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Méditation dans la Solitude (Herwig Hensen)

Posted by arbrealettres sur 5 août 2018



 

Méditation dans la Solitude

Les fleurs ne s’épanouissent-elles pas chaque année ?
Et les fruits chaque année ne tombent-ils pas ?
La vie n’est rien d’autre : croître, espérer,
et suivre ainsi le chemin vers la tombe.

Mais c’est précisément sur un tel rythme des choses
que, jour après jour, nous construisons notre équilibre.
Nous savons comment, après le reflux, bondira le flux,
comment l’obscurité alterne avec la lumière,

et comment la maladie et la mort s’accomplissent en nous,
suivant des lois toujours pareilles, sans relâche.
Ce peut être un fardeau de n’en découvrir aucune,
mais sur elles régler sa vie est un réconfort.

(Herwig Hensen)

Illustration: Gustav Klimt

 

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La Mer du Nord (Herwig Hensen)

Posted by arbrealettres sur 27 février 2017



 

La Mer du Nord

Vent, vent salé au goût de moules et de crevettes,
et, à tous les horizons rien qu’un ourlet de brunie.
Tels sont les lointains que je me suis choisis :
évasifs à mon atteinte;

et tel est le souci qui, sans repos,
d’en haut, d’en bas, dirige ma recherche.
Ce ne peut être tout que le toucher et la vue,
les sons, tes goûts, les odeurs.

Découvrir est le premier jeu des sens
(Mordez le vent et l’eau entre la langue et la lèvre);
mais, s’il est détaché de la connaissance des choses,
aucun accomplissement ne peut commencer.

La mer est là. Elle ne cesse de s’assaillir elle-même
en un rythme aveugle dont elle ne guérit jamais.
Nous, cependant, par l’esprit nous nous élevons
à la verticale, au-dessus de l’apparence des choses.

(Herwig Hensen)

Illustration

 

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Poème à une jeune inconnue (Herwig Hensen)

Posted by arbrealettres sur 27 février 2017



 

Poème à une jeune inconnue

Mais lorsque la passion perce ta quiétude,
maîtrise ta crainte première.
Qui ose encore prononcer les mots :
impudique, impur ?

Quel est ce paillard qui se plaît
à blâmer l’ardeur des sens ?
Mire-toi, enfant, et n’aie crainte
d’aimer tes passions.

Dévêts-toi. Et tout en te mettant nue,
ose être caressante et lasse.
Une faute ? Dis-moi : quelle est la faute
des roses en été ?

(Herwig Hensen)

Illustration: Paul Chabas

 

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La Joie Difficile (Herwig Hensen)

Posted by arbrealettres sur 27 février 2017



La Joie Difficile

C’est le même miracle qui se produit sans cesse :
le flux des sources et des rivières;
la graine qui éclate pour libérer les jets,
et le flanc qui se déchire.

C’est tout l’univers qui s’ébauche en moi comme un germe :
l’air qui m’entoure est né à mon souffle,
et chaque arbre que j’enlace,
devient un arbre surgi de moi.

(Herwig Hensen)

 

 

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