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HARPISTE (Norge)

Posted by arbrealettres sur 21 mai 2018


HARPISTE

L’enfer existe. Il n’existe
Même vraiment que l’enfer.
Mais cette belle harpiste
L’invente tout à l’envers.

C’est du ciel, du ciel, du ciel
Que parlent ses jeunes cordes
Comme l’ange Gabriel
Lors que Marie il aborde.

… J’entends des jardins futurs
Briller, flotter sans entrave,
J’obéis à de suaves
Envols de grâce et d’azur.

Le ciel existe, il existe
Et cette fille aux mains d’or
Montre follement sa piste
De ses mille doigts sonores.

(Norge)

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Le bois les cordes (Hélène Dorion)

Posted by arbrealettres sur 17 mars 2018




    
Le bois
les cordes
les clés
de métal
— la forme sinueuse
de l’instrument posé entre ses jambes
la Harpiste sème des sons, secoue la tête :

ainsi le corps, croit-elle
embrasse les notes, ainsi l’âme s’allonge
et respire sur les portées, compte le temps
puis son visage pâlit
ses mains blanches, sa peau fine
plus fine encore.

(Hélène Dorion)

 

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Ah! que j’aimais vos cheveux longs… (Louis Calaferte)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2015



Pierre Auguste Renoir (1841-1919)  Children on the Seashore Guernsey 1883

Ah! que j’aimais vos cheveux longs…

Un! deux! trois! Tous en rond pon!

Ah! que j’aimais vos cheveux longs…
quand nous jouions, enfants, pleins d’été des campagnes

Au bout de la prairie, ô verte aquarelliste
zinzinule un ruisseau et nous buvons dedans
quand nous avons bien chaud l’eau qui glace les dents

Elles rient! Elles rient!
Je les entends encore …

Un! deux! trois! quatre! Beau colimaçon pon!

Elles rient, elles rient, gorges d’anges harpistes
leurs lèvres neuves sont des grappes de groseilles
luisantes de salive au feu d’or d’un rayon

Ah! que j’aimais ces baisers longs
que je nous supposais, virginales compagnes
En vous quittant le soir j’étais timide et triste
J’en pleurerais encore …

Adieu, vieil horizon
Elles s’en vont, je pars, et s’égrènent les ans
Tout s’espace, tout meurt, on tourne les talons
(Elles avaient des boucles d’argent aux oreilles)

Un! deux! trois! quatre! Allons

Ah! que j’aimais vos blancs jupons pon!

(Louis Calaferte)

Illustration: Pierre Auguste Renoir

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