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Poésie

Posts Tagged ‘(Henri Heine)’

Le chant du cygne (Henri Heine)

Posted by arbrealettres sur 4 août 2018



Une étoile tombe de là-haut,
Du haut de son palais étincelant.
C’est l’étoile de l’amour
Que je vois tomber là-bas.

Feuilles et fleurs, en tourbillons,
Tombent du pommier;
Les vents moqueurs les emportent
Au gré de leur caprice.

Un cygne chante sur l’étang,
En glissant à la surface de l’eau;
Son chant peu à peu expire,
Puis il s’abîme au sein des flots.

A présent tout est calme et sombre
Fleurs et feuilles ne sont plus,
L’étoile s’est brisée en poussière,
Le chant du cygne s’est tu.

(Henri Heine)

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Un pin solitaire (Henri Heine)

Posted by arbrealettres sur 18 mars 2018



Dans le Nord, un pin solitaire
Se dresse sur une colline aride.
Il sommeille; la neige et la glace,
L’enveloppent de leur manteau blanc.

Il rêve d’un beau palmier,
Là-bas, au pays du soleil,
qui se désole, morne et solitaire,
Sur sa falaise de feu.

(Henri Heine)


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Cache-cache (Henri Heine)

Posted by arbrealettres sur 13 janvier 2018



Nous avions l’un pour l’autre un tendre sentiment,
Et nous avons vécu en parfait accord.
Nous avons souvent joué « au mari et à la femme »,
Sans jamais nous chamailler et nous battre.
Nous avons ri et plaisanté ensemble,
Nous avons échangé caresses et tendres baisers.
A la fin, nous nous sommes amusés, comme les enfants,
A jouer à cache-cache dans les bois et dans les champs;
Et nous avons si bien su nous cacher
Que nous ne nous sommes jamais retrouvés.

(Henri Heine)


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Mon coeur est pareil à la mer (Henri Heine)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2016



Charmante petite pêcheuse,
Pousse ta barque vers le rivage
Et viens t’asseoir près de moi,
Gentiment, la main dans la main.

Mets sur mon coeur ta petite tête
Et sois sans aucune crainte!
Chaque jour, ne te confies-tu pas,
Insoucieuse, à la mer sauvage?

Mon coeur est pareil à la mer,
Il a ses tempêtes et ses marées.
Et plus d’une perle fine
Repose dans ses profondeurs.

(Henri Heine)

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Jamais (Henri Heine)

Posted by arbrealettres sur 29 août 2016



Ils m’ont tourmenté,
Ils m’ont fait enrager,
Les uns avec leur amour,
Les autres avec leur haine.

Ils ont empoisonné mon pain,
Versé du poison dans mon verre,
Les uns avec leur amour,
Les autres avec leur haine.

Mais celle qui plus que d’autres
Me causa tourment, colère et peine,
Ne m’a jamais haï,
Ne m’a jamais aimé.

(Henri Heine)

Illustration: Paul Delvaux

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Quand (Henri Heine)

Posted by arbrealettres sur 29 août 2016



Quand je vous ai dit mes souffrances,
Vous avez bâillé, sans me répondre;
Quand je les ai mises en vers élégants,
Vous m’avez fait de grands éloges.

(Henri Heine)

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Jamais ne passera (Henri Heine)

Posted by arbrealettres sur 22 août 2016



Les années viennent et passent,
Des générations descendent dans la tombe,
Mais jamais ne passera l’amour
Que je porte dans mon coeur.

(Henri Heine)

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Vous souvient-il (Henri Heine)

Posted by arbrealettres sur 31 juillet 2016



Dites, vous souvient-il de la vieille chanson
Qui jadis enflammait nos coeurs ardents,
O mes cordes sourdes et mélancoliques?
Les anges l’appellent félicité céleste,
Les démons l’appellent douleur infernale,
Les hommes l’appellent – amour!

(Henri Heine)

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Ils s’aimaient tous les deux (Henri Heine)

Posted by arbrealettres sur 26 juin 2016



Ils s’aimaient tous les deux,
Mais n’osaient s’en faire l’aveu;
Ils se regardaient en ennemis
Et se consumaient d’amour.

Ils se quittèrent enfin; parfois,
Ils se virent encore en rêve.
Ils étaient morts depuis longtemps,
A peine le savaient-ils eux-mêmes.

(Henri Heine)

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Rire clair et sonore (Henri Heine)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2016



Car, lorsque les colifichets du bonheur
Par la main du destin ont été brisés
Et qu’ils gisent ainsi à nos pieds,
[…]
Il nous reste encore le beau rire clair et sonore

(Henri Heine)


Illustration

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