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Poésie

Posts Tagged ‘heurter’

Aucune grille ne ferme le temps (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 17 septembre 2019



Sur nos sols

battus d’orages
bordés de phares
heurtés de rêves

Aucune grille ne ferme le temps.

(Andrée Chedid)

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Oeil de pèlerin et charge d’étoiles (Andrée Chedid)

Posted by arbrealettres sur 17 septembre 2019



Nous
soudés au temps
coulés dans le projet
serrés contre l’armature

Nous
à la solde du passé
à la charge du présent

Nous
soutenus par nos mains
secourus par nos signes

heurterons de front la mort

Nous
dans l’opiniâtre genèse
où s’œuvre notre liberté

garderons
œil de pèlerin
et charge d’étoiles

(Andrée Chedid)

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Le chat (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 27 mai 2019



 

Le chat
Ne heurte pas les lois,
Il les contourne.

(Guillevic)

Illustration: ArbreaPhotos

 

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LES SONGES DE L’INANIMÉ (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 17 avril 2019




    
LES SONGES DE L’INANIMÉ

Le vagabond des millions d’années
l’Inanimé
s’efforce Il monte il trébuche à travers
le va-et-vient l’affiche lumineuse
des nuits et des jours.

ll s’approche il monte, l »Inanimé, le vagabond,
il heurte de son bâton
les bords du chemin éboulé
ll peine il gémit il s’efforce
d’être un jour ce qu’il rêve,
de prendre vie.,
de troquer l’insensible contre la douleur
d’échanger l’innombrable
contre l’unique,
contre un destin.

Futur empereur future idole
le caillou vagabond
limé couturé par l’embrun
veut gravir les degrés prendre figure
faire éclore sur sa face camuse
une bête qui brame
un philosophe qui bougonne
un saint qui se tait
un dieu qui souffre et qui meurt

(Jean Tardieu)

 

Recueil: L’accent grave et l’accent aigu
Traduction:
Editions: Gallimard

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Et puis dans ma Raison (Emily Dickinson)

Posted by arbrealettres sur 16 décembre 2018



Et puis dans ma Raison une Planche a craqué
Et je suis tombée bas, de plus en plus bas –
Et j’ai heurté un Monde, à chaque palier,
Et cessé de savoir – à ce moment là –

(Emily Dickinson)

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Qui es-tu donc ? (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 21 novembre 2018



Qui es-tu donc ?

Tu dis
Je suis la source de tout
L’eau morte de l’étang
L’eau vive du torrent
Je suis le jour et le soleil
Qui heurtent à la vitre
Les arbres qui respirent
Et les oiseaux accrochés aux nuages
Je suis l’aube
Qui s’écorche les doigts au rosier
Le matin dépouillé
Et la nuit écorcée
Je suis l’automne qui se maquille
L’hiver qui se déshabille
Je suis la route qui se débat
La pierre usée
La sève inquiète
La branche fatiguée
La feuille éphémère
La mousse arrachée..

Je suis le commencement et la fin
Le plein et le vide
Je suis l’espace et le temps
Ta naissance et ton agonie…

Qui es-tu donc ?

Je suis la vie !

(Jean-Baptiste Besnard)

Site de Jean-Baptiste

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CHAMBRE REBELLE A TOUTE DEMEURE (Georges Henein)

Posted by arbrealettres sur 18 octobre 2018



Roland H. Heyder r9

CHAMBRE REBELLE A TOUTE DEMEURE

Chambre rebelle à toute demeure…
quoi de plus lourd au profil de l’absente que cette écharpe délaissée par le vent…
quoi de plus fidèle à son image que cette empreinte solaire
là où pour la dernière fois se posa son pied lointain…
cette chambre douce comme une haleine à la recherche
d’une joue, découvre soudain — à la proue de toute
existence valable — les lois étranges de l’immobilité…
cette chambre où il ne manque qu’une femme, — mais non
ses gestes établis parmi les meubles en fine poussière de réveil…
où il ne manque qu’un amour, — mais non ses projets
incroyables qui se heurtent librement à tous les murs…
où il ne manque que la volupté de l’hésitation, qu’une simple
marge de faiblesse pour mesurer la vie d’égale à égal, brouillard en tête…
cette chambre appartient au monde des silences que l’on ne rompt qu’une fois…

(Georges Henein)

Illustration: Roland H. Heyder

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IMAGE METRIQUE (William Carlos Williams)

Posted by arbrealettres sur 15 septembre 2018



 

IMAGE METRIQUE

IL y a un oiseau dans les peupliers —
C’est le soleil !
Les feuilles sont de petits poissons jaunes
Nageant dans la rivière ;
L’oiseau les effleure :
Le jour est sur ses ailes.
Phénix !
C’est lui qui fait
Cette grande lueur parmi les peupliers.
C’est son chant
Qui recouvre le bruit
Des feuilles qui se heurtent dans le vent.

***

METRIC FIGURE

THERE is a bird in the poplars
It is the sun !
The leaves arelittle yellow fish
Swimming in the river ;
Thebird skims above them
Day is on his wings.
Phoenix !
It is he that is making
The great gleam among the poplars.
It is his singing
Outshines the noise
Of leaves clashing in the wind.

(William Carlos Williams)

Illustration: Claude Monet

 

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Indifférence (Marybé)

Posted by arbrealettres sur 3 août 2018



L’ombre d’une indifférence gît au creux de tes yeux,
Heurte l’âme de mon visage défait
Et se perd dans les remous de mon sang qui se glace.
Ton indifférence cogne de plein fouet aux portes de ma chair
Qui n’ose plus rien que l’immobilité des silences.
Mon corps nu, abandonné dans le lit de l’attente
Risque des gestes inutiles, ridicules pantins
Qui s’agitent saccadés par une sourde douleur.
Mes mains furieusement caressent les débris de ton désir disparu,
Tendu vers un ailleurs sans regrets de tout ce qui fut nous.
Des éclats d’une lassitude pas à pas installée
Luisent au ciel des sentiers de nos nuits.
Sur ma bouche, les traces de nos baisers s’évaporent,
Sur mes lèvres muettes glisse le suc amer
D’un amour éclaté.

(Marybé)

Illustration

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Ce vent qui heurte (Charles Juliet)

Posted by arbrealettres sur 24 juillet 2018



Illustration: Francis Uwins    
    
ce vent qui heurte
l’olivier
couche ses hautes
branches dans le ciel

qu’il s’engouffre
en toi

dompte
tes brumes

chasse le vieux
savoir

(Charles Juliet)

 

Recueil: une joie secrète
Traduction:
Editions: Voix d’encre

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