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Poésie

Posts Tagged ‘horloge’

Fie-toi aux mirages (Max Alhau)

Posted by arbrealettres sur 29 octobre 2019



Fie-toi aux mirages
qui t’indiquent la route,
romps le pain avec le vent.

Ce temps se situe toujours
à l’écart des horloges,
dans ces territoires
auxquels l’oubli
ne porte pas atteinte.

Fais face aux précipices,
aux torrents, aux tourmentes,
tu rejoindras ce pays
où s’absentent les ombres,
où s’enracinent les éclairs.

(Max Alhau)

Découvert ici: https://schabrieres.wordpress.com/

 

 

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Au clocher vers midi (Guillevic)

Posted by arbrealettres sur 7 octobre 2019




Au clocher vers midi,
L’horloge devient blanche
Et pèse comme un oeuf
Au centre de la paille.

(Guillevic)

 

 

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CECI EST MA JOURNÉE (Menno Wigman)

Posted by arbrealettres sur 22 septembre 2019




Illustration: ArbreaPhotos
    
CECI EST MA JOURNÉE

Ce matin, je me suis réveillé dans le rêve
de quelqu’un qui habite une peau de chair.

Je ne pouvais m’enfuir, je n’étais pas Tchouang-Tseu
qui avait rêvé qu’il était un papillon

et se demandait au point du jour si lui,
Tchouang-Tseu, avait rêvé être un papillon

ou si le papillon rêvait qu’il se réveillait
Tchouang-Tseu, non, j’étais un homme,

un squelette tenace avec trente-deux dents,
deux mains et une intelligence tragique

entachée d’angoisse devant les horloges.
Mais lentement, presque religieusement, je me levai,

serrai la main à mon visage et boutonnai
mes pensées. Ceci est ma journée, je le savais.

Ici, un miroir louche vers la lumière qui s’étonne.
Là, un papillon s’évade. Et ça, c’est moi.

***

DIT IS MIJN DAG

Vanochtend werd ik wakker in een droom
van iemand die een huid van vlees bewoont

lk kon niet vluchten, ik was geen Tsjwang Tse
die had gedroomd dat hij een vlinder was

en zich bij ochtendlicht afvroeg of hij,
Tsjwang Tse, gedroomd had een vlinder te zijn

of dat de vlinder droomde als Tsjwang Tse
te ontwaken, nee, ik was een mens,

een taxi skelet met tweeëndertig tanden,
twee handen en een tragisch intellect

dat met een angst voor klokken was behept.
Maar langzaam, bijna heilig, stond ik op,

gaf mijn gezicht een hand en ritste mijn
gedachten dicht. Dit is mijn dag, wist ik.

Hier lonkt een spiegel naar verwonderd licht.
Daar breekt een vlinder uit. En dat ben ik.

(Menno Wigman)

 

Recueil: L’affliction des copyrettes
Traduction: Pierre Gallissaires et Jan H. Mysjkin
Editions: Cheyne

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Six heures tombent de l’horloge (Tristan Derème)

Posted by arbrealettres sur 30 août 2019



horloge [800x600]

Six heures tombent de l’horloge
Comme six noix dans un chaudron.

(Tristan Derème)

 

 

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Obsession du temps (Jean-Baptiste Besnard)

Posted by arbrealettres sur 25 août 2019



Obsession du temps

Jamais ne se cicatrisent
Du temps les blessures
Je succombe
Aux heures d’ennui
Dont le venin s’instille en moi
Minute par minute
Au rythme régulier
Et lancinant
Du balancier
Et mon regard
Suit
Inlassablement
Hypnotisé
Le disque de cuivre
Ciselé
Qui oscille
Dans les entrailles
De l’horloge
De ma grand-mère
Qui tousse.

(Jean-Baptiste Besnard)

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INTÉRIEUR (Adolphe Hardy)

Posted by arbrealettres sur 24 mai 2019



INTÉRIEUR

J’aime, aux hameaux perdus de ma terre ardennaise,
Les bons logis pleins d’ombre où l’on gîte à son aise ;
L’alcôve où, soutenant les ais du plafond bas,
Saille en angle une poutre, ainsi qu’un très vieux bras ;
L’horloge au tic-tac lent et dont la sonnerie
Fait trembler le cadran de faïence fleurie ;
Les pots de cuivre et les fruits mûrs sur le dressoir ;
La table avec le lait mousseux près du pain noir ;
Et, couché devant l’âtre où flambe un feu de souches,
Le chien-loup qui vous lorgne en clignant ses yeux louches.

(Adolphe Hardy)

 

 

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La vie (Karl Popper)

Posted by arbrealettres sur 30 avril 2019



Ettore Aldo Del Vigo 63

La vie n’est pas une horloge,
c’est un nuage.

(Karl Popper)

Illustration: Ettore Aldo Del Vigo

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LE TEMPS L’HORLOGE (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 17 avril 2019




    
LE TEMPS L’HORLOGE

L’autre jour j’écoutais le temps
qui passait dans l’horloge.
Chaînes, battants et rouages
il faisait plus de bruit que cent
au clocher du village
et mon âme en était contente.

J’aime mieux le temps s’il se montre
que s’il passe en nous sans bruit
comme un voleur dans la nuit.

(Jean Tardieu)

 

Recueil: L’accent grave et l’accent aigu
Traduction:
Editions: Gallimard

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AUTOMNE À COGOLIN (Jean Tardieu)

Posted by arbrealettres sur 15 avril 2019



Illustration: Michelle Auboiron  
    
AUTOMNE À COGOLIN

Là, le soir qui vient
Ici une fenêtre
Plus près la pluie
Plus loin une lampe
une autre
deux autres
plusieurs.
Est-ce le jour, la nuit ?
Est-ce que je suis toujours — ou jamais ?
Et de si peu que rien
ferai-je quelque chose ?

LÀ-BAS dorment les chênes-lièges
où gîtent depuis cent mille ans
les druides les fées les salamandres
LÀ résonne la fêlure de l’horloge
ici court un passant
trempé par l’averse
mais indifférent content
songeant, se souvenant.
Ma voix que j’entends mal
répète encore ces mots :
ICI LA-BAS
TOUJOURS JAMAIS

Mais qui donc sous ce porche espère ?
L’ombre elle aussi déjà
sous les voûtes s’amasse et sourit.
Qu’est-ce qui m’attire au fond de ce rien,
de cet instant qui s’efface ?

Je n’entends plus
Je suis le silence j’attends.
Gerbe où je suis tombé
arraché déchiré
sur le point de saisir
sur le point de sauver
dans l’ombre de velours
un objet sans valeur et sans prix
vérité attendue inconnue
reconnue
connaissance comblée épuisée

peu de chose pour tout.

(Jean Tardieu)

 

Recueil: L’accent grave et l’accent aigu
Traduction:
Editions: Gallimard

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MÉMENTO (George Bacovia)

Posted by arbrealettres sur 1 avril 2019



 

MÉMENTO

La neige flotte au loin, en errance,
A l’horloge du temps ont sonné
Sur les âmes mortes, les souffrances.
Mais tout cela n’est que du passé !

La neige flotte au loin, en errance,
De nouveaux amours s’en sont allés,
Les poètes peuplent le silence,
Mais tout cela n’est que du passé !

La neige flotte au loin, en errance,
Comme sur un rivage ignoré…
Tu es belle et à nouveau j’y pense,
Mais tout cela n’est que du passé !

(George Bacovia)

Illustration

 

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