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Poésie

Posts Tagged ‘hennir’

Deux tas gris (Jean-Paul Vaillant)

Posted by arbrealettres sur 19 février 2019



Deux tas gris hurlent sur le tertre vert.
Nos chevaux hennissent. Nous passons impassibles.
Les deux tas ne nous ont pas vus.

(Jean-Paul Vaillant)

Illustration: Otto Dix

 

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SUR LES BORDS DU JO-YEH (La Flûte de Jade)

Posted by arbrealettres sur 9 février 2018



nénuphars 8

SUR LES BORDS DU JO-YEH

Des jeunes filles cueillent des nénuphars sur les bords du Jo-yeh.
Parmi les bambous, elles s’interpellent et se cachent en riant.
L’eau réfléchit leurs belles robes, qui parfument la brise.

Des cavaliers passent entre les saules de la rive.
Un des chevaux hennit.
Son maître regarde en vain de tous côtés, puis s’éloigne.

Une des jeunes filles laisse tomber ses nénuphars,
et comprime son coeur qui bat à grands coups.

(La Flûte de Jade)

 Illustration

 

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A un ami qui part (Li Bo)

Posted by arbrealettres sur 29 janvier 2018



Illustration: Shen Zhou
    
A un ami qui part

Mont bleu côtoyant les remparts du nord
Eau claire entourant la muraille à l’est
En ce lieu nous allons nous séparer
Tu seras herbe, sur dix mille li, errante

Nuage flottant : humeur du vagabond
Soleil mourant : appel du vieil ami
Adieu que disent les mains. Ultime instant :
On n’entend que les chevaux qui hennissent

(Li Bo)

 

Recueil: L’Ecriture poétique chinoise
Traduction: François Cheng
Editions: du Seuil

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PORTRAIT DE FEMME EN CAVE (Odile Caradec)

Posted by arbrealettres sur 24 octobre 2017




    
PORTRAIT DE FEMME EN CAVE

Elle rit en montrant ses grandes dents
hennissantes
elle se réjouit d’avoir été propriétaire
de deux fontaines de jouvence
présentement elle est à sec comme un vieux
hareng saur

Jadis elle fut une femme
elle n’en est plus que l’historique
il y a en elle un arbre qui pousse qui pousse
Cet arbre immense, c’est son squelette qui
grandit
peu à peu il prend toute la place
Oui, les parties dures de son corps envahissent
l’espace
Seigneur ! et qui les voit ?

(Odile Caradec)

 

Recueil: Revue Vagabondages
Editions: Cherche Midi

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Babel (Pierre Della Faille)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017



Illustration: Maarten van Heemskerck
    
Babel

Sur le chemin de la ville,
que mes électriciens avaient envahie
pour lui donner les yeux de la prochaine nuit,
je vis un homme assis qui jouait avec un bœuf d’ébène,
plus petit que mon rêve et plus grand qu’un château.

Je lui dis : «Père, as-tu froid?», car il était nu.
Il me regarda sans réponse.
Je criai : «Père, es-tu sourd? ».
Mais il ne dit rien non plus.

Quand je fus à l’auberge
où je voulais passer la nuit,
l’hôte me conduisit à l’écurie.

Dans cet étrange pays,
les gens prétendent que je suis un cheval.
C’est vrai, sans doute,
et l’homme ne peut m’avoir compris si je hennis.

Dans mon pays, pourtant,
je suis ingénieur nucléaire.

(Pierre Della Faille)

 

Recueil: L’homme inhabitable
Editions: La Fenêtre Ardente

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L’hippanthrope (Pierre Della Faille)

Posted by arbrealettres sur 19 octobre 2017



 


    
Dans son masque à gaz, pour la science et le confort,
chacun emporte son picotin
et peut le brouter sans quitter le travail.

Qu’importe si cela tue la parole!
Tout le monde sait qu’elle n’est que source de discorde,
et seul le chef a le droit de hennir électroniquement.

(Pierre Della Faille)

 

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Couchant sur l’Hellas (Renée Vivien)

Posted by arbrealettres sur 17 août 2017



Illustration: Emile-Antoine Bourdelle
    
Couchant sur l’Hellas

Tes pas mystérieux d’amante virginale
Erraient près de l’étang que l’Artémis créa.
Le couchant, glorieux comme un cri de cymbale,
Ensanglantait les flots où dort le nymphéa.

Mon rêve rayonna d’une extase inconnue,
Autour de toi rôda mon désir obstiné…
Tu souriais debout et divinement nue,
Plus blanche que Léda, plus blonde que Daphné.

Le soleil, rougissant les cheveux des prêtresses,
Exaspérait l’ardeur de leur corps irrité…
Au lointain hennissaient les noires Centauresses
Dont le rut saccageait les herbes de l’été.

(Renée Vivien)

 

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Les mots c’est une roue en mouvement (Jules Tordjman)

Posted by arbrealettres sur 26 mai 2017



Les mots c’est une roue en mouvement et pourrais-je ordonner leur vertige ?
Ma voix s’aiguise à cette meule.

Gel et silence : le simple cri d’une herbe bouleverserait ce désert.
Découverte surprenante : hennir et devenir vert !

Un arbre s’ébroue, un cheval se couvre de feuilles.
Étendues raides, et pourtant nul coup n’a retenti :
antilopes de la joie, si beaux cadavres.

Qui dérange ainsi le damier de la nuit ? Il va falloir couper cette infatigable main.
L’encre aux doigts d’énigme, les hiéroglyphes de la page.

À peine délivré des mailles de la pensée, je retombe dans les rets du chant.
Être un instant cette mouette qui équilibre toute la mer !

(Jules Tordjman)

Illustration: ArbreaPhotos

 

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A QUELQUES PASSANTES (Louis Duchosal)

Posted by arbrealettres sur 14 mars 2017



A QUELQUES PASSANTES

Mon âme est en fleur comme au mois de mai,
Et mon rêve arbore un drapeau de joie…
O le bon rayon que le ciel m’envoie!
Ma vie est un chant, mon cœur est aimé.

Tout le désespoir qui mouille ce livre
Provenait d’un pli de rose en mon lit,
Mon cœur est oiseau dans le bois de l’oubli…
Comme l’air est doux, comme il fait bon vivre!

Bonjour grand soleil: voici mon espoir,
Voici mon orgueil, fais-leur un peu signe;
Ils voulaient la grappe, ils ont une vigne;
Je t’offre un baiser, étoile du soir.

Je suis comme un roi, je porte une épée
Et l’ambition me brûle le sang;
Je vais te conter mon âme, ô passant!
Mon cheval hennit pour une épopée.

(Louis Duchosal)

 

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Un coq chante à l’aube (Richard Wright)

Posted by arbrealettres sur 22 janvier 2017



 

Un coq chante à l’aube,
Le sang printanier s’éveille :
Un cheval hennit.

***

A cock crows for dawn
And then a neighing horse tells
Of spring in his blood.

(Richard Wright)

Illustration
 

 

 

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