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Poésie

Posts Tagged ‘grappe’

Le mauve léger (Michel Onfray)

Posted by arbrealettres sur 22 octobre 2022




    
Le mauve léger
Des grappes de glycine
Rentre sous ma peau

(Michel Onfray)

Recueil: Le désir en nous comme un défi au monde 84 Poètes d’aujourd’hui
Traduction:
Editions: Le Castor Astral

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Les grains du désert (Max-Pol Fouchet)

Posted by arbrealettres sur 26 juillet 2022


 

Le moment d’égrener
La rosée de l’aube
Les cristaux du jour
Les envols de courlis

A la lèvre du vase
La goutte en suspens
Attend de tenir
Un reflet une image

Le miroir des perles
Les grains du désert
Avant la cassure
Refléter le monde

Dans la paume la main
Les doigts les yeux
Une larme une perle
Une goutte un monde

Le moment d’égrener
Les étoiles du ciel
Les grappes du soir
Les ultimes raisons

(Max-Pol Fouchet)

 

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ÉTÉ (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2022




ÉTÉ

Un rayon de soleil
Et l’été revient
Avec ses cohues de couleurs
Le chemin se glisse entre les buissons
Tandis que des grappes d’oiseaux
Mûrissent sur les branches
Et que les fleurs neigent sur les haies

(Jean-Baptiste Besnard)


Illustration: Joane Michaud

 

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BRETAGNE (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 3 juillet 2022




BRETAGNE

Ô tous ces noms bretons qui chantent dans ma tête
Pays de marée basse et de jours de tempête
De Saint Benoît des Ondes jusqu’à Vivier-sur-Mer
Grise s’étend la grève où le regard se perd
Sur un rivage sombre où les grappes de moules
Se balancent sans cesse au beau milieu de houles
Vildé-la-Marine où la barque jette l’ancre
Sur le sable infini que le reflux échancre
Aveuglant de clarté le fier Mont-Saint-Michel
Se dresse à l’horizon perçant un ciel cruel.

(Jean-Baptiste Besnard)

 

 

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BELLE A COUPER LE SOUFFLE (Claude Roy)

Posted by arbrealettres sur 23 mai 2022




Illustration: Andrzej Malinowski
    
BELLE A COUPER LE SOUFFLE

Belle à couper le souffle à prendre par la main
belle à faire mûrir les grappes avant mai belle
à faire minuit s’éveiller le matin
Claire odeur des foins quand on vient de faner
parfum des feux d’automne au fin fond des
jardins Claire douce et lisse comme un fil de la
Vierge Claire comme la joue des collines de
thym Claire comme le clair qui de la mer émerge
Claire mon île aux vents cascades aux cheveux
noirs Claire toi qui tutoies la neige et le soleil
Claire ma chaude plage frange du ciel au soir
plus brûlante aux miroirs que le feu qui s’éveille
plus fraîche aux pas du vent que le sable mouillé
plus douce aux yeux patients que fumée sur la
mer plus droite aux yeux éblouis que lampes
allumées Claire mon amandier Claire mon arbre
vert Claire cigale été mica sable vent flots bleu
du vent bleu du sang bleu du blanc bleu du ciel des
cheveux des chevaux et des eaux bleu des
gouttes de pluie sur l’ardoise glissant Claire mon
coeur battant pigeon noir pigeon bleu écoute mon
souci mon mal mon vain aveu

Tout le jour tout le soir et lorsque l’aube vient
entendre mille pas qui ne sont pas le tien.

(Claude Roy)

Recueil: 35 siècles de poésie amoureuse
Traduction:
Editions: Saint-Germain-des-Prés Le Cherche-Midi

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HLM (Georges Bonnet)

Posted by arbrealettres sur 3 janvier 2022


hlm

Des grappes de destins
pendent aux fenêtres

Jusqu’aux pelouses maigres
où quelques arbres
gardent cette fidélité
faite de renoncements

La solitude sous leurs branches
ressemble aux pendaisons

(Georges Bonnet)

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Adieu à l’estancia (Jules Supervielle)

Posted by arbrealettres sur 10 juin 2021



Adieu à l’estancia

(…)
Adieu, chardons fleuris, azur frais des pampas,
Bois lointains que l’aurore inondait d’espérance,
Et familier jardin où tout sera silence,
Jardin des souvenirs et des blonds mimosas !

Adieu, ma meule d’or comme une grappe mûre
Que le bœuf sous le joug, regarde tout rêveur,
Chaumine qui t’ouvrais, l’été, fraîche et obscure,
Et qui pendant l’hiver es chaude comme un cœur !

Mes chers eucalyptus, il est tard, je vous quitte,
Adieu, mes vieux amis au feuillage profond,
Vous, le parfum léger et l’âme de ce site,
Je vous laisse mon Rêve épars sur votre front…

(Jules Supervielle)

 

 

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Quand pourrai-je, quittant les soins inutiles (Jean Moréas)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2021



Quand pourrai-je, quittant les soins inutiles

Quand pourrai-je, quittant tous les soins inutiles
Et le vulgaire ennui de l’affreuse cité,
Me reconnaître enfin, dans les bois, frais asiles,
Et sur les calmes bords d’un lac plein de clarté !

Mais plutôt, je voudrais songer sur tes rivages,
Mer, de mes premiers jours berceau délicieux.
J’écouterai gémir tes mouettes sauvages,
L’écume de tes flots rafraîchira mes yeux.

Ah, le précoce hiver a-t-il rien qui m’étonne ?
Tous les présents d’avril, je les ai dissipés,
Et je n’ai pas cueilli la grappe de l’automne,
Et mes riches épis, d’autres les ont coupés.

(Jean Moréas)

Illustration: ArbreaPhotos

 

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Nocturne (Gabriela Mistral)

Posted by arbrealettres sur 2 avril 2021



Nocturne

Notre Père qui es aux cieux,
pourquoi m’as-tu donc oubliée ?
Tu t’es souvenu du fruit de l’été
quand tu as blessé sa chair de rubis.
Moi je porte aussi blessure à mon flanc,
mais tu ne veux pas regarder vers moi !

Tu t’es souvenu de la grappe noire
et tu l’as donnée au pressoir carmin ;
du peuplier as dispersé les feuilles
avec ton haleine, dans l’air subtil.
Mais dans le vaste pressoir de la mort
tu ne veux encor fouler ma poitrine !

En marchant, j’ai vu s’ouvrir les violettes
mes lèvres ont bu du vent le falerne
et j’ai abaissé, jaunes, mes paupières,
ne voulant plus voir Janvier ni Avril.
J’ai crispé la bouche et j’ai refoulé
la strophe et son flux qui ne doit couler.
Tu as blessé le nuage de l’Automne,
mais tu ne veux pas te tourner vers moi !

Celui qui baisa ma joue m’a trahie ;
i1 m’a reniée pour ma robe de pauvre.
Mon visage en sang lui avais offert
dans ma poésie, comme Toi au linge.
Pour ma nuit au Jardin des Oliviers
Jean a été lâche et l’Ange, ennemi.

L’infinie fatigue est venue enfin,
jusque dans mes yeux elle s’est fichée :
fatigue du jour en train de mourir
et de l’aube qui doit lui succéder ;
fatigue du ciel quand il est étain
et fatigue aussi du ciel indigo !

Je délace ma sandale martyre
et, tresses dénouées, demande à dormir.
Perdue dans la nuit, j’élève vers Toi
cette clameur-1à que tu m’as apprise :
Notre Père qui es aux cieux,
pourquoi m’as-tu donc oubliée !

(Gabriela Mistral)

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Où les donzelles bouclées s’en vont-elles (Eugenio Montale)

Posted by arbrealettres sur 4 juillet 2020



Où les donzelles bouclées s’en vont-elles,
portant sur les épaules leurs amphores pleines,
elles dont le pas si ferme est si léger;
et dans le fond une vallée qui s’ouvre
en vain attend les belles
qu’ombrage une vigne sur la tonnelle
dont oscillent pendantes les grappes.
Le soleil qui monte au ciel,
les coteaux entrevus
n’ont point de teintes: dans le doux
instant la nature foudroyée
fixe les poses de ses heureuses
créatures — mère, non marâtre — en des formes légères.
Monde qui dort, ou monde qui se glorifie
d’immuable existence, qui le peut dire?
homme qui passes, toi aussi donne-lui
de ton jardin le rameau le meilleur.
Puis continue: dans cette vallée
ombre et lumière ne s’alternent.
Bien loin d’ici te conduit ton chemin,
point d’asile pour toi, tu es trop mort :
de tes étoiles poursuis le cours.
Adieu donc, infantes toutes bouclées, pour toujours,
portez sur les épaules vos amphores pleines.

***

Dove se ne vanno le ricciute donzelle
che recano le colme anfore su le spalle
ed hanno il fermo passo si leggero;
e in fondo uno sbocco di valle
invano attende le belle
cui adombra una pergola di vigna
e i grappoli ne pendono oscillando.
Il sole che va in alto,
le intraviste pendici
non han tinte : nel blando
minuto la natura fulminata
atteggia le felici
sue creature, madre non matrigna,
in levità di forme.
Mondo the dorme o rondo che si gloria
d’immutata esistenza, chi può dire?,
uomo the passi, e tu dagli
il meglio ramicello del tuo orto.
Poi segui : in questa valle
non è vicenda di buio e di luce.
Lungi di qui la tua via ti conduce,
non c’è asilo per te, sei troppo morto :
seguita il giro delle tue stelle.
E dunque addio, infanti ricciutelle,
portate le colme anfore su le spalle.

(Eugenio Montale)


Illustration: Jean-Auguste-Dominique Ingres

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