares.
Partout gisaient, brisés, porphyres et carrares ;
Et les ronces avaient effacé le chemin.

Je suis resté longtemps, seul, devant mon désastre.
Des midis sans soleil, des minuits sans un astre,
Passèrent, et j’ai, là, vécu d’horribles jours ;

Mais tu parus enfin, blanche dans la lumière,
Et, bravement, afin de loger nos amours,
Des débris du palais j’ai bâti ma chaumière.

(François Coppée)

Illustration:Trisha Lambi

 

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Quand le feu t’éventre (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 25 juillet 2018




    
quand le feu
t’éventre

fait éclater
ton sous-sol

jette bas
tes murailles

quand des dalles
de granit
s’entrechoquent
dans ton sang

laisse couler
de tes lèvres
le poème
de pierre
où viendra
vivre
ton visage

crépiter
la flamme

se graver
l’irruption

(Charles Juliet)

 

Recueil: une joie secrète
Traduction:
Editions: Voix d’encre

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HYACINTHE (Jacques Lacarrière)

Posted by arbrealettres sur 23 juillet 2018



HYACINTHE

Au sablier des schistes et des granits clos
tes grains sont le comput des astres révolus.
Mais leur éclat demeure : arêtes vives,
ambre luisant. Et au cadran du soir
comme étoiles d’airain, ce lourd lever d’auriges.

(Jacques Lacarrière)

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A Glendalough (Jacques Lovichi)

Posted by arbrealettres sur 17 juillet 2018




    
A Glendalough
dans le Wicklow antique
il est un lieu qui défie la mémoire
(intersection de l’espace
et du temps)
Comme une vermine
y pullulent les siècles
sous le granit où git
l’éternité

Là, contre ciel dardant son obscure menace,
un doigt géant
admoneste
les dieux.

(Jacques Lovichi)

 

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Je n’en pouvais plus (Eugène Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 12 juillet 2018



Illustration: ArbreaPhotos
    
Je n’en pouvais plus
D’entendre ce morceau de granit
Me raconter son histoire
Depuis les origines.
J’avais beau lui dire : je sais,
Le morceau de granit continuait.

Soleil, déluge, incendie, ténèbres
Et le pire : l’eau goutte à goutte
Pendant des millénaires.

(Eugène Guillevic)

 

Recueil:
Traduction:
Editions:

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Tout ce bleu (Lise Cassin)

Posted by arbrealettres sur 24 juin 2018



Pour un ciel habillé de mousseline hortensia
Concerto d’une fugue de Loire « Outremer »
Céramique indigo enchâssée dans l’or des sables.

Comme une coulée d’encre,
le toit d’ardoise
s’égoutte vers les fenêtres aux transparences de jade.

La glycine enlace la maison de granit.
Une fille en jupe pervenche a traversé le pont.
La lumière estompe la flamme de ses jambes.

Le vent fait vivre sur ta peau, la soie marine
de ta chemise.
Mais, tes yeux d’océan gardent leur mystère.

Parfum des lavandes…
J’ai le cœur « ébleui »

(Lise Cassin)

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