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Poésie

Posts Tagged ‘harmoniser’

Où es-tu ? (Giosuè Carducci)

Posted by arbrealettres sur 12 janvier 2018



Où es-tu ? De tes yeux purs et riants,
sur qui reposes-tu le beau regard, ô femme ?
Pour qui harmonises-tu dans tes suaves accents
l’intime mélodie de ton coeur
Assise parmi la verdure et les fleurs,
abandonnes-tu ton âme songeuse et douce aux vents légers,
ou bien as-tu livré ton corps aux étreintes frémissantes de vigueur de l’onde sacrée?

(Giosuè Carducci)

Illustration: Alexandre Cabanel

 

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Vipère affreuse… (Olivier Larronde)

Posted by arbrealettres sur 25 octobre 2017



Vipère affreuse…

Vipère affreuse harmonise tes nœuds
Ferme la boucle — ou méandrez en couple :
Deux corps sans chaleur sont rien qu’armes souples
Tracé de l’être à son pic vénéneux.
Tiède la mort près du métal de Toi !
Le froid dans l’homme (au face à face habile)
Vainc le Phoebus réciproque
Ô Reptile.

(Olivier Larronde)

Illustration: Edward Coley Burne-Jones

 

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Trois temps autrefois (Jean-Marie Barnaud)

Posted by arbrealettres sur 9 août 2017




    
Trois temps
autrefois
harmonisaient la détresse
et la joie
Et maintenant le futur
blesse
On s’allège peu à peu des roueries
des subterfuges
On marche à vif
sur le présent disjoint

(Jean-Marie Barnaud)

 

Recueil: Fragments d’un corps incertain
Editions: Cheyne

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Quand l’oiseau ulula en passant (Hilda Doolittle)

Posted by arbrealettres sur 18 mai 2017



 

chouette

Je ne fus pas séduite
Je ne fus pas instruite
Ni invitée à pénétrer le sens du hiératique
mais quand l’oiseau ulula en passant
ce soir-là
il me sembla que je savais l’écriture

comme si Dieu avait fait l’image
et l’harmonisait
avec un hiéroglyphe vivant

(Hilda Doolittle)

 

 

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Le corps fugace (Miguel Espejo)

Posted by arbrealettres sur 12 septembre 2016



Le corps fugace

L’homme ne peut presque jamais dire vraiment ce qu’il pense
parce qu’il l’ignore lui-même.
Comment pourrait-il parler de ce qu’il ne comprend pas
d’une ombre envoûtante à l’aube
ou de l’étrangeté de son corps ?
Comment parvenir à comprendre le bonheur de contempler
le fond d’autres yeux
et d’arriver à les ouvrir à notre propre abîme ?
Le mot est revêche. Et le regard aussi.
Ce qui ressemble à un troupeau de guanacos dans la Puna
est à peine un vrombissement d’insectes.
Une femme nous attire grâce au calice de sa beauté
et nous montons impuissants sans toucher ses cordes.
Car rien n’est ce qu’il paraît être.
Ni le corps, ni la femme, ni la beauté.
Comment harmoniser les accords
au milieu de la confusion générale ?
Une main frappe à la porte. Une autre l’ouvre.
Le corps ne répond pas. Il ne parle qu’en murmurant.

***

El cuerpo esquivo

El hombre casi nunca puede decir verdaderamente lo
que piensa
porque él mismo no lo sabe.
¿Cómo podría hablar de aquello que no comprende
de alguna subyugante sombra al amanecer
o de la extrañeza de su cuerpo?
¿Cómo alcanzar la dicha de contemplar
el fondo de otros ojos
y lograr abrirlos a nuestro propio abismo?
La palabra es esquiva. Y la mirada también.
Lo que parece una tropilla de guanacos en la Puna
es apenas un zumbido de insectos.
Una mujer nos atrae con el cáliz de su belleza
y ascendemos impotentes sin tocar sus cuerdas.
Porque nada es lo que parece.
Ni el cuerpo, ni la mujer, ni la belleza.
¿Cómo reunir entonces los acordes
en medio de la confusión general?
Una mano toca la puerta. Otra, la abre.
El cuerpo no responde. Sólo habla entre susurros.

(Miguel Espejo)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

Illustration: Danny Quirk

 

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On dirait que vos yeux (Jacques Rabemananjara)

Posted by arbrealettres sur 24 décembre 2015




On dirait que vos yeux, brunes Imériniennes,
Reflètent la langueur de vos collines tendres.
Et votre voix, mortelle à qui voudrait l’entendre,
A comme le regret d’une splendeur ancienne.

La douceur des chagrins, que votre terre enseigne
Par l’éclat rubescent des latérites molles,
Imprègne vos amours d’une couleur plus folle
Que l’extase fatale à vos lèvres qui saignent.

Sur les bleus mouvements et la grâce ascendante
Que les cimes des monts rythmiques éternisent,
Vos beaux flancs ondoyants que vos seins harmonisent,

O filles, par quels vers d’une eurythmie ardente,
Pourrais-je les nouer à ma Muse qui puise
Dans vos charmes profonds ses formes transcendantes…

(Jacques Rabemananjara)

Illustration: Paul Gauguin

 

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